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Hasard d'ivresse
Mike

Je vais tenter de vous raconter un souvenir. Le témoignage est plus difficile à écrire qu'une fiction. Etre le plus proche du déroulement d'un fait passé n'est pas si évident car la mémoire garde assez bien les images et les actions, mais beaucoup moins ce qu'on à dit ou écouté. Alors, il est évident que les dialogues ne peuvent être rigoureusement au mot près une reproduction exacte. Le tout, c'est tenter au mieux, qu'ils restent le plus proches possible de ce qu'ils étaient. Je dis ça, par ce qu'on ne sait jamais qui se cache derrière les avatars et qu'il est possible qu'une ou qu'un des acteurs de cet acte y soit. (Dans ce cas là me faire un petit coucou en MP et on va boire un verre ensemble)

Je ne me souviens pas de la date de cette nuit passée dans une boîte de nuit qui se trouvait, et peut-être l'est-elle toujours, quelque part sur le périmètre du bois de Vincennes.

Je n'étais plus un grand amateur de ces lieux pour la bonne raison que la musique disco m'emmerdait particulièrement. Nous étions venus à deux véhicules et nous devions d'avoir pu entrer dans la boîte parce que deux copines nous accompagnaient.

Bref, moi qui ne dansais pas sur cette musique, je restais sur mon pouf et m'amusais beaucoup à contempler tout les autres. Les filles qui balançaient le mieux leurs hanches, comment elles étaient fringuées et les mecs qui piétinaient avec classe en toisant le troupeau de femelle comme si déjà le cheptel leur appartenait. J'accompagnais ma contemplation par de la vodka orange ou par le whisky coca et ce soir là, je m'étais copieusement arrosé le gosier. L'alcool fait qu'on arrive à supporter même la musique de merde. Quand je dis de « merde » je ne suis pas très objectif. Disons plutôt de la musique que je n'aime pas.

Cigarette, alcool, cigarette alcool et progressivement autant que surement l'ivresse m'emportait.

J'étais bien installé dans mon monde de lumières et de sons quand quelque chose est venue s'étaler sur moi m'entrainant, moi et le pouf, par terre. Reprenant un peu de lucidité, je découvre que la chose en question et une nana au moins aussi bourré que moi. Comme je ne suis pas d'un tempérament belliqueux, la situation me fait plutôt rire et tant bien que mal je me relève, remets le pouf et aide la demoiselle à s'y asseoir. Encore une chance, mon verre est resté debout sur la petite table et je le vide d'un trait. Un videur m'apporte un autre pouf et me fait comprendre que la fille est complètement saoule. Ça, je n'avais pas besoin de lui pour m'en rendre compte. C'est d'ailleurs très drôle parce que quelques années plus tard j'ai fait dans cette même boîte, le même type de rencontre. A croire que j'avais une tronche à attirer toutes les filles en état avancé d'ivresse. Mais revenons à cette nuit précise.

La fille à beaucoup de difficulté à maintenir un regard fixe sur mon visage ou peut-être est-ce moi... Ou bien les deux ! Elle s'accroche à mes deux épaules, approche son visage du miens et me dit avec des mots saccadés et souvent répétés qu'elle avait de la chance de tomber sur un mec sympa parce que, maudissait-elle tous les autres, les mecs de la boîte ne pensaient qu'à une chose, c'est de lui mettre la main au cul et ensuite de vouloir la baiser.

Elle me disait être certaine, car d'un seul regard elle pouvait juger un homme, que moi j'étais différent. Je ne sais si elle avait raison mais je pensais surtout que tout ça c'était bien des propos aussi imbibés que l'est un baba au rhum.

C'est peu avant la fermeture de la boîte que ma copine de beuverie m'a demandé de la ramener chez elle et que comme j'étais un mec bien, elle me promettait plein de trucs sans donner plus de détails, enfin si elle m'en a donnés, je ne m'en souviens pas.

Je l'ai fait grimper dans la voiture de mon pote et nous l'avons conduite jusque devant son bâtiment à Saint-Mandé non loin du périphérique.

