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Soeur Jeannine
Jean-Jacques

Cette bonne Soeur Jeannine devait donc venir me faire, gracieusement, ma piqûre antitétanique. C'était une grande femme bavarde, précédemment Carmélite, et à qui son Ordre avait donné un congé de durée indéterminée afin qu'elle puisse consacrer son temps à diverses associations caritatives - une sorte de permanent syndical pour Caritas Internationalis. Je lui avais rendu quelques menus services, comme de lui changer sa bouteille de butane, et elle me rendait la pareille en me proposant ses services d'infirmière diplômée.

Pendant qu'elle préparait sa seringue, je dénudais mon épaule. Elle m'arrêta :
- Ah non, Jean-Jacques, je préfère piquer à la fesse. Il y a plus de chair. Vous allez vous coucher sur le lit et me présenter votre derrière. Votre postérieur, si vous préférez.
- Comme vous voudrez.

Je m'exécutai, et j'eus la (bonne) surprise de l'entendre me dire, d'un ton enjoué, qui excluait toute connotation coquine :
- Vous n'avez pas honte, de montrer vos fesses, à Soeur Jeannine ? C'est une bonne fessée, moi, que je vous donnerais bien, si je m'écoutais ! C'est tentant, des bonnes fesses blanches, comme ça !
À plat-ventre comme je l'étais, je n'avais pas la crainte de révéler l'émotion intense qui m'avait envahi en entendant ces paroles. J'avais cinquante-cinq ans, et elle quinze de plus, mais cela n'a jamais été une objection. Je répondis, la tête tournée vers le mur :
- Vous me rajeunissez de plus de quarante ans ! La dernière fois que j'ai reçu la fessée, j'étais allongé sur un lit, comme ça, j'avais douze ans.
- Douze ans ! Oui, vous devez vous en rappeler ! Racontez-moi ça.
- J'étais en colonie de vacances, en Alsace. J'avais ramassé deux silex dans la cour. Le soir, quand le moniteur a éteint la lumière, je me suis amusé à faire des étincelles, sous mes draps. La lumière s'est allumée, et le moniteur a demandé qui est-ce qui faisait du bruit.
- Alors ? demanda Soeur Jeannine, la seringue à la main, suspendant provisoirement l'injection.
- Vous voulez savoir la suite ?
- Maintenant que vous avez commencé.
- Une condition, alors.
- Dites-voir.
- Je voudrais bien savoir si ça me ferait le même effet de recevoir la fessée à mon âge.
- Vous voulez que je vous fesse ? gloussa-t-elle.
- Oui. En plus, vous avez dit que vous en aviez envie.
- Avant la piqûre, alors, parce que je ne veux pas taper sur vos fesses après.
- Allez-y, j'attends. Mais une vraie fessée, hein, pas une ou deux claques pour rire.
- Vous n'avez pas peur que ça s'entende ?
- Mettez de la musique. Tiens, les quatre saisons, le disque est dans l'appareil, vous n'avez qu'à presser sur le bouton... Oui, celui-là. le Tambourin, de Jean-Philippe Rameau. Vous allez me fesser en cadence, sur le rythme de la musique, là-là! là-là ! là-là-la ! Comme ça, vous voyez ?
- là-là! là-là ! là-là-la !
- Allez-y !

Et la fessée commença, en cadence, sur un tempo parfaitement adapté, qu'on aurait cru fait pour cette circonstance. Soeur Jeannine scandait, en fessant, d'une voix allègre. Sa main claquait alternativement chaque fesse avec méthode, et avec vigueur. Je ressentais une impression de brûlure, mais pas à un seuil insupportable. Un bon coup de soleil. Elle ne s'arrêta qu'à la fin du mouvement, reprenant son souffle :
- Alors ? Ça fait quel effet ?
- Je me suis retrouvé comme quand j'avais douze ans. Ça fait du bien.
- Ça fait circuler le sang. Mais je veux la suite de l'histoire.
- Ben vous la connaissez : j'ai reçu la fessée, une bonne fessée, comme tout de suite. Mais c'était par un moniteur, et devant tous les enfants du dortoir. C'est surtout la honte d'être déculotté, que je me rappelle.
- Et qu'est-ce que vous en pensez, maintenant ?
- Je pense qu'il a bien fait. On n'était pas malheureux, on était sages, on n'aurait pas eu l'idée d'être malpoli. Pis moi j'en suis pas mort. Juste vexé sur le moment.
- Il y a la douleur, aussi. Ça chauffe, quand même.
- Oui, ça chauffe. Vous m'avez rajeuni, ma Soeur. Vous m'avez fait retrouver mon enfance.
- Oh mais c'était un plaisir ! Si vous pouviez vous voir, comme c'est rouge ! Si vous aimez tant que ça les fessées, je suis à votre service ! Ça change des piqûres. Je crois que si j'avais été institutrice, j'en aurais donné souvent.
- C'est ça qui manque, dans les écoles, de nos jours.
- Vous savez, Jean-Jacques, même dans les collèges. Une bonne fessée, ça n'a jamais tué personne.
- Vous prêchez un convaincu. Eh bien, comme je n'aurai plus de piqûres, je vous téléphonerai quand j'aurai besoin de vous. Au lieu d'appeler la Soeur piqueuse, j'appellerai la Soeur fesseuse ! Qu'est-ce que je dirai ?
- Vous direz : ma Soeur, j'ai fait des bêtises. Vous vous confesserez, et moi je vous fesserai, au rouge, comme aujourd'hui !
- Pour ça, je vous fais confiance !
- Oui, mais tout de suite, je suis encore une Soeur piqueuse. Allez, vous être prêt ?

