mistinguette 9514 - 30/04/2013 10:48:23 modifié le 30/04/2013 10:48:41 Pouce vert pour notre poète préféré ! Faut que tu demandes à Mikounet, Canaille... c'est lui qui cuisine !
Iris 9515 - 30/04/2013 20:36:21 modifié le 2/05/2013 10:21:38 Merci à Mike pour son joli poème où affleurent espoir, tendresse et espièglerie ! Désolée aussi d'interrompre vos sympathiques considérations gastronomiques par ma longue cogitation du jour... Quand les plus évidentes des évidences semblent ne plus l'être... "Une femme (autant qu'un homme d'ailleurs) n'est pas une marchandise. Elle respire, elle a un coeur, un esprit, des émotions, des sentiments, bref tout ce qui fait d'elle un être humain à part entière." ( Mike suite au post de Mistinguette et au florilège de messages reçus ) "On ne le répètera jamais assez : la femme est un être humain, doté d'un libre arbitre et d'une sensibilité à respecter." ( Nico, même contexte ) "Comprenez bien que ce sont de femmes dont il s'agit, pas de boites de petits pois sur les rayons d'un supermarché... On ne les "trouve" pas en allant "faire ses courses" sur tel ou tel site. Il s'agit d'êtres humains (si, si !)" ( Agramant dans un post antérieur daté du 11/ 08/ 2010 à un jeune dragueur estival qui avouait vagabonder de site en site... ) A une époque où toujours et partout dans notre société hommes et femmes continuent de marcher ensemble, imaginons un seul domaine de l'activité humaine où la dignité féminine semble bafouée à ce point que l'on soit obligé de prononcer ces phrases que même le législateur n'avait pas jugé utile d'introduire dans le Code Civil ... ! Non, difficile à concevoir, que ce soit dans la sphère professionnelle, culturelle, associative, sportive, bref dans n'importe quel espace mixte où nous évoluons quotidiennement ! Pas à l'école non plus où, même dans le cadre de la future "éducation à la citoyenneté" voulue par le ministre, les enfants ou ados ouvriraient de grands yeux et à coup sûr se tordraient de rire si on leur rappelait qu'on ne traite pas une femme ou une fille comme une "boite de petits pois" ou un "rouleau de sopalin" car elle est un être humain ....Hilarité assurée et mots qui resteraient gravés non sur les tables en formica mais sur la pierre de l'établissement scolaire pour les générations futures, accompagnés du nom de celui qui les aurait prononcés, avec par surcroît le risque de donner aux plus fantasmeurs ou aux plus dévergondés des idées franchement subversives qu'ils n'avaient pas au départ ! Ne croyez pas que je me moque... Ces exhortations masculines, visant à rappeler à certains de leurs pairs que la femme est à considérer comme "un être humain à part entière", me paraissent riches de sens mais seulement dans un certain contexte, d'où ma question très sérieuse du jour : n'y aurait-il finalement que dans le domaine des relations libertaires ou libertines, dont font partie d'une certaine manière celles que nous entretenons sur ce site, où on soit obligé de rappeler régulièrement de telles évidences parce que justement elles ne le sont plus ? Est-ce à dire que trop souvent, dés qu'il y a "de la fessée dans l'air" ou peut-être "de la fesse dans l'air" ( même si pour ma part j'ai toujours pensé qu'on pouvait de façon paradoxale être habité par le fantasme de la fessée sans être pour autant un/une "obsédé(e) de la fesse"... ), la notion de respect et dignité tendrait sinon à disparaître, du moins à s'estomper ? Je dis bien "tendrait à" car on objectera à juste titre ou non que la liberté des moeurs et l'assouvissement de désirs ou fantasmes hors d'une sexualité normative n'est et ne doit pas être le lieu ni l'occasion de l'irrespect. Certes, au moins en théorie ! D'ailleurs j'ose penser que la majorité des correspondants, dont l'expression est qualifiée ici même par certains de "mal dégrossie", et qui formulent leur demande de rencontre d'une manière aussi abrupte, voire "outrageante" selon le terme de Mistinguette, ne sont toutefois pas des fauves libidineux et seraient quand même au final respectueux de leur partenaire ou du moins de son désir immédiat et de ses limites , d'abord s'ils en trouvaient une et ensuite s'ils avaient celle-ci devant les yeux . Mais ces correspondants n'en restent pas moins de petits libertaires habités par des fantasmes les plus divers et à la parole totalement décomplexée, avides de passer aux travaux pratiques sans s'encombrer outre mesure d'arrière-plan ni de subtilités ! Car force est d'admettre que si le libertin romantique, épris de la fessée et capable tout autant de faire rêver que de combler par ailleurs un certain besoin d'âme, existe en ce monde, il