Je n'avais aucune intention d'aller chez elle, d'abord j'étais vraiment trop ivre et je n'aspirais qu'une chose, c'est de retrouver vite mon lit à moi. Elle insistait en s'accrochant à la poignée de la portière et mon pote, propriétaire de l'auto, me suppliait d'aller avec elle pour qu'elle lâche sa bagnole. En fait on me sacrifiait.

Le conducteur, sa copine et mon autre pote, on s'est engueulé et j'ai fini par céder. Me voilà donc sur le trottoir avec celle que je vais renommer Lisa.

Y'a pas à dire, on fait un beau couple d'ivrogne et en plus, à genou sur le goudron elle vomit tout ce qu'elle peut.

Un peu plus tard, nous voilà donc dans son petit deux pièces. Je l'accompagne jusqu'à la salle de bain, je l'aide à défaire son jeans puant de gerbe ainsi que son chemisier et je la laisse finir et prendre une douche. Moi je m'affale dans le canapé.

J'étais bien parti pour faire ma nuit, ou plutôt ma journée car il faisait jour, mais c'était compter sans Lisa. Une fois sortie de la salle de bain, la belle avait dans l'idée de se faire un café mais vu son état elle me demanda secours. Il est vrai que tenter de remplir le filtre avant de l'avoir positionné dans le porte filtre, ce n'est pas la meilleure méthode. Donc, tant bien que mal, un peu plus adroit qu'elle, j'ai réussi à lui faire du café et à mon tour d'aller me laver un peu.

Pour éviter tout risque de glissade quand mon équilibre était instable, j'avais une bonne technique, expérience oblige, je prenais ma douche assis dans le bac.

A peu près propre, j'avale une tasse de café pour lui faire plaisir et je me recroqueville sur son canapé bien décidé à fermer les yeux quelques heures. Lise ne l'entendait pas de la même manière et elle me tirait par la jambe ou la manche en me disant que sa chambre était à côté.

Qu'avais-je d'autre à faire pour qu'elle me fiche la paix que d'aller dans son lit, de toute façon, même si elle m'asticotait, ça ne durerait pas très longtemps, avec tout l'alcool qu'elle avait bu, une fois allongée, en moins de dix minutes elle sombrera dans un profond sommeil.

Je me suis couché à côte d'elle tout habillé, non pas que c'était un choix délibéré mais j'avais tellement envie de dormir que j'en avais la flemme de me déshabiller. Le mieux aurait sans doute été de ne pas remettre mes vêtements après la douche. Lisa à commencé à défaire les boutons de ma chemise et pour les dernier à tirer pour qu'ils s'arrachent. C'en était de trop, je me suis levé en furie en lui annonçant que je me sauvais d'ici.

Elle s'est redressée sur le lit avec un regard triste et des larmes on perlées à ses yeux. C'est le genre de situation très embarrassante et qui ne me laisse pas de marbre. Ça me rend très malheureux de faire ou de voir pleurer quelqu'un. Je me suis assit à côté d'elle et je l'ai prise entre mes bras en essayant de la consoler. C'était bien la première fois qu'une fille tenais absolument à faire l'amour avec moi et ça aussi ça me créait de l'embarra car pour que je fasse l'amour il me fallait des préliminaires un peu spéciales. De toute façon au point où on en était je ne prenais pas de gros risques à lui dévoiler ce que j'étais du moment que ça lui ôte son idée fixe et qu'elle me laisse roupiller. J'étais d'ailleurs bien persuadé que d'ici demain elle ne se souviendrait plus de rien. Alors je lui expliquais qu'elle s'était trompé sur mon cas et que moi ce que j'aimais c'est recevoir de bonnes fessées et qu'au lit la femme me domine complètement. Jamais je n'avais parlé ainsi et si je n'avais pas autant bu, sans doute jamais je ne l'aurais pas fait. La seule réponse de sa part dont je me souvienne c'est qu'elle m'a dit entre deux sanglots que je plairais beaucoup à sa soeur, puis elle s'est écroulée gentiment sur son oreiller et s'est endormi. Moi, je me suis allongé à côté d'elle et j'ai fait de même.

