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Le rat des villes
Jeanne

J'ai rencontré le rat des villes qui m'a raconté ceci :

Alors qu'il était tranquillement en train de prendre son dîner dans les ordures du restaurant, du fond de son impasse, il a entendu très nettement claquer la porte, côté rue, et cette voix de femme mi-outrée, mi-paniquée : " Non mais... lâches-moi ! Tu me fais mal ! Et où on va ? Arrêtes ! ! !".

Les rats sont d'un naturel curieux, il a eu vite fait de sortir de son impasse pour mater un peu ce qui se passait dans la rue...

C'était une femme d'une trentaine d'année (" un vrai canon " s'est dit le rat) , tirée par le bras sans douceur par un homme d'apparence très en colère, blanc de rage il serrait les lèvres sans répondre tout en entraînant la dame affolée. Le regard de l'homme, un peu fou, cherchait visiblement un endroit où aller ( Il avait l'air assez pressé) lorsque le petit portail du square s'est présenté non loin de lui. Sans perdre une seconde l'homme a hissé la jeune femme au-dessus du portail, il l'a soulevée comme une fleur tandis qu'elle hurlait et se débattait. Et, sans même lui lâcher le bras, il a à son tour enjambé le portail pour se diriger à grands pas vers un endroit caché des arbres.

Le rat n'a eu aucun mal à se faufiler sous le portail pour suivre cet étrange couple survolté, d'autant que les cris de la femme le guidait derrière eux.

Le rat est arrivé sur place juste à temps pour voir que l'homme venait de s'asseoir sur un banc et basculait sur ses genoux sa victime estomaquée. En un clin d'oeil il abaissait le pantalon à taille élastique le long des cuisses, sublimes sous la pleine lune, la culotte était-elle descendue avec le pantalon ou bien n'y en avait-il point ? Dieu seul le sait. Toujours est-il que les lumières du quartier passaient à travers les arbres et même la lune n'en perdrait pas une miette. Ce cul bien blanc qui gigotait de rage et d'humiliation émut profondément le rat des villes.

Mais l'homme, lui, en proie à une fureur incontrôlable, enroula fermement son bras sous le ventre de sa victime et donna les premières claques sans attendre une seconde de plus, c'était à se demander s'il profitait, tout de même, du spectacle qu'il avait sous les yeux !

La fessée sonnait magnifiquement. La femme se tortillait en pleurant quelques " aï ! " ou quelques " arrêtes ! ". Et l'homme fessait, méthodiquement, un peu comme un robot dont la main est insensible à la douleur.

Au moment où les pleurs de la femme commençait à se transformer en une sorte de couinements plaintifs, l'homme donna la dernière claque et celle-ci résonna dans le silence du square tandis qu'il redressait la femme et la remettait sur ses pieds, toute tremblante. Il s'éloigna de quelques mètres en la laissant remonter son pantalon et attendit sa réaction, lui-même reprenait lentement ses esprits.

Le rat vit que la femme s'asseyait sur le banc, remontait ses genoux sous le menton et se mettait à sangloter de plus belle, la tête enfouie dans ses cuisses. Il se demanda seulement comment elle pouvait encore s'asseoir après une telle correction mais resta dans son coin.

L'homme, à la fin, se rapprocha d'elle et vint s'asseoir à ses côtés, calmé , un peu emprunté tout de même. Mais preuve que la femme acceptait totalement cette fessée méritée, elle se retourna contre lui, enroula ses deux bras autour du cou de l'homme et redoubla de sanglots...

Le rat, bien content, s'en retourna vers son impasse pour finir son dîner. Ce petit spectacle l'avait mis en appétit.

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