Quelques jours plus tard, j'eus la bonne surprise de recevoir un coup de téléphone de Soeur Jeannine.
- Jean-Jacques, vous m'aviez dit que vous m'appelleriez, pour un rappel, vous savez.
- Oui, ma Soeur. Je crois que vous devriez venir. J'ai besoin d'un rappel, comme vous dites.
- Alors je vais vous demander d'aller acheter le nécessaire.
- Mais, ma Soeur, je ne parlais pas de vaccin, je parlais...
- De fessée, j'ai bien compris. Mais, comme je ne veux pas être obligée de mettre de la musique à chaque fois que je vous fesse, j'ai trouvé une solution pour que les voisins n'entendent pas. Vous allez acheter un martinet, un beau martinet, et vous m'appellerez quand ce sera fait.

J'étais ravi, mais un peu inquiet sur la façon de m'y prendre pour acheter l'instrument requis par ma correctrice. L'après-midi, je me rendis dans une grande surface où je n'étais pas habituellement client, et à une heure de faible affluence. Je fis quelques menues emplettes, dont le fameux martinet, trouvé au rayon animalerie. Au moment du passage en caisse, l'hôtesse, puisque caissière il n'y a plus, une forte femme brune, eut un sourire suave, et me dit à mi-voix :
- Un martinet ! C'est pour le chien, pour madame, ou pour monsieur ?
Comme je ne répondais rien, l'air sans doute un peu gêné, elle reprit :
- Pour monsieur, je le sens ! Allez, vous n'êtes pas le seul.

Ce préalable eut le don de m'émoustiller agréablement. J'attendis Soeur Jeannine en chantant à mi-voix, rangeant le désordre de l'appartement, disposant même quelques fleurs dans un vase sur la table de la salle à manger. Au coup de sonnette, j'allais lui ouvrir avec la même allégresse que si j'allais accueillir une amoureuse.
- Bonjour, Jean-Jacques ! Pfft, quelle chaleur ! Vous n'êtes pas en short ? Allez, mettez-vous en short, vous serez plus à votre aise !

Je m'empressai d'obtempérer, et revins de ma chambre vêtu comme elle me l'avait demandé, habité par une émotion intense.
- Alors, ce martinet, vous l'avez trouvé ?

Craignant une visite inopinée, j'avais rangé l'instrument dans l'armoire, avec mes sous-vêtements. J'allai le chercher, puis le présentai à la Bonne Soeur, qui me semblait encore plus imposante que d'habitude. Il est vrai que mes nu-pieds ne me grandissaient pas, alors que les austères brodequins de la religieuse lui faisaient sans doute gagner quelques centimètres. Peut-être aussi que le port du short, la conscience un peu destabilisante de la nudité de mes mollets et de mes cuisses, l'attente de ce qui allait suivre, modifiaient ma perception de moi-même.
- Venez ici ! Pas la peine d'aller vous allonger, je préfère vous tenir sous mon bras, comme autrefois, à l'école. Je vais vous déculotter moi-même. Vous défaites juste le bouton du short. Voilà, c'est parfait.