C'est dans l'après-midi que j'ai ouvert les yeux. Je ne vous raconte pas la gueule de bois que je me tapais. Lisa dormait encore. Je me suis extrait discrètement du lit, j'ai retrouvé mon blouson au pied du canapé et j'ai ouvert la porte qui donnait sur le palier. C'est à ce moment que j'ai eu un remord. Ça ne ce fait pas de partir ainsi comme un voleur. J'ai fait marche arrière et sans faire de bruit j'ai cherché un bout de papier et un stylo en priant qu'elle ne se réveille pas. Sur la paillasse de la minuscule cuisine il y avait du café moulu partout et une dizaine de filtres sur le carrelage. J'en ramassais un car c'était le seul bout de papier accessible que je trouvais et avec un crayon noir je griffonnais quelques mots dont je ne me souviens plus, puis mon numéro de téléphone du boulot car je n'en avais pas chez moi. De plus, vu que j'étais souvent en chantier, s'il lui prenait l'idée de me téléphoner, ce qui serait très étonnant, elle avait très peu de chance que je sois à l'atelier. Ce petit mot était plus une marque de politesse qu'autre chose.

Métro et RER, je suis rentré à mon domicile soigner mes maux de tête.


J'avais depuis un moment oublié cette histoire et puis un jour, le contremaître m'a fait venir dans son bureau pour répondre à un coup de téléphone.

Je fus très surpris quand au bout du fil Lisa se présenta en demandant si on pouvait se voir. Je lui répondais que j'étais très pris en ce moment et que je ne voyais aucun trou dans mon calendrier pour lui accorder un rendez-vous. Evidement, c'était faux mais je n'avais pas du tout envie de la revoir et je m'étonnais même qu'elle ait pu, au moins deux ou trois mois plus tard repenser à moi.

L'affaire aurait très bien pu se terminer là mais Lisa continuait à régulièrement téléphoner et je ne pouvais continuer à faire dire que je n'étais pas là où lui raconter que j'étais pris à chaque fois qu'elle me proposait un rendez-vous. Le meilleur était donc d'accepter une rencontre et de lui expliquer que tout ça n'était qu'une aventure d'ivresse et qu'il valait mieux l'effacer.

C'est dans un petit resto du quartier St Michel que nous avons partagé une table. Lisa semblait très contente de me revoir. Nous avons parlé d'un tas de choses mais aucunement de la boîte de nuit et de sa suite, puis, après le dîner comme il faisait bon, nous sommes allés user nos semelles sur les bords de seine. C'est là, assis sur un banc, de temps en temps éclairé par les projecteurs des bateaux mouche, qu'elle est revenu sur cette fameuse nuit bien arrosée.

- C'est vrai ce que tu m'as dit à propos de toi ? Me demanda-t-elle.

Je dois dire qu'à l'écoute de sa question, mon visage à dû radicalement changer de couleur. Comment, avec le taux d'alcoolémie qu'elle avait, pouvait-elle se rappeler ce que je lui avais dit ce jour là et de quoi exactement parlait-elle ? On n'avait raconté tellement de conneries et j'espérais, bien entendu, que le sujet de sa question ne portait bien que sur ces conneries sans grande importance. Alors je répondais n'importe quoi qui ne faisait pas allusion à ce que je redoutais qu'elle se souvienne. Ce matin là, j'étais peut-être pas en meilleur état quelle mais j'avais bien en mémoire mon aveu.

- Bourré comme j'étais, j'ai du te dire que j'étais un riche aventurier, que j'avais des mines d'or et que je roulais en Bentley. Plaisantais-je.

- Non... Enfin peut-être mais je ne me souviens pas de ça et de toute façon je ne t'aurais pas cru. Me répondit-elle en rigolant.

- Ou bien que j'avais une très grosse moto !

- Ha oui ça tu l'as dit mais tu es venue avec au restaurant, c'était donc vrai !

- Sauf que ce n'est qu'une 500 cc ! Dis-je modestement.

- Mais ce que je veux savoir c'est ce que tu m'as dit dans ma chambre ?

