page précédente
CONNEXION    CREER UN COMPTE

 

Le site rose: AGRAMANT
accueille blogle forumle tchatles profilsles recits

 

Mon grand frère
Blandine

Depuis qu'il habite avec nous, ce grand frère qui n'en ai pas un (c'est seulement le fils du nouvel ami de ma mère), je me sens déshabillée de mes défenses habituelles. D'abord, il règne en maître à la maison. Avec ces quelques six ans de plus que moi, il a convaincu ma mère qu'il pourrait s'occuper de moi comme un père. Et puis, moi qui n'aie jamais eu de frère, il m'a donné cette envie de mettre ma tête sur son épaule et de lui faire confiance.

Alors je lui ai d'abord raconté quelques bêtises que j'avais faites, avant. Tiens, par exemple, teinter à l'encre rouge l'eau du bénitier. Ou bien mettre du liquide vaisselle dans la fontaine publique. Cela l'a bien amusé. Mais il m'a dit " Tu sais, j'aurais été là à ce moment, je t'aurais donné une grosse fessée ".

Je n'y ai pas cru. Et puis, pour la Noël, m'est passé par la tête, de mettre quelques boules puantes dans la parfumerie de la Grand Rue. Ils sont tellement désagréables ! Je l'ai fait, toute seule. J'aime bien faire mes bêtises toute seule. C'était le samedi qui précédait Noël. Il y avait un monde ! Dès que les boules furent mises, tous les gens sortaient, avec une drôle de tête. Je le raconte à mon grand frère et je lui dis que je compte bien recommencer la veille du nouvel an. Et c'est là où il me donne ma première fessée.

Il m'amène dans ma chambre, me dit qu'il y en a assez de toutes ces âneries et qu'il faut s'occuper de moi avant que je ne finisse au commissariat. Son ton me surprend mais je n'ai pas peur. Je ne me doute pas de la suite. Il sort, revient avec un martinet. Je le supplie, lui promets de ne pas recommencer, mais rien n'y fait. Il prend une chaise, me fait courber sur le dossier puis il retrousse ma jupe et descend ma culotte. Je prends ainsi ma première fessée. Cela ne me fait pas vraiment mal, contrairement à ce que je croyais, mais j'en conçois une honte terrible et délicieuse et dès le lendemain, j'ai envie d'une autre fessée.

Je cherche d'autres âneries, ma besace en est pleine, je prends de nouvelles fessées, à chaque fois plus fortes, mais c'est de meilleur en meilleur. J'ai seize ans.

Il part à son service militaire. Il se marie. Il trouve un travail au Mexique. Je ne reçois plus de fessées. Mon mari n'en a le goût. Mais mon corps en garde le souvenir.

Il rentre le mois dernier. Après huit ans d'absence. Nous nous observons comme des chats. N'osant rien dire. Parlant de la pluie et du beau temps tout en sachant fort bien que ce n'est pas cela qui nous intéresse. Et puis sa femme part voir sa famille, et puis mon mari a un déplacement. " Ca ne te fait rien de rester quelques jours avec ton frère ? ". Dès qu'ils ont le dos tourné, je grimpe sur ses genoux. Il me prend dans ses bras. Il me demande : " Dis, tu es sage en ce moment ? ". Je lui réponds que oui, enfin oui, enfin pas tout à fait, enfin pas vraiment, enfin pas du tout. Je lui raconte un petit ami au bureau, juste comme cela, pas sérieux. Il me demande si je sais ce que cela mérite et je ne dis mot.

Il ouvre son attaché case d'homme d'affaire très occupé et en sort " notre " martinet. Je me bascule sur une chaise. Il retrousse ma petite jupe, il descend ma culotte, il frappe. Il frappe doucement d'abord, pour m'échauffer le corps, puis il frappe un peu plus fort et c'est bon, bon, bon. Il le sait. Il a décidé de faire monter le plaisir tout doucement. Il change de côté mais n'arrête pas de me fesser. Je suis brûlante de la cuisance des lanières et brûlante d'un désir sourd. Je sens mon corps fondre sous les coups, épouser le rythme, attendre la fouettée suivante comme la promesse d'une volupté encore meilleure. C'est chaud, c'est bon. J'ondule et je ronronne d'un plaisir paresseux, langoureux.

Il sait si bien tout cela qu'il continue. J'entends le sifflement des lanières du martinet et mon corps s'affole de désir. Et le plaisir monte si fort que c'est moi qui arrête parce que maintenant c'est l'amour que je veux faire. Il se plonge dans mon sexe qui l'attend et tout doucement il me murmure à l'oreille : " Tu sais, je suis presque ton grand frère, alors, d'après toi, qu'est-ce que cela mérite ? "

© 2001

1 commentaire
avatar
avatar

intense récit plein de découverte et de patience avant de savourer le retour du frère adorant