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Preuves à l'appui
Jeanne

A l'accueil de l'hôtel, on m'a dit qu'il m'attendait.
Je suis alors monté, sans trop réaliser ce que je faisais, me jetant moi même dans la gueule du loup.
Car je savais bien pourquoi il m'avait fait venir ici, je savais qu'il était en colère, qu'il n'avait pas apprécié mes insolences et qu'il me faudrait le payer.
Mais à dire vrai je n'y avait pas vraiment réfléchi en les écrivant , au moment d'écrire je me disait que toutes ces phrases cinglantes que je lançais à ce fesseur virtuel resteraient impunies.
Et quand il me convoqua, je n'eut même pas l'idée de refuser car j'avais peur que nous cessions par ma faute notre correspondance, et ce que j'aime, justement, c'est écrire.
Nous avions trop de complicité maintenant, nous nous connaissions à fond et je ne me voyais pas recommencer une correspondance avec un autre.

J'ai frappé. " ENTRE ". Il est au fond de la pièce, debout devant la fenêtre, les mains derrière son dos.
Et me voilà donc, sur le pas de la porte ouverte, comme une jeune collégienne dans le bureau du directeur ; cette pensée me fait sourire.

- Qu'est-ce qui te fais rire ? lance t-il sèchement.

- Bonjour, monsieur, dis-je.

J'avais dit ça d'un air aimable mais comme pour lui faire remarquer qu'il aurait pu dire bonjour ( quand même).

- Je vois, répond-il, d'un air dur, tu n'as pas l'air de comprendre.. alors je ne vais pas y aller par quatre chemins. Ferme cette porte et viens ici.

Pour le coup, j'ai quand même jeté un coup d'oeil derrière moi, histoire de me demander si je n'allais pas mettre les voiles... et puis non, si je pars c'est finit, plus d'e. mails dans ma boite aux lettres, plus de correspondance... non. Allons-y, il n'est sûrement pas si sévère qu'il en a l'air, une bonne fessée n'a jamais tué personne, que je sache. Et puis, j'ai ma fierté, on en a parlé si longuement, j'ai vu tant de photos, tant de récits, je ne vais pas me dégonfler maintenant...
J'ai refermé la porte derrière moi, il a l'air satisfait :

- Viens ici.

Mon coeur va se décrocher, mais j'avance, déjà moins fière que tout à l'heure.
Nous sommes maintenant face à face.
Il me prend par le bras et me guide vers son bureau où sont posées, les unes à côté des autres plusieurs feuilles de papier imprimées :

- Tu reconnais ça, sans doute ? dit-il.

- ha. Heu... oui je crois.

En effet, je viens de reconnaître certains de mes messages, imprimés avec soin. Ils sont là, on dirait qu'ils me regardent, d'un oeil narquois.
Alors il me fais asseoir devant le bureau et s'éloigne, planté devant la fenêtre, il me tourne le dos pour regarder dehors et dit :

- Lis !

Ma gorge se noue d'un coup. Devant moi s'étale mes phrases coupables :

Dans vos scénarios, vous me faites parler comme une gamine sans cervelle et je trouve que je pourrais très bien mériter une bonne fessée en vous poussant à bout sans pour autant avoir un comportement de jeune cruche ( maso sur la fin)! Vous me suivez ?
La suite m'horrifie encore davantage :
Et puis relisez vous, nom d'une pipe! Il y a tant de fautes de frappe dans vos textes qu'il m'a fallu embaucher un traducteur !
C'est moi qui ai écrit ça ? Et aussi ça :
- vous êtes d'une autorité, mon cher! Que faites-vous donc dans la vie pour être aussi sévère? Commandez-vous une armée de soubrettes ?
Bravo pour l'effort! Il n'y a plus une seule faute de frappe ! Mais pour les accents, vous êtes franchement négligent Hé! hé! Hé !
Et ce n'est pas fini, mais Monsieur s'impatiente :

- A haute voix , mademoiselle !