- Tu sais, tout ce que les gars peuvent raconter dans le lit d'une femme, il ne faut pas trop y prêter attention. Tentais-je de ruser étant maintenant certain du sujet qu'elle voulait aborder.

Elle me prit mon visage entre ses deux mains et le tourna bien en face du sien.

- Non, tu étais très sérieux ! Me dit-elle sans détour.

- Comment peux-tu dire ça ! Tu te rends compte dans l'état qu'ont étaient, j'ai pu de dire n'importe quoi !

- Non pas cette fois, ça ne s'invente pas ça et je peux te dire que si je ne me rappelle pas de tout ce qui c'est passé ce soir là, par contre ce que tu m'as dit à cet instant précis est resté bien gravé dans ma tête et je peux même te dire que je t'avais répondu que tu plairais beaucoup à ma soeur. Tu t'en souviens de ça ?

J'avais deux choix possibles, soit je continuais à faire l'imbécile amnésique, soit je capitulais.

Dans le premier cas, je m'en retournais chez moi soulagé et tirais un trait sur cette histoire, mais, peut-être avec un petit regret de ne pas exactement savoir pourquoi sa frangine s'intéresserait à moi.

Dans le deuxième cas, je confirmais mes propos et elle me donnait donc le pourquoi. Mais méfiance !

Je suis resté un bon moment sans rien dire toujours le visage coincé entre ses mains et mes yeux dans les siens. Les deux choix s'entrechoquaient dans mon esprit et je ne voyais aucune troisième option.

J'ai fini par choisir la deuxième solution en me disant que j'aviserais ensuite selon ce qui se dira. Je me souviens lui avoir balancé d'un trait sans respirer :

- Oui c'est vrai ce que je t'avais dit sur mes penchants pour la fessée !

Elle à décollé ses mains de mon visage avec un grand sourire.

- C'est drôle, ma grande soeur me parle quelques fois des relations qu'elle a avec des mecs comme toi mais j'avais du mal à la croire. C'est la première fois que je rencontre un garçon qui a ce fantasme. Pour moi c'est vraiment un truc de fou de prendre son pied comme ça mais j'ai aussi mon fantasme et peut-être le trouverais-tu aussi étrange.

Je ne lui demandais rien mais confidence pour confidence elle me disait qu'elle ce qui la faisait fantasmer c'était les orgies gigantesques avec de beaux mâles musclés, des femmes nues, des mets raffinés du champagne qui coule à flot et elle comme une reine prise par les hommes et les femmes dévoués qu'à son plaisir. Elle m'avouait, mais ça je m'en serais douté, qu'elle n'avait jamais réalisé. Evidement, c'était beaucoup plus difficile à mettre en oeuvre qu'un jeu de fessée.

- Alors comme ça ta soeur est une fesseuse ? Lui demandais-je maintenant avec un certain intérêt.

Elle me racontât qu'elle était la dernière née et qu'avant elle, il y avait son frère de 4 ans de plus et sa soeur de huit ans de plus qu'elle. Que son père était un joueur qui ramenait parfois beaucoup d'argent mais qui vidait aussi souvent le porte-monnaie du ménage et ce manège avait duré jusqu'au divorce. Sa mère, me disait-elle, travaillait et n'avait pas beaucoup de temps à consacrer à ses trois enfants alors elle déléguait la grande soeur pour s'occuper d'elle et de son frère. La grande soeur était gentille et pleine d'affection avec sa petite soeur mais avec son frère, beaucoup plus turbulent, devait user souvent de la fessée et du martinet ce qui était à cette époque, une méthode d'éducation très courante. D'après Lisa, entre son frère et sa grande soeur, c'était devenu un jeu et qu'ils se provoquaient mutuellement. Sans doute ça qui a fait de sa soeur une adepte des culs rougis.

Maintenant, sa grande soeur reçoit des hommes chez elle pour leur donner des fessées, me dit-elle en affirmant que quand elle lui rendait visite cette dernière lui racontait certaines anecdotes.

Pour finir, puisque je lui avais avoué mon penchant pour la fessée et que j'avais laissé un numéro de téléphone, elle en avait parlé à sa soeur et que cette dernière était très motivée par une rencontre en ajoutant que m'a jeunesse la changerait des hommes un peu trop mûrs qui voulaient jouer au vilain garçon.

