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Anonym addict spankees
Jean-Jacques

L'histoire que je vais raconter a commencé aux États-Unis - où aurait-elle pu commencer, d'ailleurs, que dans ce grand pays véritablement pionnier dans tant de domaines ?
Tout le monde connaît les groupes d'entraide, de type alcooliques anonymes, où se soignent les accros à la drogue, au jeu, à l'internet, et de façon générale à toutes les addictions dont peut souffrir un être humain. Groupes souvent connotés par des intentions religieuses, pas obligatoirement, mais c'est bien dans l'esprit des États-Unis.
L'association dont je vais vous parler, et dont j'ai pu, à grand peine, trouver un groupe en France, par le Centre Américain, était née à la suite d'une communication publiée dans une revue de l'institut de médecine de Novossibirsk selon laquelle, je cite, "une bonne fessée déculottée est un remède souverain contre la dépression, l'alcoolisme et la toxicomanie. Une bonne fessée, disaient-ils, ça libère des endorphines, et provoque une sensation de bien-être et un renforcement des défenses immunitaires. Contre la douleur, la fessée joue le même rôle que la morphine et la codéine."
Aussi, Béatrice Reinhart, citoyenne américaine, ancienne alcoolique, eut-elle l'idée de fonder son groupe d'entraide sur les confessions publiques, comme dans tous les autres groupes semblables, mais aussi la fessée qui venait les conclure. Très curieux de voir ce qu'il en était, je décidai d'aller assister à une séance organisée dans ce fameux Centre Américain, boulevard Saint Germain.
Je frappai donc à la porte de l'une des salles, où l'on pouvait aussi bien dispenser des cours de danse que des leçons d'anglais, ou des conférences sur le mécénat outre-atlantique. Le créneau horaine mentionnait seulement AAS, pour Anonyms Addicts Spankees. On pourrait traduire par "accros anonymes fessés". En insistant bien sur le sens passif du mot "fessés". Sur le mur figurait, au dessus d'une estrade, la photo de l'illustre fondatrice :

dont le regard bienveillant, serein, apaisant, semblait bénir tous les assistants fébriles et inquiets qui venaient en ces lieux chercher un peu de soulagement à leurs souffrance. Sans que nul ne se retourne à mon entrée, je pris place silencieusement sur une chaise, au fond de la salle, et ouvris tous grands mes yeux et mes oreilles. Une femme d'âge mur, plutôt dodue, vint se placer sur l'estrade, face à l'assistance. À côté d'elle l'animatrice de la séance lui dit en arborant un sourire rassurant :
- Nous t'écoutons.
La dame se força à sourire aussi, et commença son "coming out", pour parler comme il est d'usage.
- Bonsoir. Je m'appelle Sarah.
- Bonsoir, Sarah, répondirent en choeur les autres participants. (tout cela avait un ton que j'aurais qualifié de gnangnan, mais j'attendais la suite.)
- Je suis boulimique. Je ne peux pas m'empêcher de me relever la nuit pour aller manger des sûcreries, des crêmes glacées. Je suis trop grosse et j'ai peur d'avoir du diabète, déballa tout d'un traite la forte femme.
- Tu ne peux pas t'en empêcher, Sarah ? questionna l'animatrice.
- Non, c'est plus fort que moi.
- C'est très important de nous l'avoir avoué, Sarah. Nous t'aimons tous.
- Nous t'aimons tous, Sarah, reprit en choeur l'assistance.
- Tu as fait le premier pas vers la guérison, continua l'animatrice. Nous allons t'aider maintenant à poursuivre. Qu'est-ce qui va arriver à Sarah ?
- La fessée, répondit docilement le choeur.
- Une bonne fessée, Sarah, qui va te soulager et te faire du bien, et que tu vas recevoir devant nous tous. Qui veut venir fesser Sarah ?

Un homme d'une quarantaine d'année se leva, et proposa son aide avec un bon sourire plein d'innocence et de compassion évangéliques à souhait. L'animatrice se rangea sur le côté, pour laisser libre le milieu de la scène, et le monsieur prit avec douceur Sarah par un bras, la fit pivoter pour qu'elle présente son dos à l'assistance, puis entreprit de trousser la jupe avec quelques difficultés sur les cuisses grasses et le derrière rebondi de la gourmande. Ensuite, il baissa la culotte noire et ornée de dentelles, dévoilant deux grosses fesses bien tendues, d'autant plus qu'il avait courbé la patiente sous son bras gauche. Enfin, il commença à fesser, sur un rythme assez lent. (je dirais une claque par seconde, alors que les fessées que je me souviens avoir reçues dans mon enfance étaient appliquées à un tempo beaucoup plus vif.)
- Regardez tous, dit l'animatrice, et répétez avec moi : c'est une enfant.
- C'est une enfant.
- Elle a mérité la fessée devant tout le monde.
- Elle a mérité la fessée devant tout le monde.
- Comme elle a honte !
- Comme elle a honte !
- C'est bien, conclut l'animatrice quand elle estima que le postérieur était suffisamment rouge. Sarah, tu peux aller te mettre contre le mur, les fesses à l'air, jusqu'à la fin de la séance. François, c'est ton tour, invita-t-elle en souriant, à l'adresse du monsieur qui venait de corriger Sarah.

À son tour, l'homme dut subir la honte d'être déculotté en public, et fessé d'importance par la main de l'animatrice, femme sans aucun doute experte en la matière. Ce fut une fessée magistrale, scandée par les mêmes phrases que précédemment, mais cette fois le monsieur dûment fessé put se reculotter et rejoindre sa place, les yeux fixés sur le sol, rouge de confusion, mais un très étrange sourire aux lèvres. Nul sexe, apparemment, nulle allusion coquine ou graveleuse, ces Américains étaient vraiment maîtres en hypocrisie sous leur rutilant vernis de vertus chrétiennes. Vous ne serez pas surpris, cependant, si je vous avoue que je fus le suivant à m'avancer et à ma présenter sur l'estrade.

- Bonsoir. Je m'appelle Jean-Jacques.
- Bonsoir, Jean-Jacques....

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