Que faire d'autre alors... Je commence à lire, donc, ce que je viens de redécouvrir.
Ma voix tremble, je ne me reconnais pas, ça me rappelle l'école, quand il fallait lire sa rédaction à haute voix devant toute une classe, et encore... mes rédactions étaient excellentes à côté de ça .
Mais j'ai lu les premiers messages, bravement, et le sang s'est retiré de mes joues, je me sens toute faible.

- C'est bon, dit-il avec un sourire qui en dit long, gardons la suite pour plus tard.( Je blêmis). Maintenant viens ici.

Je viens juste de comprendre que j'allais le payer cher, car il vient de s'asseoir dans un fauteuil, ce genre de fauteuil très droit avec un dossier très haut, vraiment imposant, et il me fait signe de venir m'allonger sur ses genoux. Je m'exécute au bout de quelques secondes, docile finalement, peut-être qu'en étant obéissante ce sera plus vite finit...
Je suis donc allongée sur ses genoux, encore tremblante et attendant la première claque.

- FLAP !

Et voilà. Ce n'est pas aussi terrible, ma jupe me protège encore, et bien que courte, elle est en velours ce qui atténue considérablement la douleur, je pense.
Je ricane intérieurement sous les suivantes mais n'en souffle mot.
Mais ça ne pouvais durer. Je n'ai pas eut le temps d'y penser que déjà, ma jupe est rejetée brutalement sur mon dos et que la fessée reprend, plus douloureuse cette fois.
Je n'ai plus vraiment envie de ricaner. Mais, tout de même, je ne vais pas lui faire le plaisir de gémir. Et comme une grande, je serre les dents en attendant la prochaine pause.

- SLAP ! SLAP ! SLAP ! SLAP...

Je pense que la peau de mes fesses est en feu sous le coton, je crois savoir maintenant ce que ça veut dire.
Malgré tous mes effort, je ne peux plus me taire et voilà que sortent mes premiers gémissements, les premiers " aï ", les premiers " ouch ! ", enfin bref, ça commence à me cuire !
Lui, il ne dit rien, il fesse, dignement, sans un mot. Et mes jambes pendent dans le vide.
C'est alors que le moment dont j'ai le plus rêvé depuis que je suis née arrive et me semble finalement assez peu supportable. Car, sans tenir compte de mes protestations et toujours sans parler, il entreprend de faire glisser ma culotte à mi-cuisses et, tandis que je me débats sauvagement :

- CLAC ! CLAC ! CLAC ! CLAC...

Il recommence à me fesser, méthodiquement, me maintenant avec force de son bras gauche.
A présent je pousse de véritables cris, de douleur et de rage, je lui somme d'arrêter, il n'en a cure, je le supplie alors, avec une voix d'enfant, ça y est : je pleure.
Il ne s'arrêtera qu'au bout d'un nombre interminable de claques cinglantes et me remettra sur pieds, sans ménagements.
Ma jupe est retombée, j'ai remonté ma culotte tout en courrant m'enfermer dans la salle de bain.
Au calme et loin de son regard, j'ai pu à loisir frotter mes fesses endolories, elles sont brûlantes et me cuisent atrocement.
J'ai mis un peu d'ordre dans mes cheveux, passé de l'eau sur mon visage et je me regarde. Je suis rouge de partout. Quelle horreur...
Maintenant j'attends, je n'ose plus sortir d'ici. Je ne saurai plus quoi dire. J'ai honte comme jamais.
De l'autre côté je n'entends rien, qu'est-ce qu'il fait donc ?
Au bout d'un moment interminable, il vient enfin frapper. Toc ! toc ! Je sursaute.

- Sors d'ici, Jeanne, nous avons encore de la lecture à faire...

( Gloups !) A peine calmé, mon coeur reprend sa danse.
Je blêmis, j'ai la main sur ma bouche, je regarde la fenêtre, furtivement, oh je voudrais n'être pas là !