Par suspicion, je demandais quand même à Lisa si elle avait pour habitude de jouer les rabatteuses pour sa soeur. Elle répondit que c'était la première fois puisqu'avant moi, jamais elle n'avait rencontré de garçon qui lui avait parlé de ça. Sa réponse spontanée me paraissait honnête.

Et bien voilà, je savais tout ou presque. Restait juste à définir quand et où aurait lieu le premier entretient avant de passer aux choses pratiques, si toutefois elles avaient lieu...

A cette époque, je ne manquais pas de proposition mais beaucoup se soldaient par des lapins, d'autres étaient décevantes, certaines n'allaient pas au-delà du premier entretien et ce qui restait de bien ne représentait qu'un petit pourcentage. Faut dire que c'était plus galère qu'aujourd'hui avec internet. Par contre pour les lapins, où les propositions qui n'aboutissent sur rien, ça n'a pas beaucoup changé.

Alors j'acceptais le numéro de téléphone que m'a remis Lisa en lui promettant d'appeler.


Deux ou trois semaines plus tard, je ne me souviens plus exactement, le premier rendez-vous fut pris dans un café à Boulogne avec la grande soeur, que je vais renommer Véronique.

Je la découvrais en même temps qu'elle me découvrait. C'était une femme aussi grande que moi avec des cheveux châtain coupés court. Son physique était plutôt celui d'une sportive que d'un mannequin.

Franchement, elle me dévorait des yeux comme si j'étais en or avec un diamant sur le front et je dois dire que cela me mettait particulièrement mal à l'aise. Pourtant, je n'avais pas le physique d'un Don Juan, loin de là.

La première chose qu'elle m'a demandé après avoir commandé nos cafés c'est quel âge j'avais.

Mes 23 ans lui paraissait comme une bénédiction envoyée par je ne sais quelle divinité.

- Vous êtes le plus jeune ! me dit-elle les yeux débordant de gourmandise.

- A part votre frère ! Que je lui retournais histoire de la faire un peu redescendre.

Elle pouffa.

- Ma soeur vous à parlé de ça ? Me demanda-t-elle.

- Oui, enfin elle m'a dit que c'était vous qui vous occupiez de faire régner l'ordre dans la maison quand votre mère était absente et que votre frère était plutôt turbulent.

Avec un grand sourire et un certain humour elle me narra quelques épiques échauffourées entre elle et son frère en ajoutant qu'elle était persuadé qu'au fond il aimait bien ça. Je lui demandais si elle le voyait encore et s'il lui en parlait ? Elle me répondit en rigolant que maintenant, il était marié, avait des enfants et qu'il n'avait jamais évoqué ça avec elle en laissant au bout sa phrase quelques points de suspension.

Une fois les présentations faîtes et quelques balivernes échangées nous avons discuté un peu plus sérieusement de ce qui nous intéressait.

Elle me parlait de ses pratiques punitives, somme toute assez classiques, ce qui me convenait parfaitement et moi de ce que j'aimais et les limites à établir. Quand je parle de limites il n'y avait pas de quoi en écrire une demi-page, j'étais plutôt gourmand et rien ne me faisait vraiment peur en matière de châtiment sauf le fouet, la cane et la cravache.

Elle m'a proposé un petit jeu fessée très original que j'acceptais sans aucune modification.

Véronique habitait dans les environs de Chartres et le rendez-vous fut pris pour le dimanche de la semaine suivante.

Je me souviens bien de ce jour, j'ai dû emprunter la bagnole d'un pote tellement il pleuvait ce matin là.

Un peu avant midi j'arrivais à l'adresse indiquée. La maison se trouvait au bout d'une impasse dont l'asphalte défoncé devait dater d'avant la guerre. Véronique est venue m'ouvrir la grille pour que je rentre la voiture et nous avons couru jusqu'à l'entrée pour ne pas être trop mouillé. Elle avait préparé un bon repas que nous avons dévoré après l'apéro. Les nuages avait fuit le ciel et le soleil illuminait le jardin. Pendant le café, nous avons reparlé du jeu qui allait occuper une bonne partie de l'après midi.

