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Ma première fessée
Mirabelle

À cette époque, je n'avais pas encore les moyens de me payer un ordinateur. Aussi c'est à partir du minitel que j'ai effectué mes premières recherches et eu mes premières rencontres. Je n'étais pas orientée sexualité. C'était même sans intérêt dans ma quête. J'avais alors 28 ans. Ma vie était déjà bien riche et tourmentée. Mon activité professionnelle m'avait conforté dans ma méfiance des hommes et des femmes plus âgés que moi. Je n'arrivais pas à leur faire confiance. La raison : leur hypocrisie et leurs mensonges trop repérables pour moi. Je n'avais rien à leur envier, car moi aussi je maniais ces défauts avec précision. Mais j'étais mal dans ma peau. Je ne le supportais plus.

Est-ce la cause de mes tourments ? Je le croyais vraiment. Mais comment lutter contre cet habitus comportemental ? Je n'avais aucune idée du ressenti des gens sur mes mensonges. Étaient-ils indifférents ? Ou au contraire souffraient-ils ? N'y avait-il pas un peu des deux ? Je décidais de basculer de l'autre côté du miroir et de me discipliner. J'avais bien évalué la difficulté et me sentais alors déterminée à la réussite. Toutefois, le mal causé à mes proches me dérangeait. J'avais de lourds secrets et des bêtises qu'il m'était impossible de leur avouer. Les souffrances qui en résultaient me fragilisaient. Il fallait que je trouve une solution.

Devant ma problématique fort peu ordinaire, je me sentais bien seule. À qui pourrais-je parler de mon mal-être sans qu'on m'accable de tous les maux de la terre ? Je m'imaginais les souffrances sans pouvoir pour autant en ressentir la véritable douleur. Les mots ont ce pouvoir de détruire sans que l'on sache leur réelle portée. De vol pour certains, ils deviendront viol pour d'autres. Nul ne peut être sûr de l'interprétation qu'il en sera fait. Alors, comment ressentir cette souffrance que je pouvais provoquer avec mes mots ou mes actes ? C'est alors que me vint une idée. Je me souvins, dans mon plus jeune âge avoir dû payer mon bavardage intensif d'une magistrale fessée. La maitresse qui m'avait infligé ce châtiment, m'aimait et me protégeait beaucoup. Un évènement douloureux de ma vie l'avait attirée. Elle veillait sur moi comme si j'étais son enfant. Aussi, cette punition m'avait-elle profondément marquée.

Je projetais cette solution dans mon contexte actuel. Si je trouvais une personne qui pourrait me corriger de mes défauts, au besoin en utilisant le châtiment corporel, peut-être pourrais-je à nouveau reprendre confiance en moi ? Je n'étais pas sûre que cela soit la meilleure solution. Et je ne savais pas où chercher pour y trouver cette âme bienfaitrice. C'est alors que je suis tombée par hasard sur un site de rencontre SM. Deux lettres insignifiantes à cet instant. En discutant avec d'autres intervenants, je découvris que des personnes aimaient les jeux de rôle comprenant la fessée. Je ne pouvais pas trouver exactement ce que je recherchais. L'éducation que je désirais n'était pas possible, en tout cas avec les membres de ce site. J'échangeais alors avec un Picard qui semblait intéressé par mon jeu de rôle, disait-il.
Après plusieurs échanges et appels téléphoniques, je décide de passer à l'acte. Je l'invitais donc chez moi. Il ne connaissait toujours pas la véritable raison qui me poussait à le recevoir. Que cela ne tienne, il serait suffisamment tôt pour le lui dire. Le rendez-vous était fixé à 15 h. Le temps pour lui d'arriver chez moi. La sonnette de la porte de l'immeuble carillonna. Je décroche mon interphone.