- Allons, Jeanne, je croyais que tu étais capable d 'accepter une punition quand tu la mérite !

Non mais où il va, lui ? Elle n'a pas été assez longue, ma punition ?

- Jeanne !

Il s'impatiente.

- Je ne sortirez pas si vous restez là ! dis-je timidement, éloignez-vous !

- Tu me donnes des ordres, maintenant ? ! s'énerve t-il. Sors d'ici tout de suite et je te conseille de faire vite si tu ne veux pas aggraver ton cas !

Aï ! Que faire d'autre, encore une fois ? Je ne peux pourtant pas rester là toute la nuit. Et quand je repense aux messages qu'il me reste à lire, j'en ai la chair de poule.
Allez, courage, je vais tourner la clé, ouvrir cette porte... il faut bien...
Mais à peine ai-je tourné la clé que la porte s'ouvre à toute volée et que je me retrouve coincée sous le bras de Monsieur, jupe relevée et culotte baissée, en un clin d'oeil, et :

- CLAC ! CLAC ! CLAC ! CLAC ! CLAC ! CLAC !

Six ou sept claques magistrales viennent s'abattre sur mon postérieur encore rouge et à peine apaisé de la correction. Je n'ai même pas eu le temps de crier. J'en ai eu le souffle coupé.

- Ca, dit-il, c'est pour t'apprendre à obéir plus vite !

Il relève lui-même ma culotte et me voilà installée, de force, devant la suite de mes charmants messages.

- Lis !

Et voilà ce que je m'entends lire, d'une voix blanche, méconnaissable ( le message était à propos d'une question qu'il m'avait posée et à laquelle je n'avais pas répondu) :

Vous perdez la tête, cher ami Si vous me prouvez que vous m'avez demandé ça, alors je veux bien recevoir une claque supplémentaire. Mais sinon, c'est que vous devenez sénile. Hé, hé !
Le " hé, hé ! " m'est resté dans la gorge et je n'ai pas terminé la lecture...

- Bien, dit-il, maintenant debout, mademoiselle !

Et moi de me lever, aussi péniblement que si j'avais cent ans.

- Croyez-vous toujours que je sois sénile ?

- Non, monsieur.

- Croyez vous toujours que je perde la tête ?

- Non, monsieur.

- Merci, dit-il, alors pour vous faire passer l'envie d'écrire sans réfléchir j'ai pensé que c'était l'occasion de vous faire goûter à la règle. Par la suite je pense que vous serez plus respectueuse.

Je me suis mis à dire non avec la tête sans pouvoir parler davantage, mais je me suis laissée faire comme une automate lorsqu'il m'a relevée et m'a obligée à me pencher sur le bureau, le ventre sur un cousin qu'il a placé là, peut-être par souci de mon confort... après tout...ou pour que mes fesses soient plus à sa merci.

- Pose tes mains loin devant toi !

Je les pose loin devant moi. Ce bureau est immense. Je me sents toute petite.

- Je vais te donner dix coups, tu les as bien mérités. Et je veux que tu les comptes.

Et sans attendre il m'administre le premier, je pousse un cri et commence à compter. La douleur est presque insupportable mais j'ai hâte d'en finir. Au deuxième, mes mains viennent se plaquer sur mes fesses.

- Enlève tes mains, dit-il calmement.

J'enlève mes mains. Au troisième, je m'agrippe à l'autre bord du bureau.

- CLAC !

- Quaaatre ! ! !

Au cinquième, je commence à sangloter comme un bébé.
Six, sept huit, neuf, dix. C'est finit. Je crois que je ne pourrais plus m'asseoir avant trois jours.
C'était ma première fessée.
Après ça, je n'ai plus voulu écrire pendant quelques jours, puis nous avons recommencé notre correspondance et j'ai fais bien attention aux mots que j'utilisais, autant que possible.

1 commentaire
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Photo.aùateur

Les fessées étaient bien méritées car il y a encore des fautes de conjugaison ! ça mériterait encore une punition !
Merci pour ce récit