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Jeannette
Jeanne

Si vous ne connaissez pas l'histoire de " Sébastien parmi les hommes " qui fait partie des " Belle et Sébastien ", vous ne reconnaîtrez peut-être pas tous les personnages mais peu importe, cela devrait vous plaire tout de même...
Ce récit fait suite à un autre texte, tout autant imaginaire, qui m'a été envoyé par un correspondant, et où il se passait ceci :

Maréchal a interdit à son fils de faire courir un cheval fatigué et légèrement blessé . Mais Sébastien l'a très mal pris, il rétorque avec insolence, Maréchal l'envoie dans sa chambre, lui promettant une fessée s'il n'obéissait pas...
Mais vexé comme un poux ( on connaît le caractère de Sébastien), le garçon fait une fugue.
Jeannette, une jeune femme, amie de Sébastien, propose d'aller le chercher mais Maréchal le lui interdit et envoie un télégramme à César pour lui demander de venir...
Mais, comme vous l'espérez, Jeannette n'en fait qu'à sa tête et se lance à la recherche de Sébastien...

Quand Jeannette et Sébastien furent de retour aux jonquières, l'une la tête haute, l'autre le regard noir, il furent accueillis par Maréchal.
Sébastien fut renvoyé dans sa chambre d'un seul signe qu'il ne discuta pas. Et Jeannette fut invitée à suivre Maréchal dans son bureau.
- Merci, fit t-il sèchement, mais je n'ai guère apprécié que vous passiez outre mon interdiction.
- Mais monsieur, il fallait bien...
- Taisez-vous! J'avais prévu de faire venir César pour lui demander de retrouver Sébastien car lui seul devait le faire, c'était une question de principe. Vous devriez vous mêler de vos affaires! L'éducation de ce jeune sauvage ne vous regarde aucunement!
- Ah non ? L'éducation ne se fait pourtant pas sans amour, et on dirait bien que je sois la seule à lui en donner ici! Si vous croyez que vous pouvez lui apprendre à respecter les adultes en lui promettant une fessée, vous êtes à côté de la plaque, mon pauvre ami ! Vous n'avez donc pas d'autre moyen de vous faire entendre de lui ?
- Vous dépassez les bornes, Jeannette !
Le ton de Maréchal devenait menaçant ; il tremblait de cette colère que contiennent mal les hommes habitués à dominer leurs semblables. Et, qui plus est, il ne pouvait croire à une telle insolence de la part d'une femme.
- Il n'y a pas d'autres moyens, continuait-il, de calmer les insolents tels que Sébastien ou vous-même ! Et vous feriez mieux de vous excuser avant que je vous le démontre !
- Ca alors ! Vous rêvez ! Il ferait beau voir que je m'excuse pour une faute que je n'ai pas commise !Vous pouvez toujours...
Jeannette ne termina pas sa phrase car Maréchal, brutalement, venait de l'attraper . Coincée sous son bras, elle reçut de furieuses claques sur le fond de son pantalon tout en se débattant d'une force décuplée par sa rage. Elle hurlait :
- Lâchez-moi TOUT DE SUITE, espèce de salaud ! Lâchez-moi ! Lâchez-moi !
Et Maréchal, outragé de plus belle, n'en finissait plus de lui administrer cette fessée qu'il disait méritée.
Elle se débattit si bien qu'à la fin lui échappa et se rua vers la porte, mais lui, plus rapide, en saisit la clé et l'empocha dans sa veste.
- Je regrette, dit-il assez calmement, vous êtes allée trop loin cette fois, et vous méritez vraiment de recevoir cette fessée jusqu'au bout. Baissez votre pantalon. Et si vous refusez, c'est moi qui le ferai. Mais dans les deux cas, vous allez recevoir une bonne correction et vous ne l'aurez pas volée.
La panique gagnait maintenant la pauvre Jeannette qui jeta un oeil désespéré vers la fenêtre.
- Ca ne servirait à rien d'essayer la fenêtre, fit remarquer Maréchal, vous ne réussiriez qu'à vous blesser. Où que vous alliez vous n'échapperez pas à votre punition. Vous pouvez me croire.
Les lèvres de Jeannette se mirent à trembler comme si elle allait pleurer. Elle ouvrit la bouche pour parler mais garda le silence et sembla se résigner.
- Bon, dit Maréchal d'un ton dur, baissez votre pantalon et venez par ici.
Il se dirigeait vers le bureau et décrocha en passant la cravache (ordinairement destinée aux chevaux) qui pendait au portemanteau.
Jeannette eut un hoquet et commençait à sangloter doucement de peur et de honte tout en s'approchant du bureau et déboutonnant son pantalon.
Quand elle fut prête, Maréchal l'obligea à se pencher jusqu'à ce que son buste fut plaqué sur la table. Et, la main gauche posée sur les reins de la punie, administra le premier coup.
Malgré les pleurs et supplications de Jeannette, il lui infligea une dizaine de coups, l'aida ensuite à se redresser et lui dit :
- J'espère que vous comprenez maintenant qu'on peut parfaitement se faire respecter avec une bonne fessée. C'est même très efficace, n'est-ce pas ?
Jeannette acquiesça de la tête et se rhabilla, hoquetante.
- Dorénavant, ne vous mêlez plus de l'éducation de Sébastien ; c'est mon affaire et celle de César. Contentez vous de lui donner votre amour, il en a besoin aussi. Merci.
Il ouvrit la porte et laissa sortir Jeannette qui disparut sans un mot.

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