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La petite voisine
Blandine

C'est le premier été que nous passons dans cette maison. Nous la connaissons encore mal et chaque jour nous découvrons la finition d'une cheminée, le calpinage d'un parquet, les méandres du parc.

Aujourd'hui, j'ai voulu aller loin, aux limites du bois qui la borde. La tempête a mis à terre quelques arbres, il faudra que je m'en préoccupe. Le terrain est encore mouillé et colle à mes bottes. A l'église du village, midi vienne de sonner.

Je découvre la ferme voisine. Plusieurs bâtiments de pierre abritent de grosses machines agricoles. Je découvre que nous ne sommes séparés que par un grillage vétuste et qu'en s'approchant, les fermiers peuvent voir une partie de notre terrain. Cela m'ennuie un peu. Je n'aime pas être vu.

Je vais pour rentrer quand j'entends un homme vociférer. " Je t'avais bien prévenu. Il y en a marre. Tu vas te prendre une de ces fouettées que tu vas t'en souvenir. Tu pourras aller faire la belle devant tes jules ". Je regarde, le coeur battant, tout en me cachant, instinctivement, derrière un arbre. Une jeune fille descend d'une voiture, claque la portière. Son père - car je pense qu'il s'agit de lui - l'attrape par un bras et la conduit vers moi, dans un bâtiment plein d'outils.
Elle se débat, marche de guingois aux bras de l'homme furieux, lui lance qu'elle fait attention, qu'elle a déjà le code...J'en conclu qu'elle a dû emprunter une voiture et la conduire sans avoir son permis.

Le père la couche violemment sur l'établi et rabat la jupe de la demoiselle laissant apparaître deux belles jambes toutes rosées. Puis il descend la culotte de la jeune fille qui hurle et j'aperçois deux fesses toutes blanches, surmontées de deux fossettes. D'une main, il maintient fermement le buste de la jeune fille couché sur l'établi, et de l'autre il la fesse à tout va. Les claques se suivent à folle allure et l'on sent la poigne du travailleur manuel. La demoiselle se débat, elle envoie de véritables ruades avec ses jambes, mais l'homme semble s'en moquer complètement. Il a déjà porté ses fesses au rouge quand il marque un temps d'arrêt. Alors, le plus sereinement du monde, il attrape sur l'établi une planche de bois dont la forme rappelle celle des férules d'autrefois. A moins qu'il ne s'agisse d'un battoir à linge. Et il recommence, toujours avec la même énergie et l'instrument est sans doute fort efficace car les fesses se colorent beaucoup plus vite.

La jeune fille s'est calmée. On entend plus dans la cour que le bruit de la fessée. Il me semble que tout le village doit l'entendre tellement cela raisonne dans mes oreilles. A moins que l'émotion de ce spectacle ne me rende bien peu objectif. Mais rien ne me ferait détacher mes yeux de ce beau postérieur qui vient de passer d'une belle couleur laiteuse à une belle couleur honteuse.

" A table ! ". C'est la mère qui vient d'appeler à déjeuner. Elle a jeté un oeil indifférent sur une scène que je devine assez fréquente. Le père remet la férule en place, la fille remonte son slip, lisse ses cheveux. Ils rentrent tous les deux, côte à côte. Décidément, nous avons bien fait d'acheter cette maison.

© 2001

1 commentaire
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quelle belle plus value
c'est spectaculaire