Comme annoncé, elle m'avait courbé sous son bras gauche. J'avais une conscience aigüe de la situation, de sa présence corporelle, rembourrage de la hanche, mains qui me préparaient, et même odeur un peu aigre de femme un jour d'été, peu sophistiquée sans être toutefois malpropre. Je la sentis se pencher pour saisir, sur la table, le martinet, puis la fessée commença. Effectivement, cela faisait peu de bruit, pas assez pour attirer la curiosité de mes voisins. Soeur Jeannine commentait calmement, d'une voix de gorge :
- La fessée. Tous les hommes sont restés des petits garçons. Et ce qu'il leur faut, c'est des bonnes fessées. Vous savez, ce n'est pas la première fois que je fesse. Je crois bien que je donne presque autant de fessées que de piqûres. C'est le même tarif, sauf que ce n'est pas remboursé. Arrêtez de gigoter comme ça, je n'arrêterai que quand vous aurez les fesses assez rouges !

De fait, quand elle cessa de me fesser, la cuisson était suffisamment forte pour que l'érection que je craignais d'avoir ne fut passée à l'arrière plan. Mes fesses me brûlaient tout autant qu'après la premère fessée, manuelle, de la semaine précédente. J'avais la verge aussi flaccide que pouvait le souhaiter la chasteté d'une religieuse.
Celle-ci me regardait d'un air satisfait, et la douleur, jointe au ridicule de ma tenue, culottes aux chevilles, parachevait mon voyage dans le temps de mon enfance.
- Vous pouvez remettre votre culotte. Vous serez fessé une fois par semaine, jusqu'à ce que vous me demandiez d'arrêter le traitement. La prochaine fois, je veux que vous alliez cueillir, dans les bois, une verge. Vous en avez déjà vues, des verges ? Prenez des baguettes assez fines, bien flexibles. Vous les ligaturez avec une ficelle. Vous les ferez tremper dans l'eau, dans un seau. C'est comme ça qu'on faisait quand j'étais petite. Et une autre fois, on verra avec des orties. Vous me direz ce qui va le mieux. Voilà, Jean-Jacques, ça fait douze euros, conclut-elle avec un bon sourire de religieuse bienfaisante.

Quelques jours plus tard, j'attendais, debout, en short, mains sagement croisées derrière mon dos, que Soeur Jeannine eût achevé de refaire les verges que j'avais tenté de confectionner, et qui n'étaient pas à son goût.
- Voyez-vous, Jean-Jacques, il faut prendre bien soin d'enlever tout ce qui pourrait écorcher la peau. Des verges à fesser, ce n'est pas un knout. La peau doit être fouaillée, pas abimée. Là, ensuite, je fais une ligature pour la poignée. C'est bientôt prêt. Vous pouvez vous préparer.
- Vous avez l'air de connaître votre sujet sur le bout des ongles, ma Soeur.
- C'est que, quand j'étais enfant, on nous élevait comme ça. la seule punition, c'était la fessée, aussi bien à la maison qu'à l'école. Vous n'étiez pas encore né, et je ne sais pas si on fessait encore pendant votre enfance.
- Si, mais pas souvent.
- Oh, nous, c'était au moins une fois par semaine ! Et à l'école, jusqu'au certificat d'études ! Les classe n'étaient pas mixtes, alors les maîtresses n'avaient pas peur de baisser les culottes. Voilà. Vous pouvez baisser les vôtres, et aller vous allonger sur le lit. Je ne fesse pas sous mon bras, avec des verges, je vais vous dire pourquoi. D'abord, si ma main tombe à la bonne hauteur dans cette position, les verges taperaient plutôt sur vos mollets, ou derrière les cuisses. Ensuite, je fesse en travers du derrière, sinon ça pourrait blesser l'entre-jambes, vous voyez ce que je veux dire ? Allez, en place pour la fessée ! Mettez l'oreiller sous votre bassin, s'il vous plaît. Vous n'en avez pas besoin pour votre tête, et vos fesses seront mieux placées.

Je m'étais allongé, culottes baissées, et le premier coup atterrit sur mon postérieur offert. Je sursautai. Ce n'était pas une torture, mais, dans cette position, Soeur Jeannine fessait certainement plus vigoureusement que la fois précédente, avec le martinet, sous son bras. Je tournai la tête pour voir son visage. Ses lèvres avaient pris une moue de satisfaction, elle était visiblement satisfaite de la façon dont elle s'acquittait de sa besogne.
- La fessée, ça s'apprend, déclara-t-elle d'un ton sans réplique. Je n'ai pas l'habitude de compter, quand je fesse. Je m'arrête quand la peau des fesses est assez rouge. Mais vous, vous aller compter, je vous dirai pourquoi.
- Un... deux...

