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Leçon de conduite
Ellie

(Les aventures Délicieuses -1)

Le bac, finalement, en poche..., je profitais de la première quinzaine de juillet pour passer le code.

Il n’y a plus de place pour la conduite, mais ma mère m’offre, gentiment, quelques heures pour illustrer la théorie. Le lendemain de l’examen, coup de téléphone du moniteur :

- Ellie ?... finalement, il y a une place de libre pour passer la conduite dans deux semaines. Il faudrait venir au moins deux, ou trois heures, par jour !... Veux-tu tenter ?

Je demande à ma mère, c’est OK.., Super !

Tous les matins, je descends sur ma mobylette, jusqu’à l’auto école et nous voila partis, pour deux heures de conduite, sur les petites routes du pays Vençois. Le moniteur n’est pas très grand, brun sec environs 35- 40 ans, plutôt blagueur. Après le bac, c’est appréciable et je m’y mets, aussi, très facilement.
Mais ..., quand on s’amuse en voiture, on a tendance à faire moins attention.
Je prends un virage à la Fangio, au raz du ravin. Hurlement du moniteur accroché au tableau de bord (le ravin est de son côté). Il m’ordonne de m’arrêter un peu plus loin, sur un de ces arrêts d’urgence, qui bordent les petites routes de montagne. Il respire un grand coup, puis se tourne vers moi et me dit calmement, presque doucement, avec son accent du sud ambiance « le parrain » :

- Si tu me mets la voiture dans le ravin..., je t’allonge sur mes genoux et je te fesse jusqu'à te faire craquer le bluejean ... !

Houlà.., dangereuse perspective, Je redémarre sans rien dire...

Et « roulez jeunesse » les cours s’enchainent.

Je tâtonne bruyamment dans le passage d’embrayage, la mâchoire du moniteur se crispe. Je surveille sa main d’un oeil. Il me donne une claque sur la cuisse chaque fois que la boite de vitesse crie.., ouille !
Je roule aussi toujours trop à droite, à son goût.
Sous cette critique récurrente, j’avance légèrement insolente que :

- ce n’est pas de ma faute si les voitures que l’on croise viennent me frôler. Et puis les rues dans les villes de cette région sont beaucoup trop étroites, c’est vrai quoi ! (je viens du nord)

J’entends un grand soupir et je le vois rougir sous son teint mat. Trouble..., je le regarde une fois de trop et .... Bling ! Coup de frein brutal du moniteur...
Il y a une seconde, un rétroviseur était fièrement fixé sur la portière droite de notre voiture. Maintenant, le miroir brisé, celui ci pendouille au bout de son câble. Je me mange les lèvres et j’écarquille les yeux en regardant droit devant moi. Il descend de la voiture vérifie le rétroviseur de la voiture heurtée, (ça à l’air d’aller)... tripote un peu le notre, visage fermé, remonte, claque la portière... J’attends, j’observe longuement la propreté toute relative du pare brise. Il fait chaud sous son regard « micro onde », je commence à bouillir de honte.

- Heu..., Je suis vraiment désolée.
- Ah oui ? ...et bien on va régler ça, tout de suite ! prononce t’il, avec sa voix de parrain.

Comme si la situation n’était pas, déjà, assez embarrassante, l’émotion déclenche en moi une terrible envie de faire pipi, qui me fait serrer les cuisses.

- Démarre ! ...deuxième à droite,... tout droit,.... Sous ses ordres, nous quittons la ville. Nous roulons, vers « je ne sais pas trop ou, je ne sais pas trop quoi », sur une route qui danse entre les Oliviers.
- Au prochain virage tu ralentis.., tu marques l’arrêt et tu prends le petit chemin qui descend sur la gauche.

Misère, je sens que les choses ne s’arrangent pas pour moi. Manifestement, nous ne nous dirigeons pas vers un garage. Tout cela va trop vite. « Respire, respire » comme dis ma mère quand je stresse.
Il y a plein de cailloux et de trous sur ce chemin. C’est trop tard, je le sais, c’est en ville, que j’aurai du sauter de la voiture et me sauver en courant, en le laissant là, avec sa caisse toute pourrie et son permis à la noix.

- Gare toi et coupe le contact, s’il te plaît.

J’arrête la voiture.

C’est moi « Super-Ellie », en une seconde j’analyse tout :
- L’altimétrie,
- le degré d’hygrométrie,
- la scie des cigales,
- l’odeur des végétaux chauffés au soleil de 15 h
- et la peur..., la peur qui me coule le long du dos.