C'était très simple, elle s'enfermait dans la cuisine et j'avais cinq minutes pour me cacher dans la maison où le jardin. J'avais le droit d'aller partout en dehors de la cuisine, bien entendu. Comme convenu, j'étais vêtu d'un survêtement, veste et pantalon, d'un maillot de corps et d'un slip. A chaque fois qu'elle me découvrait, je retirais un vêtement dans l'ordre établi auparavant. A savoir, les chaussures ne comptant pas, d'abord, la veste de survêtement, ensuite le pantalon, le maillot et en dernier le slip. Le piment du jeu était qu'à chaque vêtement ôté, je recevais une fessée et à chaque fois, celles-ci devenaient plus sévères et pour les deux dernières avec un instrument que je devais tirer dans un des papiers plié mis dans une boîte à chaussure. Inutile de préciser que j'étais déjà en érection avant que le départ du jeu soit donné.

Quand on ne connaît pas une maison, ce n'est pas évident, au premier tour, je montais à l'étage en essayant de ne pas faire trop craquer les marches de l'escalier. Dans la chambre, j'ouvrais la penderie et je me blottissais sous les robes suspendues en tirant bien la porte. En moins de dix minutes j'étais découvert et dans la salle à manger, je retirais la veste et recevais la première fessée. Rien de bien méchant d'ailleurs. Je dirais même presque une douceur, même pas une mise en bouche.

La deuxième fois, j'ai fais volontairement craquer les escaliers, puis au palier, j'ai retiré mes chaussures et je suis redescendu dans la salle à manger pour me caller accroupis derrière le buffet. Cette fois, je dois dire qu'elle à mis un bon bout de temps avant de me dénicher, elle a même été dans le jardin. Pourtant, j'étais planqué à moins de quatre mètres de la porte de la cuisine.

Quand elle m'a trouvé, elle à soufflé de soulagement parce qu'elle pensait que j'étais passé dans le jardin du voisin.

Plus de pantalon et cette fois j'ai bien senti la fessée. Me voila donc en slip et maillot pour un nouveau tour de jeu.

Je suis certain qu'elle n'imaginera pas que je vais, en petite tenue, oser aller dans le jardin au risque de me faire voir des fenêtres du pavillon voisin. Et bien c'est ce que j'ai fais et j'ai eu raison parce que bien caché derrière le bac à feuille, j'y suis resté de très longues minutes avant qu'elle me découvre et me ramène dans la salle à manger pour me faire retirer mon maillot et m'administrer une copieuse fessée. Celle là était bien cuisante et en me regardant dans la glace de la salle de bain, j'ai vu la chaude rougeur de mes fesses qui contrastait nettement avec la blancheur de mon slip, unique vêtement qui me restait si on excepte les chaussettes et chaussures.

Une petite pause café avant de reprendre. On rigole et elle vante mon fessier qui, dit-elle, est moulé pour la fessée.

Les deux prochains tours, ça ne rigole plus, c'est la fessée avec instrument.

Café bu, cigarette fumée et petites histoires achevées, c'est reparti pour la suite de notre jeu. Cette fois, j'ouvre toutes les portes même celle de la cave mais comme j'ai horreur des araignées je me garde bien d'y descendre et en plus je ne tiens pas à me salir. Je monte à l'étage et je me planque sous l'escalier qui conduit au grenier en ayant également entrouvert très légèrement sa porte d'accès. Je suis complètement recroquevillé, il n'y avait presque pas de place sous cet escalier. Elle n'a pas été dupe des portes ouvertes, la ficelle était un peu grosse et je fus découvert assez rapidement.

Plus de slip, me voilà donc un peu au dessus des chevilles, sans rien. Je dois avouer que j'aime ce genre d'humiliation devant une femme surtout quand elle va vous coller une fessée. Elle me tend la boîte à chaussure, au fond, il y à cinq petits papiers pliés. J'en choisit un et je lui donne, elle le lit et me le tourne pour que je puisse voir qu'il est inscrit « ceinture ».