n'est pas de tous les jours. Pas plus d'ailleurs que le libertin philosophe scrupuleux et à l'écoute de la femme qui se cache derrière une éventuelle partenaire. Or entre d'une part l'absence souhaitable de goujaterie qui a pour autre nom la courtoisie, et d'autre part le vrai respect qui implique réceptivité et ouverture à l'autre, il y a encore un monde, me semble-t-il ! Ceci dit et là ma seconde question concerne la gent féminine : à partir du moment où, en tant que femme, on semble décidée à offrir ses fesses, fût-ce de manière très sélective et pour assouvir un fantasme bien précis , ne s'expose-t-on pas consciemment ou pas, pour son plaisir ou son déplaisir selon la tournure que prennent les choses et le tempérament plus ou moins sensible que l'on a, à être considérée sinon comme une proie au moins comme un objet d'amusement tout à fait passager ? Car de même qu'un site de fessées n'est pas le temple du romantisme, de même dans ces jeux il est clair qu'on navigue dans une sphère purement ludique où s'exprime la prééminence du désir immédiat et de la jouissance fugace sur toute forme d'éthique et de sentiments. De l'hédonisme à l'état pur ? Peut-être pas ... mais un type de relations qui, sauf exceptions, ne se situe pas sur un registre affectif ( nécessité s'impose même de cloisonner les choses et, en tant que femme dont les jeux de fessées bien antérieurs à l'inscription ici se sont insérés dans une relation affective structurée, je puis attester que ça n'a pas été au départ l'aspect le plus facile... ) et n'a pas forcément l'épaisseur humaine à laquelle on aspirerait. A contrario quand à partir d'échanges, de rencontres ou de jeux complices partagés, un peu de fraternité affleure, quand l'amitié réciproque s'invite au passage et fleurit dans ce champ libertin, d'après mon expérience c'est déjà une fort belle chose ! Avec grand intérêt j'ai lu le florilège de messages "réjouissants", estimés à juste titre par Mistinguette "anti-séduction", encore qu'il faille de tout pour faire un monde et qu'il ne soit pas exclu que certaines femmes, style filles fonceuses, apprécient de prime abord l'effronterie. Comme la Miss, dans ce domaine j'ai eu aussi ma part de gâteau ( je parle au passé, ma relative ancienneté sur le site et la limitation de messages privés imposée par les quotas rendant le phénomène moins fréquent, dire que je le regrette serait exagéré même s'ils me privent parfois d'une occasion de m'égayer ! ) : en tout cas de la convocation comminatoire du prof de maths faite sur un tel ton que ce jour là je me suis dit en riant :"si par hasard tu acquiesçais, avec le peu de connaissances qu'il te reste en matière d'équations, imagine ce qu'il resterait de tes fesses au terme d'une telle séance !", en passant par le questionnement abrupt sur les circonstances de ma virginité perdue et la question de rigueur : "quand est-ce que je te déculotte?" jusqu'aux quelques confidences masturbatoires pour agrémenter le tout.. Quant à la photo de moi cul nu, une unique demande à laquelle j'ai répondu en proposant derechef la seule que je possède : celle des fesses potelées d'un beau bébé bien portant de quelques mois au sortir du bain et... pas de réponse ! Cependant l'habit ne fait pas le moine et il arrive aussi qu'une expression nettement plus stylée et raffinée puisse faire hésiter à tenter l'aventure quand une allusion faite en passant ou un détail, tel l'arbre qui cache la forêt, révèle qu'on risquerait de faire fausse route. Je pense à un correspondant dont la missive très courtoise et bien tournée s'achevait par un éloge quasi dithyrambique des qualités de son épouse ( tant mieux, mais c'est le genre de confidences qui me sembleraient plus appropriées lors d'une conversation en tête à tête ) : intelligente, belle sous tous rapports, élégante, la fée du logis, mère parfaite, "mais au-dessous de la ceinture rien ne va plus!" L'ajout qui change tout ! Traduction aisée : "toi, ma petite, si t'acceptes, après toutes ces années de frustrations je vais pouvoir à peu de frais me défouler et prendre mon pied !" Merci, Monsieur, pour cette confidence faite "en passant", mais dont le mérite a été de mettre cartes sur table car, selon le proverbe italien, il est bien connu que "au-dessous du nombril il n'y a plus ni religion ni vérité". Or je n'ai quant à moi nulle envie d'être un simple exutoire aux lubies sexuelles les plus diverses ... Je m'appelle Iris mais pas gourgandine, j'aime la fessée mais pas au point de la transformer d'emblée avec un inconnu en partie de jambes en l'air, pas plus que de renier mon âme et mes valeurs... Cependant sans prendre mon