Je vais mourir là, à dix huit ans et cinq mois, à cause d’un coeur qui essaye à tous prix de sortir de ma poitrine. On retrouvera mon squelette nettoyé par les fourmis rouges ...

Le moniteur sort de la voiture calmement, fait le tour du capo avec un petit sourire en coin et son regard de rusé renard. Pour lui ça baigne. Sa démarche est souple et musclée.
Et là, je me fais Le «bad trip» du siècle. Comment ai-je fait pour ne pas m’en apercevoir avant ? Ce gars ressemble comme un jumeau au surveillant général de mon collège picard. Le type le plus rapide du monde. Il traversait la cour comme une fusée à la poursuite d’un élève paniqué. Le malheureux se faisait toujours rattraper et se prenait une trempe.

Si je ne reprends pas le dessus, là, tout de suite, je suis foutue, il faut que je me ressaisisse.
La portière s’ouvre. Je crois qu’il va me prendre par le bras et m’extirper de mon siège. Pensez-vous, monsieur est tellement sûr de lui qu’il me dit simplement :

- Lève-toi ! et ça marche. J’obéis, je suis debout, la petite blonde pas rassurée du tout.

Un vent doux me chatouille sous la jupe et me file un coup de frisson.
Super idée, la jupe droite, aujourd’hui ! Tout ça pour faire femme, une fois de temps en temps. Les scandales, la petite blouse blanche à manches ballon, j’ai tout faux pour ce genre de situation. Qu’on me rende mon armure ! Mes jeans, mon long teeshirt noir et mes baskets supersoniques.

Maintenant, Monsieur, que le soleil semble gêner tant ses yeux ne sont plus que deux fentes, me plaque sa main sur le bas du dos et appui pour m’impulser le mouvement de la marche.

- Viens par ici, on sera plus au frais sous les arbres et il y a de quoi s’asseoir....

Tout cela est proposé  d’une voix plutôt amicale, comme : « allons prendre le gouter sous ce joli bosquet ».
Mes petites lumières rouge « attention danger » clignotent de plus en plus vite. J’avance, raide comme une poupée qui marche, vers le tronc couché d’un grand pin maritime rougeoyant, prêt à être débité.
La pression sur mes reins s’accentue. Je cambre, à son grand amusement.

- Je vois qu’il y a matière à...lance t’il goguenard.

Matière à quoi exactement ? Dieu que cette imprécision m’est désagréable.
Nous sommes arrivés. Il s’assoit sur le long tronc, en me prenant les poignets et m’attire entre ses cuisses. J’ai le regard qui plonge désespérément sur le coté gauche, à la suite d’un scarabée qui se faufile et disparaît sous les aiguilles.

- Ellie regarde moi... Ellie ? sa voix s’impatiente. Ma poitrine se soulève sur une grande inspiration. je le regarde.

Les joues embrasée, je suis la fille la plus gênée au monde et aussi celle qui à le plus envie d’aller aux toilettes.

- Ellie, tu es consciente de la grosse bêtise que tu viens de faire ?
Ça, cette tournure de phrase faussement interrogative, c’est de la suggestion de réponse, méfiance !

- Oui, ...ben oui, c’est sur...
- Tu comprends donc que tu mérites d’être sévèrement punie ?
- Oui, enfin euh un peu, peut être... et comme je sens que je vais bientôt me pisser dessus, j’entame une petite danse de la pluie.

Cette suite de petits pas primaires, rapidement remarquée et remarquablement interprétée, j’ai l’autorisation d’aller me soulager.

- Ne pense même pas t’échapper, me lance t’il, je t’aurais vite rattrapée !
Ça, je veux bien le croire.

Je reviens vers lui, plus détendue. Bon, on ne va pas y passer la Noël, que veut-il exactement ? Je n’ai toujours pas vraiment envie de comprendre.
Il me regarde arriver, fixement (Mère-grand que vous avez de grands yeux) ;
avec un sourire carnassier (Mère-grand que vous avez de grandes dents) brrr.
Il me saisi fermement le bras et mon appréhension repasse directement du point mort en quatrième.

- Ellie, tu vas te prendre une bonne fessée dont tu te souviendras longtemps, je te prie de le croire ! Et hop, il m’allonge sur ses genoux. J’en suis comme deux ronds de flancs.