Elle a décalé une chaise et m'a courbé sur le dossier. Me voilà les fesses bien offertes au cuir de la ceinture. Mon érection trahis mon impatience et je dois dire que ne vais pas être déçu.

Quand elle à arrêté de me frapper, j'avais les fesses bien chaudes et douloureuses. Ça n'avait pas duré longtemps mais elle avait été bien pesée cette fessée à la ceinture et surtout bien excitante.

Bon c'est le dernier tour et je vais à travers la maison, le cul à l'air, marqué et encore irrité de la dernière fessée. Faut que je trouve une bonne planque pour laisser refroidir. Je ne vois que le jardin qui puisse me servir de retraite, c'est risqué mais je suis certain qu'elle ne peut s'imaginer que je lui refais ce coup là à poil. Je sors et je laisse volontairement la porte grande ouverte. Elle ne peut voir car la fenêtre de la cuisine est du côté du portail. Je suis sûr que si je me remets derrière le bac à feuille elle n'y reviendra pas. Le tout c'est d'y aller sans me faire voir du voisinage. Du côté gauche, aucun soucis, j'avais déjà remarqué que le pignon de la maison était aveugle mais du côté droit, il y à deux fenêtres qui ont une vue sur le jardin de Véronique. Tant pis, j'y vais. A demi courbé je traverse la vingtaine de mètres qui me sépare du bac à feuille et je plonge derrière. Je passe un oeil du côté des fenêtres du voisin et constate rien d'anormal. Parfait, maintenant je n'ai plus qu'à attendre. Je m'assois dans l'herbe humide et je peux affirmer que ça fait du bien quand on vient de prendre des coups de ceinture.

Une vraie réussite. Je suis certain que je suis resté pas loin d'une demi-heure dans mon petit coin. Heureusement que la température de ce début d'été était douce. Je me souviens de ça parce que j'étais à trois semaines de partir en vacances

Lorsque Véronique a fini par me découvrir, elle n'en revenait pas de mon audace et elle est repartie chercher une sortie de bain pour me couvrir et revenir à la maison dans une tenue plus digne. Qu'est-ce qu'on a pu se bidonner une fois dans la salle à manger. Restait qu'il fallait achever ce jeu et une fois calmé de notre franche rigolade elle m'a demandé de tirer un papier parmi les quatre restants. Martinet qu'il était marqué !

Elle m'entraina dans la chambre et me fit allonger sur le ventre en me relevant les fesses avec une pile de coussins. Si elle à commencé doucement, le final fut cinglant et si les voisins ne m'avaient pas aperçu dans le jardin ils ont peut-être maintenant entendu mes cris.

Qu'est-ce qu'elle m'a mis la Véronique. Même mes mains était rouges d'avoir reçu les lanières en voulant me protéger les fesses et les cuisses.

Une fois terminé, elle s'est assise sur le lit et m'a pris dans ses bras.

- Alors jeune homme, tu avais bien dit à ma soeur que la fessée te faisait bander mais je constate que ce n'est pas la grande forme de ce côté-là. Plaisantait-elle en tripatouillant mon sexe tout mou.

Faut dire que la douleur de cette correction au martinet l'avait largement emportée sur le plaisir et mes jambes en tremblaient encore.

- Si tu avais trop mal, fallait me dire d'arrêter ! me disait-elle sans stopper ses attouchements.

A cette époque, j'étais vraiment dur à la douleur et ce n'était pas la première fois que j'acceptais de subir sans aucun plaisir. Je n'ai jamais su expliquer pourquoi d'ailleurs. Pourtant, pour chaque rencontre fessée, avec la fesseuse ou le fesseurs on convenait d'un mot d'arrêt mais je ne l'utilisais que très rarement. Il est même arrivé que ce soit celle ou celui qui me fessait qui arrête de sa propre initiative.

Véronique m'a caressé jusqu'au bout, jusqu'à la jouissance et c'est ainsi que c'est terminé ce jeu.

D'autres fois nous avons encore joué ensemble avec à chaque fois plus de complicité et puis un jour, comme dans toutes les relations de ce type, nous avons poursuivit chacun notre propre chemin.

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