page précédente
CONNEXION    CREER UN COMPTE

 

Le site rose: AGRAMANT
accueille blogle forumle tchatles profilsles recits

 

Casque rouge
Ellie

(Les aventures Délicieuses - 2)

C’est une photo de montagne avec un ciel très bleu, une longue crête neigeuse sur laquelle avance une cordée de cinq personnes piolet à la main, vers un pic aigu de roche sèche... j’ai toujours rêvé d’être sur cette photo.

Même si ma connaissance de la montagne se limite à des lectures adolescentes de « Frison Roche », je monte le projet avec Luce et Nine de partir, l’été prochain, à l’assaut des hauts sommets !

Juillet arrive. Les derniers examens passés, nous quittons Paris pour trois semaines : Une semaine pour se chauffer avec des marches d’approche en refuge. Les deux suivantes en haute montagne avec encadrement.

Le premier jour du stage, Le groupe de niveau est formé, nous sommes sept. Voilà notre guide qui arrive....
Tous le monde l’observe et l’écoute. Il s’appelle Gilles.
C’est un trapu-costaud, un savoyard châtain au visage large et coloré, la quarantaine. Un peu emprunté devant son groupe, il nous parle lentement, l’air sérieux. Il va nous tester, un jour ou deux, pour vérifier s’il peut tous, nous monter sur glacier.

Les exercices commencent. Nous nous emmêlons dans le matériel, nous sommes maladroits sur le rappel. Le guide nous houspille, nous bouscule. Tout le monde baisse la tête et s’applique. Mais, quand il commence, avec son « dites donc, les p’tites parisiennes !» Luce et moi, nous nous jetons un coup d’oeil entendu (Nine est bien plus douce). C’est le signal du lâché de vannes !

Le moindre bégaiement de sa part, la plus petite hésitation, une infime erreur de n’importe quoi, et il se retrouve submergé de réflexions ironiques et de blagues échangées en ping-pong par-dessus son casque. Deux filles de 23 ans en pleine forme ça peut être assez éprouvant.
Nous y prendrons un tel plaisir, que le jeu se poursuit les jours suivants...

Le guide, débordé, râle et se venge en nous déséquilibrant avec des coups secs sur la corde qui nous relie à lui, en nous tapant sur le casque avec sa main de montagnard ou le manche de son piolet.
Mais nous..., nous sommes Deux !
Enfin deux, jusqu'à ce que Luce, qui galope comme une chèvre dans la moraine, se foule la cheville...
A peine l’hélicoptère, qui l’emporte dans la vallée, disparaît il, que Gilles me regarde en plissant les yeux, les poings sur les hanches :

- Toi ma p’tite Ellie, je te tiens..., tu as intérêt à filer droit si tu ne veux pas qu’il t’arrive des bricoles. Pense t’il si fort, que je l’entends.

Peu pressée d’en découdre, je tourne les talons et rentre au refuge.
Le lendemain matin, départ, nous ne sommes qu’à une petite demi-heure de l’ascension, d’une grande aiguille. A sa base, nous déposons les sacs et les grosses chaussures.
Chaussons d’escalade aux pieds, Casques rouges sur la tête, nous attendons le petit rituel d’encordement. Le guide nous attache soigneusement, les uns aux autres, tout en vérifiant les baudriers. C’est assez amusant, on dirait une bande de gamins qui se fait reculotter.

Je suis, avant, avant, dernière de cordée, j’encadre Nine, qui a le vertige, avec un grand gars, qui fait le dernier de cordée.
Gilles à l’air de très bonne humeur. Il m’attrape, me tourne dos à lui et malgré mes protestations, serre les sangles de mon baudrier, au maximum, sur mes cuisses et autour de ma taille. J’attends qu’il s’occupe de Nine pour desserrer tout ça discrètement, mais l’oeil savoyard est perçant.

- Ellie...  je ne te conseil pas de toucher à un seul de mes réglages ou tu auras à faire à moi ! dit il.

Boudeuse, je rétorque :
- Ah oui ?... C’est bien triste, qu’il n’y ait pas, aussi, une sangle à serrer, autour de mon cou, je n’aurais plus à supporter une présence aussi pénible que la votre ! ...j’esquive de justesse une claque sur les fesses.

L’ascension débute. Nous nous élevons rapidement en grandes traversées et basculons d’une face à l’autre. Arrêt sur une corniche, toute la cordée se retrouve, avant de passer un surplomb. Pendant que le guide monte pour équiper la paroi, j’essaye de remettre les branches courbes de mes lunettes de glacier, derrière mes oreilles, en glissant un doigt à l’intérieur du casque. Peine perdue, je fini par défaire mon casque et le coincer entre mes genoux pour remettre tout cela en place.

Mauvaise idée !... Le casque s’échappe, se met à rebondir de roches en roches comme un beau ballon rouge et disparaît.....
Ayayaille, il ne manquait plus que cela... Gilles est en train de redescendre, il n’a rien vu. Il enroule sa corde de rappel et se retourne vers nous...; plissement d’yeux...