parti de tout cela, car bien évidemment on souhaiterait une approche subtile et délicate, je tente de faire la part des choses et de distinguer ce qui relève de l'irrespect et ce qui pourrait être du ressort de la provocation ou du pur fantasme, comme Mike le note d'ailleurs dans son commentaire. Et le plus souvent la drague même lourde me semblant un péché véniel je m'en divertis franchement, exactement comme cela m'arrive en lisant certaines "perles du bac"... Tenez, je vous en cite trois, non dénuées d'effronterie elles aussi : 1) ( histoire ) : "la bataille de Stalingrad ? Avec ses j'sais pas combien de millions de morts, c'est chouette parce qu'elle a permis à Jacques Tati d'en faire de super films !" 2 ) ( philo sur "la valeur du travail" ) : "les prostituées, contrairement à France-Télécom où ça se suicide à tour de bras et tous les quatre matins, elles au moins vont au boulot de bonne humeur car elles joignent l'utile à l'agréable !" ( en voilà une qui a trouvé sa vocation !) 3 ) ( français 1ère ) : "font franchement chier vos trois sujets, font chier grave, alors j'choisis de pas y répondre et d'vous parler de ce que j'aime : le sauna thaïlandais... " Comme pour un certain type de correspondance pas très chevaleresque ou désinvolte on peut s'en affliger ou en rire ! Pour ma part j'adopte la recette récente donnée par un ami dans un autre contexte : quand l'actualité lui semble devenir trop accablante il se verse un petit verre de vodka, histoire d'en faire passer le goût amer et la lourdeur... Pour moi c'est un grand verre de Kir et le choix délibéré d'en rire - seul moyen dans tout ce qui touche à la périphérie de ce fantasme de garder le moral et la santé !
mikesp 9516 - 1/05/2013 07:30:29 modifié le 1/05/2013 13:36:59 Ben oui, elle est épineuse cette question du respect et de considérer son ou ses interlocuteurs, feminins ou masculin comme des êtres humains au moins égale à soi même, à moins que l'on n'ait peu de considération pour sa propre personne. C'est toute un longue histoire qui pèse, une histoire de civilisation qui dans la plupart des cas reléguait la femme au rang de matrice pour faire les enfants et assurer la descendance. Une longue histoire qui en dehors d'éclore la progéniture donnait à la femme le statut de les élever dans les premiers âges, d'entretenir la maison et remplir le ventre de l'homme qui par son dur labeur ramenait de quoi vivre ou survivre au foyer. Une longue histoire qui pour les plus riches en patrimoine et en pouvoir, avait pour femme un arangement qui non seulement était la matrice mais aussi la vitrine parfois convoitée quand le mâle était par monts et vaux gueroyant. Une longue histoire qui notait la femme comme une convoitise, une marchandise, une poupée pour le plaisir, une mère pour le futur, une chose, bref un être de second ordre qui n'avait aucun droit de s'extraire de la condition qu'on lui avait imposée. Une histoire qui a engendré des habitudes qu'il sera difficile d'oublier. Il est des exceptions de femmes qui ont pris l'ascendant mais pour la plupart, vaut mieux pour les femmes d'aujourd'hui ne pas en prendre modèle. Comme le pense Dame Iris, inculquer le respect aux jeunes générations encore assises sur les bancs de l'éducation nationale, n'aura peut-être pas le résultat escompté. D'abord parce que les modèles de pârités et de reconnaiscances sont rares et encore plus chez ceux qui signent les lois et décrets. Ensuite parce qu'il ne suffit pas de dire que tout le monde à le droit au respct pour que ça devienne évident. Le respect est une chose qu'il faut avant tout comprendre pour s'en imprégner. Et pour achever, qui peut définir ce qu'est l'irrespect avec exactitude puisque chacun y mettra ses propres limites ? Dans le domaine de la fessé ça devient même plus compliqué puisqu'il y a un dominant(e) et un dominé(e). Donc au moment du jeu le respect profond reste mais l'apparant est légèrement écorné par la nature même de la rélation. Cependant, il ne l'est que le temps du jeu et, à moins que la demande en soit faite par excitation, les propos échangés et les gestes restent qu'éphémères. Beaucoup adorent le "Viens ici !" d'autres préfèrent "Venez ici mademoiselle ! (ou madame ou jeune homme)" Tout cela est une question de conventions et il en est de même pour tous les actes du jeu. Mais quand même, quand on s'adresse à une demoiselle, une dame, pour une demande de fessée, le minimum est de cerner à qui on s'adresse et ne pas de suite lui envoyer un MP qui reflète l'incorrection, la supériorité, l'irréverance et j'en passe. Pressé ou pas de conclure, cela n'empêche nullement d'avoir de la tenue.