Un frisson envahit mon corps. Je recevais pour la première fois un homme chez moi. J'étais inquiète non seulement pour la fessée que j'avais demandée, mais aussi et surtout pour le danger dans lequel je venais de me mettre. Le clic-clac de la porte, les bruits de pas dans le hall d'entrée, ça y est. Il va bientôt sonner à ma porte. Je raccroche l'interphone. Mon coeur bat de plus en plus fort. Je me sens mal. Je voudrais tout arrêter et pourtant une force invisible m'impose de poursuivre dans mon choix. À travers mon oeilleton, je vois un homme élancé s'approcher d'un pas décidé. J'avale ma salive. Je sens mes joues rougir. Je suis mal.
Dring ! Ça y est, il est là. Je tourne la clé puis la poignée de la porte. Devant moi se tient un homme très grand, assurément plus d'un mètre quatre-vingt-dix. Son visage est sérieux. Ses cheveux gris lui donnent un air sévère. Il m'avait demandé de l'appeler Monsieur. Cela n'avait aucun sens pour moi, mais si ça pouvait lui faire plaisir, autant respecter son souhait. Ben ça commence fort. Moi qui suis timide, il faut que j'assume. Ce n'est pas gagné. Mon hôte avait tout ce qu'il fallait pour être bien. Après plusieurs échanges de courtoisie vient le moment fatidique de ma bêtise. Sa voix avait soudainement changé. Son regard était fixe. Aucun rictus ne déformait son visage, me laissant le bref espoir d'échapper à la fessée. Mes gestes devenaient hésitants. La peur me saisissait, réduisant ma mobilité. Je savais que je ne pouvais pas reculer. Je l'avais choisi ainsi et lui était là pour que j'aille jusqu'au bout. Je fis le tour de la table ronde et m'agenouilla à ses côtés conformément à ses instructions. Il s'écarta suffisamment de la table, me pris la main et m'entraîna en travers de ses genoux. J'étais à l'époque une grande sportive, et mon corps musclé pouvait l'impressionner. Mais sa force était infinie. Je ne mis que peu de temps pour me retrouver dans une position fort désavantageuse. Mes pieds et mes mains touchaient le sol. Mes fesses bien cachées sous mon pantalon étaient exposées à son regard. Mes images d'enfance ressurgissaient, me renvoyant à l'âge où la fessée était aussi douloureuse qu'humiliante. Mais je refusais de croire qu'à mon âge, cela pouvait être possible.
La première claque me fit sursauter. Elle était précise et puissante. À peine l'avais-je digérée que la seconde s'abattait sur l'autre fesse. Une série concentrée et bien cuisante me mit immédiatement en alerte. Lorsqu'il cessa, je crus qu'il avait terminé. Je me sentais soulagée d'avoir résisté et un peu déçue, car je n'avais pas atteint l'effet désiré.
Soudain, il passe sa main sous mon ventre et avec ses doigts agiles, il déboutonne mon pantalon. Le rouge vint à mes joues. Gênée je n'osais plus relever la tête. Cet homme était en train de me retirer mon pantalon. Il me souleva un peu afin de bloquer le pantalon au niveau de mes genoux. La rage qui avait bouillonné au fond de moi semblait subir cette force tranquille qui me rappelait la gravité de ma faute. Puis il reprit sa série de claques. J'avais mal, mais j'étais incapable de savoir si c'était la fessée en elle-même qui me faisait mal ou la situation. Je tenais encore, mais cela devenait difficile. Il fit une pause. Puis doucement, il abaissa ma petite culotte. L'air frais sur mes fesses me faisait du bien. Je n'osais pas protester, les premières claques avaient eu m'en avait dissuadé.
Il reprit la série qui cette fois me paraissait insupportable. Je finis par craquer. Les larmes coulaient le long de mon visage. Je regrettais amèrement ce mensonge. J'assumais jusqu'au bout cette fessée punitive qui avait eu raison de moi. Il me releva. Il resta quelques instants pour discuter. Le temps pour moi de retrouver mes esprits. Puis il partit. Seule dans mon appartement, je revivais cette première fessée. J'étais soulagée. J'avais payé ma bêtise. J'étais enfin libérée. Le temps a passé, embellissant cette fessée d'une valeur inestimable. Plus jamais je n'ai eu mon esprit empoisonné par ce mensonge.
Par la suite, la fessée a progressivement pris d'autres aspects pour devenir aujourd'hui, un instant de plaisir intense, sublime.

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