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Vol de nuit
Blandine

L'aéroport bruisse de toutes les nationalités des passagers fatigués. Quelle heure est-il, ici ? Minuit peut-être. En tout cas, il fait bien nuit. Ca sent la chaleur moite de l'Afrique et le kérosène. Les boutiques sont fermées. Alors il n'y a plus qu'à attendre. Attendre sous les couleurs blafardes des néons qui furent modernes dans les années soixante quand la construction de l'aéroport symbolisa la réussite de l'indépendance du pays. Mais ceci est un autre sujet.

Je l'ai prise dans mes bras. J'ai envie de lui faire l'amour malgré sa fatigue et la mienne. Peut-être parce qu'elle a cette petite mine défaite, ces yeux plus profonds, ces cheveux en bataille. Peut-être parce que j'ai toujours envie de lui faire l'amour dans des endroits insolites, là où vraiment cela ne se fait pas. J'avise les fauteuils de moleskine, j'imagine nous cacher sous le burnous que nous avons acheté, je lui dis. On rit.

Elle a tellement peur en avion qu'elle voyage avec une bouteille de whisky et qu'elle totote à même le goulot, comme une ivrogne qu'elle n'est vraiment pas. Comme on vient d'annoncer l'embarquement immédiat, elle sort le précieux breuvage et se met à en boire comme s'il s'agissait d'eau minérale. Je suis affolé. Elle va être ivre morte. Je lui dis : - " Vraiment, c'est n'importe quoi. Fais un effort sur toi. Tu n'es pas raisonnable. Ca mériterait une de ces fessées "
Elle me regarde, les yeux brusquement rieurs.
- " Oh, oui. Oh, oui, donne-moi une fessée dans l'avion. Au moins, pendant ce temps là, je n'aurai pas peur. Oh oui ! "

J'adore lui donner des fessées. C'est le moment où je la sais à moi, totalement à moi. Et puis, c'est ma façon de parler à son corps, de le caresser, de lui faire un tout petit peu mal pour mieux le comprendre, le posséder. Mais là, je suis bien ennuyé. Oh, bien sûr, j'en ai drôlement envie. Mais enfin, je ne me vois pas descendre son petit bout de slip devant tous les passagers ! Et le burnous ne nous sera d'aucun secours ! Et les toilettes sont vraiment trop petites !

Mais j'ai un espoir. Je suis naviguant sur cette compagnie et, lorsqu'il y a beaucoup de monde nous voyageons en première. Or, l'aéroport était plein...Effectivement l'hôtesse me dit : " montez au premier, il n'y a plus de place ". Nous nous retrouvons tous les deux, là-haut, dans le nez du 747. Et il n'y a pas d'autres passagers ! J'ai une chance !

Mais tout le personnel navigant défile. Gentiment, ils viennent discuter avec nous, boire un peu de champagne, fumer une cigarette. Tu fais un effort certain pour ne pas montrer ta peur. Tu auras droit à une jolie fessée, c'est promis.

Je vais voir le chef de cabine. Un ami. Je lui dis que j'aimerais jouer " Emmanuelle ", avec toi dans un avion et que les conditions me paraissent idéales ! Il me fait un grand clin d'oeil et me promet une paix totale. Mais je me garde bien de te le dire. C'est beaucoup plus drôle ainsi.

Je soulève les accoudoirs des fauteuils et m'assieds au milieu des trois sièges. Et d'une main ferme, je t'allonge sur mes genoux. Tu protestes. " Mais, enfin, s'ils montent ! " " Eh bien, ils verront tes jolies fesses ! ". Tu gigotes, indignée. Je soulève ta petite jupe en jean, te frappes un peu sur ta petite culotte. Tu me demandes d'arrêter, tu piaffes et te rebiffes. Je continue. " Tu voulais une fessée, que je sache. Bon, eh bien, tu vas en recevoir une. Et une bonne, en plus ". J'en profite pour descendre ta petite culotte et découvrir tes jolies fesses toutes blanches, toutes douces, toutes innocentes. Je te donne de petites claques, j'ai envie de faire durer cette fessée. Tu n'as pas l'air contente du tout. Tu renâcles, tu te débats, et cela m'amuse. Maintenant, tes fesses sont toutes roses. Je sais que tu n'as pas mal, mais tu as l'air vraiment furieuse. A tel point que tu cherches à me mordre ma cuisse. Mais ça ne va pas du tout ! Je décide de te fesser plus fort. Tu redeviens plus douce. Je continue. Tu as pris une jolie couleur rouge et maintenant je sais que cela commence à te chauffer. Mais je ne vais pas m'arrêter. J'ai décidé que ce serait une longue fessée. Alors, je poursuis. J'entends tes petits cris plus souvent. Je souffle un peu sur tes fesses. Et puis je les caresse aussi. La peau a changé. La couleur s'est densifiée. Je te donne encore quelques claques, un peu plus vives. Maintenant, tu ne dis plus rien. C'est le moment où je sais qu'il vaut mieux que j'arrête. Tu tombes à mes pieds et je peux te prendre dans mes bras. Pour te consoler. Pour te faire l'amour.

L'avion commence sa descente sur Paris. Je remonte ton bout de culotte. Vraiment, quelle tenue pour une passagère...Ah, s'il ne fallait attacher nos ceintures, je crois que je te redonnerais une fessée. Seulement pour que tu n'aies pas peur pendant l'atterrissage.

© 2001

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