- Ellie, ou est ton casque ?
- Euh...et ben en fait, il est tombé...
- Il est QUOI ?
- Non, mais ce n’est pas grave, j’ai bien vu ou il était parti, je pourrai le récupérer quand on descendra...

Il n’a plus l’air de bonne humeur du tout. Il se retourne sans rien dire, vers le second de cordée pour le préparer et comme celui ci démarre, il s’approche, me décroche et me met sur sa corde de rappel.

- Tu descends et tu remontes avec le casque tout de suite !

Il ne me regarde même pas en disant cela. Toute son énergie est concentrée sur le fait de ne pas me sauter dessus... Je me sens un peu... morveuse...
Je pars en laissant filer la corde et disparais à la suite du casque. Celui-ci, parti loin, c’est arrêté, calé entre deux blocs. Je le récupère, le remet en vitesse et crie au guide, que c’est bon !

Je remonte rapidement, pendant qu’il avale la corde.
Je bloque sur une grande plaque en dévers, aucune prise à porté de main et impossible de me déplacer latéralement, tellement Gilles m’a repris de corde. Je lui crie :

- Je ne peux rien faire, là, je suis trop serrée !
- Ça m’est égal, débrouilles toi ! me renvoi t’il.

Ce genre de réponse, non compatissante, me met hors de moi immédiatement. Je hurle :

- Je m’en fous ! je ne bouge plus d’ici !!! ...Et de tout mon poids je me laisse pendre au bout de la corde.

Je l’entends pousser un rugissement, en haut, sur sa corniche.

- Elliiie ...arrête ça tout de suite, tu vas voir si je descends te chercher ! Et, incroyable.., il commence à me remonter à la force de ses bras.

Rapidement, je trouve une prise et reprends l’ascension. Je les vois enfin. Le guide est en train d’assurer le dernier de cordée, en même temps, qu’il assure mon retour. Très impressionnant !... Sur les derniers mètres qui nous séparent, je réalise, que je vais me retrouver seule avec lui ....hmm.

Gilles vérifie, que tout son petit monde est bien arrivé, puis se tourne vers moi, le regard mauvais.
Il me décroche de la corde de rappel.

- Retourne-toi contre la paroi ! lance-t-il avec un mouvement du menton.

Je pense, qu’il veut peut être régler une sangle détendue..., pas du tout, c’est mon compte, qu’il veut régler ! Il me cingle les fesses de plusieurs coups rapides, avec la corde... Waouou. Je n’ai même pas le temps de réaliser, que je suis, à nouveau attachée et dois rejoindre le groupe. Engourdie, confuse, je l’entends m’informer, d’une voix de colère rentrée :

- Je n’en ai pas fini avec toi, Ellie, tu ne perds rien pour attendre ! ... Pfou ! petite piqure d’appréhension à la pointe du coeur.

L’après midi, nous redescendons sur le village. Je traine un peu derrière. J’ai mal aux genoux, ce dernier jour de stage.

A l’arrivée, une bonne demi-heure sous le jet d’eau chaud, mes cheveux courts, hérissés, mouillés, je saute dans un short en toile, une chemisette à carreau propre et pieds nus à cause des cloques, quitte les douches des filles.
Au même instant, le guide surgit !

- Arrêt sur image -
Il est propre comme un sous neuf, entièrement rasé de frais. Il me fixe de son regard de prédateur... houlà !

Je lui lance, avec mon air de sainte Blandine :
- Humm..., pas mal sans la barbe de grizzli mal léché ! et je profite de sa stupéfaction, pour effectuer un virage de dégagement rapide, vers les dortoirs.

Je n’arriverai jamais, jusqu’aux dortoirs.
Mayday ! Mayday !... Arrachée du sol, je m’envole et me retrouver tête en bas, fesse, en l’air, sur l’épaule du grizzli mal léché, qui m’emporte dans sa tanière pour me dévorer toute crue !

J’essaye bien de me dégager, de négocier, mais le grizzli est un animal, puissant et optus.
Il ferme la porte de sa chambre, pousse le verrou, me dépose. Détendu, s’assoit sur le lit.

- Ellie, c’est l’heure de ta fessée, viens t’allonger sur mes genoux ! (vrilles dans le creux des reins)

C’est l’heure de Quoi ? Et que je me Quoi ?... Effarée, je le regarde pour voir, s’il plaisante..., pas du tout !

Ça va pas non ?... même pas en rêve ! Je me précipite sur la porte et fais glisser la targette. Lui bondit tout aussi promptement, enveloppe ma taille d’un bras et de sa main tendue, repousse le verrou... Du Fragonard, sans les costumes et les décors, mais, toujours, avec cette oppressante certitude, de l’accomplissement inéluctable... (Fin du petit quart d’heure culturel).

Mes jambes se dérobent. Il m’enlève jusqu’au lit, m’allonge sur le ventre, s’installe à califourchon sur le haut de mon dos, vue sur verso. Il ramène mes deux bras-deux mains collés sur mon derrière, le long de mes oreilles et les coince avec ses cuisses...