jeuxfc 9517 - 1/05/2013 10:45:14 modifié le 1/05/2013 11:33:12 Bien évidement j’adhère aux propos tenus ci-dessus. L’amour du prochain (masculin ou féminin) est au cœur même de cette aventure, de cette expérience fessophile devrais-je dire. Que l’on soit d’un coté ou de l’autre, la rencontre peut se mettre sous le signe d’un épanouissement mutuel conservant ainsi tout le caractère quasi sacré qu’est l’ouverture de son univers intime à un tiers. Dans cet état d’esprit la relation devient bilatérale et respectueuse, malgré les apparences trompeuses que nos jeux peuvent évoquer. Mais l’énergie sexuelle est une chose bien difficile à canaliser selon les personnes, beaucoup en sont aveuglées et ne voient plus que la satisfaction de leur plaisir personnel. C’est souvent là que la prédation commence à montrer le bout de son nez. Il ne s’agit pas de terrasser le dragon (ou le serpent) représenté dans les Traditions, mais de lui offrir un guide vers le haut. Jamais l'Homme ne domptera la Nature, il ne peut qu'en canaliser les forces...
nuclear 9518 - 2/05/2013 09:44:07 modifié le 2/05/2013 12:37:55 après le post culinaire de la Miss, doit on conclure que la devise de ce site serait "Et mon cul c'est du....!"
petit canaillou 9519 - 3/05/2013 06:18:14 modifié le 3/05/2013 17:35:10 J'aime beaucoup la longue intervention de dame Iris qui décortique avec brio et beaucoup de perspicacité le thème du respect mutuel que se doivent les hommes et les femmes! Ceux de Mike et de Jeux fc qui suivent m'agréent bien aussi! Je constate seulement que si ce respect mutuel était vraiment la règle il ne ferait pas l'objet d'aussi fréquents rappels! En tous les cas,merci à vous tous.
Ellie C. 9522 - 6/05/2013 10:05:34 modifié le 24/07/2013 19:42:26 Chez moi il pleure des cordes... Je vais aller les ramasser. J'aime bien l'idée d'avoir mon propre matos, c'est très intime et très érotisé tous ces objets qui touchent la peau nue, si on y pense... J'ai pas dit qu'il fallait greffer de nouvelles mains aux fesseurs... Mais j'y ai pensé !
R 9523 - 8/05/2013 09:34:34 modifié le 8/05/2013 09:35:01 Bon week-end prolongé !!! Et 5 jours d'affilés de fessées. Des fessées méritées, attendues, redoutées...
Iris 9525 - 10/05/2013 20:18:35 modifié le 11/05/2013 01:15:09 Bonsoir à tous et bienvenue à vous, R ! Dans un récent post où vous évoquiez vos premiers émois concernant la fessée, vous avez relié ceux-ci à la découverte des mangas. Un univers qui, je l'avoue, m'est complètement inconnu ! Pourriez-vous nous en dire un peu plus ? S'agit-il de BD représentant la fessée à la manière nippone ? Educative ou érotique ? Soft ou hard ? D'une relation particulière de domination/soumission ? Ce que j'ai lu à ce sujet ( notamment un commentaire à la fois trop vaste et imprécis sur wikipédia) m'a laissée totalement dans le flou si bien que j'ai envie de vous demander : le manga, c'est quoi exactement cet animal-là et en quoi est-ce à relier avec notre fantasme commun ?
marinette 9526 - 11/05/2013 10:36:29 Aha le manga! Je ne peux pas répondre à la place de R sur ce que son frère lisait mais je peux vous expliquer dame Iris ce que c'est que cet animal. Le manga est en gros le nom donné à la bande dessinée au Japon. Sauf que le manga est très populaire car il s'agit de série de 10, 20 ou même 50 épisodes, un peu façon roman feuilleton quoi. D'ailleurs un manga est gros comme un roman de poche chez nous. Et donc les gens suivent une ou plusieurs séries et attendent avec impatience la sortie du prochain épisode (je sais de quoi je parle ) Les mangas sont classés en catégories: shojo pour les filles, shonen pour les garçons, seinen pour les jeunes hommes (un peu plus brutal ou érotique), et le hentai qui est le manga érotique, voire même pornographique. Dans le hentai, les filles sont en général sur-féminisées (avec des seins à faire pâlir Lolo Ferrari) et le fantasme de l'étudiante mini jupe plissée et chemisier blanc y est largement répandu! Les rapports hommes-femmes tournent souvent autour de la domination-soumission et la femme est souvent une petite créature facile qui se fait piégée. Voilà maintenant ne me demandez pas comment je m'y connais en hentai