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Conte de fées...sées!
Blandine

Il était une fois une petite fille qui s'ennuyait beaucoup parce qu'elle était toujours toute seule. Pas de frères, pas de soeurs, pas d'amis et des parents souvent absents. Alors, juste pour s'amuser, elle faisait des bêtises. Juste pour s'amuser? Non. Comme toutes les petites filles, comme tous les enfants, elle avait aussi envie de se faire remarquer et de se faire aimer.

La maison où elle habitait était isolée et, n'ayant pas l'eau de la ville, elle possédait une citerne qu'un gros camion remplissait chaque semaine. Cette citerne était placée très haut, plus haut que le toit de leur maison. On l'appelait le château d'eau. Et c'est bien cela qui intriguait la petite. Pourquoi parlait-on de château? Y avait-il une fée qui vivait dedans? Elle était curieuse. Elle voulait tout connaître, tout comprendre. Elle savait que les adultes connaissent plein de choses qu'ils ne disent pas aux enfants. Alors, elle voulait les découvrir. Pour qu'on la prenne pour une grande, elle aussi.

Alors que ses parents étaient partis en week-end, elle alla chercher une immense échelle, celle dont se servaient ceux qui entretenaient la citerne, et elle se mit à grimper. C'était haut, elle savait qu'elle faisait une bêtise, mais elle se dit qu'elle redescendrait très vite, que personne n'en saurait rien. Quand ses parents partaient ainsi, ils la laissaient avec une grosse dame, sa gouvernante, qui lui pinçait les joues et lui donnaient des fessées assez sévères, mais elle n'en avait plus peur depuis bien longtemps. Elle avait douze ans.

Enfin, elle arriva au sommet. Elle découvrit une dalle de béton avec une trappe. Rien de bien terrible. Mais elle eut l'envie de se promener sur cette petite terrasse d'où il lui semblait que l'on dominait le monde.

C'est alors que l'échelle, mal arrimée, pivota et retomba sur le sol. Elle ne pouvait plus redescendre. A moins de sauter. Elle hésita longtemps mais n'osa pas. C'était vraiment trop haut et elle se souvenait s'être déjà fait très mal en voulant voler depuis sa chambre du premier étage.

Beaucoup plus tard, la gouvernante qui la cherchait depuis longtemps, la découvrit enfin, toujours en haut de la citerne. La jeune fille lui expliqua qu'elle ne pouvait descendre et la gouvernante remit la lourde échelle, commença à grimper tout en maugréant et en la menaçant d'une bonne fessée. Mais la dame était âgée et malhabile et bien vite elle renonça. La petite lui demanda d'aller chercher de l'aide. Elle commençait à avoir peur du soir.

Un voisin fut appelé. Il reposa l'échelle contre la citerne, là où était prévu un rail pour la maintenir. Il monta alors chercher la jeune fille. L'attente avait été longue. Elle s'était vu dormir la-haut, au milieu des monstres qui, à n'en pas douter, venaient danser la nuit sur cette terrasse. Les enfants seuls ont beaucoup d'imagination.

Il descendit devant elle, mais très près pour la protéger en cas de défaillance. Elle regretta de n'avoir pas mis un pantalon. Il devait voir sa petite culotte de coton blanc sous sa minuscule jupe. Elle avait froid. Elle tremblait.

Arrivé en bas, elle n'eut pas la présence d'esprit de lui dire merci, tant elle avait eu peur et était épuisée. Est-ce pour cette raison, est-ce parce qu'il avait eut très peur lui aussi, est-ce parce qu'elle l'avait affolé par ses longues jambes et son petit derrière pommelé, mais, en une seconde, sans qu'il ne lui ait dit un seul mot, il la mit sous son bras, souleva sa jupe, descendit la petite culotte et lui asséna une violente fessée. Elle gigotait dans tous les sens, humiliée et meurtrie que cet homme, qu'elle ne connaissait pas, ose la corriger ainsi. Sa gouvernante, au lieu de la défendre, n'arrêtait pas d'encourager le Monsieur:
"Ah, elle le mérite bien, elle ne fait que des bêtises, elle ne m'obéit jamais...Ah, ça, vous pouvez y aller Monsieur, ça ne lui fait pas de mal."
Et le Monsieur y allait fort, très fort. Cela lui pinçait les fesses et les cuisses et plus elle se dandinait et plus il redoublait l'intensité de ses claques.

Quand il eut enfin terminé, elle avait les fesses en feu mais une douce sensation de plaisir contrebalançait la honte ressentie. Quand le Monsieur lui dit: "et je le dirais à ton père dès qu'il rentrera" elle eut une bouffée d'espoir. Et si son papa allait enfin la remarquer? Et s'il allait lui dire, de sa grande main rauque, qu'il l'aimait bien, qu'elle était sa petite fille et qu'il ne la laisserait jamais plus toute seule?

Mais le papa n'en sut jamais rien car le voisin se tut. Les adultes ont parfois de nobles silences et les petites filles de grandes déceptions.

Mais, bien plus tard, un jour de novembre où il fait froid, un Monsieur comprit qu'elle n'avait jamais cessé d'avoir envie que l'on lui donne une nouvelle fessée, alors, il la posa sur ses genoux, souleva sa petite jupe, descendit la jolie culotte de coton blanc et, aujourd'hui encore, il la frappe tout doucement, pour qu'elle n'ait plus jamais peur et pour qu'elle ne se sente plus jamais seule.

© 2002

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