page précédente
CONNEXION    CREER UN COMPTE

 

Le site rose: AGRAMANT
accueille blogle forumle tchatles profilsles recits

 

La clairière
Blandine

Il fait un grand beau temps d'été à ne pas rester enfermé entre quatre murs. "Un pique-nique !" me propose Marc. Et nous faisons rapidement un gros sac avec la couverture et la toile cirée, les oeufs durs et le camembert, sans oublier la thermos de café.

Les confins de la forêt de Fontainebleau, du côté de Barbizon et de Milly me sont bien connus. Enfant, j'y allais en colonie de vacances et je me souviens encore d'une belle clairière accessible à pied seulement, ce qui est la quasi assurance d'y être seuls. Nous cherchons un peu, puis finalement, nous retrouvons l'endroit. Il y a toujours une vielle bâtisse de pierres et un petit ruisseau qui se ballade.

L'herbe est chaude du soleil et elle sent bon. J'ai presque honte d'étaler ma couverture, de coucher ces lianes sous mon carré d'étoffe, de les priver de cette belle journée d'été. Nous sortons nos petites assiettes de carton et nos verres de plastiques mais j'ai oublié les couverts. "Ce n'est pas grave" me dit Marc, nous mangerons avec les doigts ! Mais j'ai aussi oublié de quoi boire. Ni eau, ni vin, seulement du café. D'un air amusé, il me dit: "mais ça mérite une fessée" et, je ne sais pas pourquoi, mais brusquement, là, maintenant, j'en ai terriblement envie.

Je viens comme une chatte frotter mon corps au sien. J'ai besoin qu'il me caresse, qu'il me fesse, qu'il me prenne. Je ne suis plus qu'une boule de désirs. Il fait chaud. Marc est assis sur la couverture. Il m'allonge sur ses genoux. Il soulève mon mouchoir de jupe de vichy. Il commence à me donner une fessée très douce sur ma petite culotte. Ca fait un bruit mat, léger. Et dans le ciel, j'entends les oiseaux. Puis il descend tout doucement mon bout de slip. Il me frappe de petites tapes rieuses. Et je ne sais plus si c'est à cause du soleil ou de la fessée que cela me fait très chaud au bas de mon dos, au creux de mes reins, là, en moi. C'est bon.

Il continue d'alterner de petites claques et de longues caresses et le soleil se met de la partie pour peindre de cette belle couleur rouge ce que jamais je n'expose. Il fait chaud. Mon petit slip emmêle mes pieds et je l'envoie promener. Et maintenant que je me sens fessée à point je me glisse vers ses bras et nous faisons l'amour et ça sent bon l'herbe et la terre et nous sommes comme au premier jour du monde et il fait chaud.

"Dommage que tu n'aies pas pensé à l'eau" me dit Marc en riant. "Ca méritait bien une fessée".

© 2001

0 commentaire
avatar