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Sylvia
Jeanne

Le soir Pierre trouva Sylvia, en train de lire au lit.
Lorsqu'il entra, elle le regarda par en dessous, eut un sourire et dit :
- Dis-moi, espèce de brute épaisse, ça te prend souvent de fesser des gamines ? On dirait que tu as fais ça toute ta vie !
Et comme elle ne cessait de sourire, il décida de ne pas le prendre mal, finalement :
- Pourquoi, petite curieuse ? ça t'intéresse ? Tu en veux une, toi aussi ?
- Faut voir.
Sylvia semblait imperturbable mais Maréchal n'était pas dupe, il savait qu'elle bouillait, intérieurement :
- Tu crois que tu supporterais ça aussi dignement que l'a fait Jeannette ?
- Moi, lança t-elle fièrement, je ne pleurerais pas, en tous cas.
- Ah non ? Et bien puisque tu es plus forte, toi, tu supporterais certainement une fessée plus sévère.
Il y eut un silence où Sylvia parut se concentrer. Puis elle dit :
- Une fessée pourrait facilement être plus sévère !
Pierre Maréchal, bien qu'étant un assez tendre époux, supportait toujours assez mal la provocation, même venant de la femme qu'il adorait.
Sans un mot et tendu, il déplaça le fauteuil de la coiffeuse et s'installa dedans, c'était un fauteuil assez haut, à dossier bas et accoudoirs en bois.
- Viens ici, dit-il sèchement.
Sylvia eut un moment d'hésitation puis elle rejeta les couvertures sur le côté, crânement, descendit du lit et marcha, pieds nus, en chemise de nuit jusqu'à son mari.
Elle demeura devant lui, fière et droite, en le fixant de ses yeux brillants.
Le regard de Pierre était dur, on aurait dit qu'il ne jouait plus. Sylvia eut envie de baisser les yeux, elle se demandait si elle avait bien fait... elle l'avait vexé...
Mais elle ne changea pas d'attitude.
Lorsqu'il saisit son poignet et l'allongea sur ses genoux, ce fut sans ménagement aucun. La chemise de nuit fut retroussée de la même manière et la première claque s'abattit sur les fesses nues, aussitôt suivit d'une deuxième, d'une troisième...
Sylvia regrettait déjà de s'être laissée entraînée par l'excitation du début, elle serrait les dents sous les coups mais ne soufflait mot.
La fessée était pourtant des plus cuisantes, et ses fesses la brûlaient.
Maréchal avait enroulé son bras sous le ventre de sa " punie " pour l'empêcher de se dérober par le côté et il fessait, méthodiquement et avec une grande sévérité.
Sylvia gigotait maintenant sauvagement et gémissait, malgré elle, entre ses dents serrées. Ses longs cheveux balayaient le plancher en cadence.
Lorsqu'il se fut quelque peu calmé, Pierre lâcha sa femme et la remit sur ses pieds, sans tendresse. La chemise de nuit retomba.
- Ça, tu vois, petite prétentieuse, c'était pour te montrer ce qu'a dû supporter Jeannette tout à l'heure. Et maintenant ? Tu te crois toujours la plus forte ?
Sylvia releva son front ; son regard était noir, étincelant d'une sorte de rage silencieuse. D'une voix altérée, elle lança :
- J'ai pas pleuré.
- C'est vrai, dit calmement Maréchal, mais ta correction n'est pas finie...
Il détourna son regard vers le bord de la coiffeuse et ordonna :
- Apporte-moi cette brosse.
Sylvia ouvrit des yeux ronds, elle n'était pas sûre de comprendre...
- Dépêche-toi !
Sous la dureté du ton, elle fit un pas vers la coiffeuse et s'empara de la brosse à cheveux qu'elle tendit immédiatement à son mari.
Maréchal prit la brosse et dirigea sa femme contre le dossier du fauteuil :
- Relève ta chemise.
Elle s'exécuta, blême. Il était trop tard pour demander grâce.
Alors, Pierre l'obligea à se courber sur le dossier, ses coudes sur le fond du fauteuil.
Son ventre était pressé contre le velours du dossier et c'était à peine si la pointe de ses pieds touchaient le sol. Elle avait la tête entre ses bras.
Le premier coup de brosse, en s'abattant, lui arracha un cri étouffé. Sylvia était déjà au bord des larmes, mais elle tâchait tant bien que mal de les retenir.
Il lui administra une dizaine de coups de brosse puis l'aida à se redresser. Une fois debout devant lui, comme elle baissait le front, il prit sa tête entre ses mains et la força à le regarder, les yeux de Sylvia étaient noyés de larmes mais ne se dérobèrent pas.
- Et bien c'est vrai que tu es forte, petite mule ! Je suis assez fier de toi, finalement.
Il l'attira contre sa poitrine et caressa longuement ses longs cheveux.
Elle noua ses bras dans le dos de son époux et se mit à pleurer silencieusement.

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