Il commence à me flanquer des petites tapes un peu partout sur les fesses... Au bout de quelques secondes d’adaptation, je me demande vraiment ce qu’il fabrique. J’ai des souvenirs plus vifs de mon enfance. Là, on dirait qu’il époussette ma jupe...
Du coup, je commence à observer le tronc, sur lequel il est assis et sur lequel, j’ai le nez. Celui-ci transpire de grosses gouttes de gomme poisseuses. Je m’imagine que mon fesseur va rester le cul collé sur le pin et qu’il devra laisser là son pantalon, pour redescendre en ville. Qu’il ne compte pas sur moi, pour lui prêter ma jupe et j’éclate de rire. ...
Au temps suspend ton vol....plus rien ne bouge derrière moi.
NB : Il n’est pas conseillé de rire, sous la fessée

Il me redresse d’un coup, debout à coté de lui, dégrafe ma jupe qui tombe au sol et me recouche. Il pose sa main bien ouverte, sur mon postérieur et la laisse un moment, comme s’il en prenait bonne mesure. La chaleur de sa paume traverse le coton de ma culotte. Je ne suis pas à la noce !

- J’espère pour toi, que cela valait le coup de rire, grince t’-il et il commence à m’envoyer de grandes claques sur les fesses.

Je crie de surprise sous les trois premières. Les claques sont régulières et lourdes. Petit à petit, elles saisissent mon fessier qui se contracte sous le coup de la surprise ou d’une douleur trop vive. La cuisson monte, monte, monte en température et fini par déclencher une litanie de « ouilles » et de « ailles », enluminée de quelques pitiés implorants. Les larmes s’échappent et mouillent mes joues.
La fessée semble fléchir. Les claques se font tapes, puis la main se pose comme un gros chat et me masse affectueusement chaque fesse d’un petit mouvement circulaire, plus ou moins appuyé.

C’est là, que je commets ma deuxième erreur.
Mue par je ne sais quel envie de précision, je regarde ma montre, genre : « ce n’est pas tout ça mais j’ai quelque chose sur le feu » (héhé...)
NB : Il n’est pas conseillé de montrer de l’absence, sous la fessé.

Je l’entends rugir au dessus de moi :
- Elliiiie..., ne crois pas t’en sortir comme cela, je vais te servir le dessert maison, moi, tu vas déguster !!!...

Quoi, quoi ? Il y a une suite ? Je collapse façon conservation sous vide.
Ses doigts se glissent sous l’élastique de ma culotte. Je tends immédiatement mes « deux bras-deux mains » pour retenir ce reste de dignité. Peine perdue, menottés, mes deux poignets sont remontés et retenus à la hauteur des omoplates par une main puissante.

Alors ..., Alors..., tout doucement, il descend ma culotte délicatement le long de mes jambes...

C’est une situation affolante... ;
extrêmement humiliante :

- Non ! Non ! Non !

et en même temps, délicieusement troublante :

- (oui, oui, oui ...)

J’ai l’impression que mes fesses vont éclore sous les frissons.
Ou, un truc comme cela, de toute façon, le temps d’analyse est écoulé.
Une volée de claques se met à crépiter sur mes fesses, au rythme rapide du chant des cigales.
Oh là là ! Je crie, je pleure, je proteste, je me tortille comme un vers. Mes yeux se ferment. Rien ne semble pouvoir arrêter cette déferlante volcanique. Mon corps se cabre comme une figure de proue. Nuque rejetée en arrière, ma voix de soprano léger s’échappe, monte à l’assaut des collines. Mon ventre s’ouvre et j’accouche, dans une demi-ivresse, de toutes mes résistances.

La main s’est arrêtée, elle ne me bat plus, elle semble reconnaitre le son de ma reddition, le don de ma capitulation. Elle me rassure, me caresse, me fait revenir.
« Lui » embrasse gentiment mon embrasement, me redresse et m’habille.
C’est lui qui conduit sur le retour...

Il reste encore deux jours de cours. J’y vais sur la pointe des fesses ; Concentration maximum sur l’examen.

Jour « J » : Après une petite hésitation, je remets exactement la même jupe, le même chemisier, les mêmes scandales, spectateurs de mon explosion anatomique.
Quand j’arrive, il me regarde..., je le regarde... Il souri d’une fossette en voyant mon petit air de « même pas peur » et m’emmène à l’écart du groupe.

- Ellie, dois je prendre ton attitude pour de la provocation ? ... Je te conseille vivement de ne pas rater ton permis, parce que moi, je ne te raterai pas ! Me glisse t-il en embrassant ma joue.

 

Ellie C. - Mars 2009

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