J’attends, pétrifiée comme une pénitente, que l’officiant officie : « Qu’il se dépêche, qu’on en finisse ! »

Ma chemisette est remontée haut sur mon dos. Je me sens nue, le corps juste protégé par mon short. Gilles ne semble pas pressé. Il enserre ma taille, de ses deux mains et pose ses pouces, dans les fossettes de mes reins. Il commence à parler.

Il me dit, que depuis le début du stage, je suis beaucoup, beaucoup, trop impertinente et que rien qu’à cause de cela, je mérite la fessée (revrille), mais que, par-dessus le marché, j’ai perdu mon casque en montagne, ce qui est totalement irresponsable et qu’en plus, je l’ai déséquilibré quand je me suis laissée porter d’un coup sur la corde, en refusant de monter... Et puis qu’aussi, il n’a pas beaucoup apprécié ma réflexion, sur le grizzli mal léché...

Ouh, là, là, n’en jetez plus. Lui qui ne s’exprime pas beaucoup d’habitude, je sens qu’il a ruminé cela toute la journée. Au fur et à mesure qu’il énumère ses griefs je me lyophilise de plus en plus.

Et puis, voila la dernière, ...il pousse un grand soupir, se redresse un peu et me demande de bien confirmer, que je mérite cette imminente fessée...
C’est horrible, parce que je suis, « presque », d’accord avec lui, sur le fond. Mais de là, à le proclamer à haute voix, j’étouffe et rien ne sort...

- Ellie, j’attends !

Je souffle un timide
- Euh oui, que ce que je dois dire ? (essayons de gagner un peu de temps..)

Lui pas dupe et légèrement agacé :
- Bon..., très bien..., tu l’auras voulu ! Ses mains passent sous mon ventre et s’attaquent aux boutons du short.
-
Je retrouve immédiatement ma voix :
- Non, non, non, ce n’est pas possible... je n’ai pas de culotte dessous !
- Comment cela, tu n’as pas mis de culotte ? fais-moi voir cela, tout de suite. Et hop il me glisse le short à la hauteur des genoux.

Aaargh ....non ce n’est pas vrai, pas ça, pitié, je vais perdre la tête en perdant pied. Je frissonne, hérissée-transpercée. Mon coeur, petite boite à rythme, enclenche le tempo, subito vivace.

Posément, il prend, possession de mes fesses, par de bonnes claques régulières. Chaque fesse est fessée à son tour, main droite, mains gauche et je cri presque tout de suite. Il s’arrête de temps en temps, souffle sur mes rotondités, comme on souffle sur une soupe trop chaude.

Comme il a laissé ses deux mains en cockpit sur mes fesses, je l’entends qui s’extasie en les laissant glisser sur ma peau.

- Ellie, tu es en plein dans l’axe de l’armoire à glace. Je peux voir ton mignon petit popotin s’agiter et se colorer, en double et en trois D. ! attend un peu....

Dieu du ciel..., rien ne me sera donc épargné ! (et d’ailleurs mon popotin n’est pas petit)
Je vois sa main qui saisie le traversin et le glisse sous mon pubis, puis tous les oreillers qui sont à sa portée. (Oh, nooon...)
Il est ravi de cette nouvelle vue, forte intéressante et très à son goût. Il se moque :

- Ellie, est ce ton casque rouge, que je vois là bas dans le reflet du miroir ?

Merci, merci, je préfère ne rien savoir de ce qu’il se passe derrière moi. Mon exposition est totale. Il est clair, qu’il n’a pas fini de jouer. Malgré, ou à cause, de ma honteuse infortune, je ne peux empêcher un fou rire, devant tant d’enthousiasme.

À l’évidence de mon défaut de concentration, il reprend rapidement la main.

- Ellie, Ellie, gronde t’il, attend toi à ce que je transforme ton postérieur en volcan !

C’est maintenant, de ses deux mains réunies, qu’il me fesse. Les claques vont deux par deux, comme de bonnes copines. Main dans la main, elles vont s’amplifiant sans fin sur mes fesses en fusion.

Sirène aux genoux entravés, mes mouvements sont ceux d’un poisson échoué. Je crie et je supplie à fendre l’âme. Ma vue se brouille, c’est l’ébullition-éruption... Je m’évade hors de moi, par la spirale du haut mal .....

Gilles essuie et embrasse mon visage. Je suis assise à moitié nue, sur ses genoux, mes mains agrippées à ses épaules pour ne pas trop peser sur mon postérieur, les yeux fermés, le front dans sa chemise... Il déboutonne la mienne, lentement, fait glisser le tissu sur mes seins, attentif à toutes réactions. Je n’ouvre pas les yeux, ne m’oppose en rien, respire juste...

- Ellie, murmure-t-il, il va te falloir encore un peu de courage... J’ai une envie folle de finir sur la position « vilaine petite fille ». Et il me couche, cette fois, en travers de ses genoux...

 

Ellie C. - Avril 2009

0 commentaire
avatar