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Une certaine soirée
Blandine

Un jour je lui demandais : " j'aimerais voir une femme fessée ". Il sourit. De confidences en confidences, il savait que je devais aussi ce fantasme à quelques filles que je vis sous le préau d'un lycée, dans la cour d'une maison, sur la passerelle d'un paquebot. Il savait comprendre le trouble, l'émotion. Il me dit : " Peut-être " et nous n'en parlâmes plus. Ou pas beaucoup. Comme si en parler eut pu casser la magie.

Un matin, très tôt, il me laisse un mail. " Ce sera ce soir. Donnons-nous rendez-vous ici, à sept heures. Et je vous y conduirai ". Je ne peux m'empêcher de sauter de joie. C'est idiot ou gamin. Mais c'est comme ça. Toute la journée, je suis sur un nuage. Au bureau, mon directeur me dit : " vous avez l'air diablement heureuse ".

C'est un bel immeuble et une fois encore je pense à tout ce qui se passe derrière les lourdes tentures des fenêtres éclairées le soir. Il m'a pris la main parce que maintenant je suis très impressionnée. Dans l'ascenseur, j'ai peur. Cette terrible peur qui toujours revient. Ne pas savoir contrôler cette timidité paralysante, ne pas savoir cacher mon émotion. Heureusement, il est là. Solide, rassurant, et joueur aussi un peu. Juste pour mettre cette touche de légèreté, parce que c'est bien ainsi.

Lui, le monsieur de la dame qui a accepté, nous accueille. Et comme toujours, quand l'émotion est trop forte, je ne le vois pas, ou bien peu. J'essaye de me raccrocher aux lieux. Un grand séjour avec des baies vitrées. Une table de salle à manger un peu rude. Un bar moderne. Des gros fauteuils et un canapé en cuir. Ne pas partir. Ne pas se planquer dans un petit coin. Regarder bien en face et dire " Oui, Monsieur, je veux bien du champagne ".

On l'attend. Elle finit tard ce soir. Je pense à elle. Elle va rentrer seule. Elle n'a pas sa main à lui pour la rassurer. Elle a dit " oui ". A-t-elle peur ? Elle peut encore se dérober, prétexter un empêchement, quelque chose. Mais je sens qu'elle ne le fera pas. Je le sens parce que, lui, il a l'air très sur. Il a confiance en elle. Elle viendra.

On quitte le canapé. Ils s'y installeront. Je ne veux pas être seule dans un fauteuil. Alors je me blottis avec Jean. Dans sa veste, dans ses bras, dans lui.

La porte d'entrée. Quelques pas. Elle ne vient pas. Un téléphone. Elle l'appelle depuis la chambre. Il va la chercher. Il la ramène tout doucement parce qu'elle a mis un loup sur ses yeux. Elle ne nous verra pas. Merci madame. Il eut été encore plus difficile de croiser votre regard.

Elle s'assied à côté de son partenaire, boit une coupe de champagne, et puis s'allonge tout simplement sur ses genoux. Et lui, il baisse sensuellement le petit pantalon élastiqué, découvre de belles fesses toutes blanches, toutes prêtes à être fessées. Il les claque gentiment d'abord, comme s'il leur disait " c'est bien moi, tu reconnais ma main " et puis le bruit devient plus sec et déjà elles se colorent d'un peu de rouge. Il remonte le petit pantalon, cache ce début de fessée, la laisse respirer.

Puis à nouveau, il redécouvre les jolies fesses tendrement rosées et recommence, plus fort, et la main claque alternativement ici, là, et cela devient très rouge et je ne veux plus regarder submergée d'émotion, de désir, d'envie.

Et maintenant, il l'aide à se relever. Il lui met des menottes, l'accroche à une potence et sort un grand martinet tout noir et une cravache. Il se recule un peu, cherche la bonne distance et puis commence à la fouetter. Elle vibre, frissonne, ne dit mot. Elle est menue, fragile, belle. Ces fesses, de plus en plus rouges la rende trop sensuelle, trop désirable. J'ai honte. Je voudrais me fondre dans Jean, faire l'amour, recevoir une fessée. Je ne sais plus.

Et puis il la détache, la ramène sur ses genoux, la fesse à nouveau à la main. Les fesses sont très rouges, je les sens chaudes, frémissantes. Il la fesse plus tendrement, plus près de la caresse, propose à mon partenaire, s'il veut.... Veut-il ? Je ne le saurai pas. Je pense que oui. Mais il sent que je suis trop troublée et je crois qu'il ne veut pas me laisser seule. Et puis, il sait gérer le temps. Doser les plaisirs.

Une autre fois peut-être.

Mais pour cette fois, pour ce soir là,
Soyez infiniment remerciée Madame.
Je vous admire d'avoir osé
Et puis, voilà, je voudrais encore vous le dire
Vous étiez belle.

Merci à vous aussi Monsieur
Chef d'orchestre de cette émotion
Hors du commun.

Blandine.

© 2001

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