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La Fessée avec un F magistral
Blandine

Depuis des mois, ils échangent des petits messages sur Internet. Rien de bien précis. Mais de l'autre côté de son écran, un internaute partage son fantasme.

Son mari a oublié sa fête. Ce ne serait pas grave s'il n'avait oublié d'autres promesses. Son mari lui fait miroiter souvent des choses puis, il n'y pense plus. Ou bien ne les fait pas. Mais Antoine lui a scanné quelques jolies photos de fessées. «Pour votre fête, j'aurais aimé vous offrir un cadeau moins virtuel. Pourrons-nous nous rencontrer un jour?». Parce qu'elle est un peu triste, elle répond : «aujourd'hui».

Tout va alors très vite. Ils échangent mail sur mail où ils mélangent lieu de rendez-vous et objet du rendez-vous. «Cela va être votre fête» lui a t'il écrit pour rire. Mais il lui a aussi demandé : «Souhaitez-vous une grande fessée ?». Elle en rêve depuis longtemps. Alors, tout simplement, elle répond «oui».

Il vient la chercher en voiture. Il est grand, fort, calme. Elle voudrait ne pas trembler. Et puis trouver quelques mots. Mais un grand vide a envahi sa tête. Quelle folie la conduit à suivre un inconnu pour aller se prendre une fessée qu'elle pressent magistrale ?

Au bout de quelques kilomètres, la ville a laissé place aux maisons cossues d'une banlieue privilégiée. Il lui demande de baisser sa tête. Il ne souhaite pas qu'elle connaisse son adresse.

Dans le jardin de la maison, elle trottine derrière lui. Il lui a pris la main. Elle se rappelle son père. Il ne la fessait jamais devant les autres. Il ne cherchait pas l'humiliation. Mais quand il l'avait menacé d'une correction, elle n'y échappait jamais. Et que ce soit à la main, au martinet ou encore à la ceinture, la fessée était toujours donnée calmement mais avec une détermination sans faille. Quand il avait fini, elle devait le remercier. Lui assurer qu'elle ne recommencerait plus le pourquoi elle avait été fessé. Et se elle ne le faisait pas, il la remettait sur ses genoux. Des jours durant, elle portait les marques de la punition. Elle adorait son père.

Elle le suit. Elle sent l'inéluctable. Elle sent qu'elle va dérouiller. Il l'impressionne par sa taille, son silence. Clef dans la serrure. Entrée. Il traverse le séjour, arrive dans son bureau. Bois sombre. Cuirs des livres et des fauteuils. Bonne odeur de cire. Il ouvre le tiroir de sa table. Martinet noir, ceinture noire aussi. Il lui prend la main, s'assied sur le canapé, l'allonge sur lui. Tout cela sans quasiment une parole.

Il retrousse la jupe, baisse son slip et démarre. C'est fulgurant. Chaque claque est pire que le pire coup de martinet qu'elle ait jamais reçu. Elle a déjà envie qu'il arrête. Elle essaye tout de même de tenir un peu. Elle lui demande : «doucement». Mais il poursuit. A l'identique.

Elle se dit qu'il vaut mieux qu'elle accepte cette fessée. Cela fera peut-être moins mal. Mais rien n'y fait. Il la frappe méthodiquement, sans haine, sans violence mais avec une force terrible. Chaque claque est une déflagration. Elle se souvient qu'il lui a dit pratiquer des arts martiaux. Elle rêvait de recevoir une fessée sévère. Il la lui donne.

Par moment, il fait une légère pause. Au lieu de lui maintenir fermement la taille de la main droite, il la retient de la main gauche. Histoire de changer de main. Mais il reprend de plus belle. Elle se cabre, essaye de se protéger, crie au secours et rien ne change. Il frappe toujours avec la même intensité et elle ne sait plus où elle est.

Alors, il lui dit : «maintenant tu vas recevoir le martinet». Elle le supplie, au nom des marques, au nom du fait qu'elle est mariée, de ne pas la fesser avec. Elle a déjà tellement mal à la main qu'elle a trop peur qu'il la frappe avec un instrument. Mais il va quand même le chercher. Puis, en jouant avec les lanières, il décrète : «trop sec ce cuir. Pour être plus efficace, il faut le mouiller». Là, elle panique. Elle est prête à bondir, à s'échapper. C'est trop. Mais il vient vers elle et lui en assène un coup. Il n'est pas violent, mais elle a trop peur, elle est fatiguée, elle a mal. Il le sent. Il la laisse un peu se reposer puis lui propose de choisir : «dix coups de martinet ou vingt claques à la main». Elle ne répond pas. Mais il lui repose la question en lui assénant un autre coup de martinet. Elle dit alors : «à la main». Il la repositionne bien sur ses genoux. Et il lui demande de compter.

D'une minuscule voix, elle commence : «un». Il lui dit qu'il n'entend pas. Elle recommence, un peu plus fort. Et lui aussi va crescendo. Arrivé à quinze, les cuisses, les fesses en incandescence, elle ne sait plus comment elle va supporter le reste. Mais elle n'a pas le choix. La vingtième est monstrueuse et elle s'écroule à ses pieds.

Alors il la prend dans ses bras. «Viens, je vais te consoler. Tu as été courageuse. Tu as bien pris cette fessée. Tu t'en souviendras ?» . Elle pose sa tête sur son épaule, se réfugie dans ses bras. Elle a maintenant une intense douleur dans le bas du dos mais celle-ci l'irradie d'un plaisir d'une sensualité confuse. Elle se sent punie, battue, enflammée, excitée. C'est un mélange de sensations fortes, érotiques, narcissiques. Il lui semble que des sens qui n'avaient jamais été sollicités se sont réveillés. Elle découvre son corps autrement. Elle est remplie, comblée, heureuse.

Il la caresse tendrement, passant délicatement sa main sur ses fesses en feu. C'est bon. Il l'entraîne dans sa chambre et s'allonge à côté d'elle sur le grand lit.
Elle ne sait pas s'il a envie de faire l'amour. Elle, elle voudrait se reposer. Peut-être pleurer. Non parce qu'elle a mal. Parce que ce fut très intense. Parce qu'elle a eu peur. Parce qu'elle se sent rassasiée. Pour qu'il la prenne encore plus fort dans ses bras. Mais il continue de la caresser. Et alors, très lentement, il l'amène vers un autre plaisir.

© 2001

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