A vingt-six, ma voix était devenue plaintive, presque suppliante. Soeur Jeannine s'arrêta, et m'expliqua :
- C'est aussi au son de la voix que je sais quand je dois cesser. Une fessée ne doit pas s'arrêter tant que le puni n'est pas au bord des larmes, vaincu, pourrais-je dire, soumis. Et ça, je le sais à la voix, Jean-Jacques. Restez comme ça, le temps que la douleur se calme.
- Où est-ce que vous avez appris, ma Soeur ?
- Oh, c'est une drôle d'histoire. J'étais déjà religieuse, mais pas encore au Carmel. Je venais de passer mon diplôme d'infirmière. Un soir, on apporte un blessé. C'était le directeur du collège de garçons de la ville, qui s'était ramassé sur une plaque de verglas, et qui était contusionné, assez sérieusement. Je le soigne, et qu'est-ce que je vois, au moment de lui faire une piqûre ? Ses fesses étaient zébrées comme les vôtres tout de suite. Je n'ai rien dit, mais j'ai été poser la question à mes aînées, dans la salle des infirmières. Ça les a fait rire. Elles m'ont appris que le directeur était allé voir des prostituées pour se faire fouetter.
- Alors ?
- Alors je suis retournée le lendemain pour le soigner, et je lui ai fait la morale. Il n'était pas fier, je vous assure. Il m'a raconté qu'il avait besoin de recevoir la fessée, qu'il se sentait mieux, après, comment dire ? Un poids en moins. Qu'il ne demandait rien d'autre aux filles, ensuite. J'ai réfléchi toute la journée, puis j'ai pris ma décision, après en avoir parlé à la Supérieure. Avant qu'il ne rentre chez lui, je lui ai dit que je pourrais lui donner la fessée, et lui éviter ainsi d'aller dans des quartiers mal fâmés, voir des filles de mauvaise vie. Je prendrais le prix d'une piqûre, vous voyez, c'est toujours ainsi, et notre communauté pourrait ainsi avoir un petit revenu supplémentaire. Il y avait, à côté de la salle de pansements, une petite salle sans fenêtre, inutilisée. Nous en avons fait la salle de fessées. Je vous parle de ça, c'était en 1938.
- Et vous avez continué, ma Soeur ?
- Ma foi oui. Vous seriez très surpris du nombre d'hommes que je fesse. Surtout des hommes, rarement des femmes. Des enfants, aussi, quelquefois, mais là je ne demande pas d'argent. Quand je fais une piqûre, je lance la conversation sur les fessées. Et si la personne répond comme je m'y attends, ça finit comme avec vous. Je ne me suis jamais trompée, Jean-Jacques. Jamais.

- Mais les enfants ?
- Là, c'est sur demande des parents. Pareil, je dis quand je les vois déculottés pour une piqûre qu'ils doivent recevoir des bonnes fessées, que c'est ce qu'il faut aux enfants de leur âge. Si les parents suivent, je les fesse. Mais toujours à la main, Jean-Jacques. Il y en a même que j'ai fessé depuis l'âge de dix ans jusqu'à ce qu'ils soient pères de famille ! En secret de leur épouse, évidemment.
- Et vous aimez donner la fessée ?
- J'aime le travail bien fait. Quand je fais le ménage, je suis contente que ça brille. Quand je fais un gâteau, je veux qu'il soit bien doré. Quand je fesse, je veux finir avec un derrière bien rouge, et une personne satisfaite, calmée, reconnaissante, même. Oui, j'aime bien fesser, je suis sûre que le Bon Dieu a donné des fesses à tout le monde pour qu'on puisse y donner des bonnes fessées. A tous les âges. J'aime déculotter, car je sens que l'orgueil des garçons est mortifié quand on voit leurs fesses. Les impressions qu'ils ont ressenties étant enfant sont indélébiles, Jean-Jacques, vous m'avez dit vous-même que vous remontiez quarante ans en arrière. Quand je vois deux bonnes fesses blanches, et que je sais la honte qui a envahi celui que j'ai déculotté, je me sens une tâche à accomplir. C'est de fesser consciencieusement, avec application, jusqu'à ce que la peau soit bien rouge, et le fessé bien maté. Je suis sûre que le Bon Dieu m'approuve, dans mon geste pour rabaisser la vanité des petits prétentieux qui courent les rues.
- Je ne sais pas expliquer, ma Soeur, mais ça fait du bien...
- Même sur un plan strictement matériel, la fessée est bienfaisante. Ecoutez bien ce que je vais vous dire, Jean-Jacques, ça risque de vous surprendre. Je vais vous apprendre quelque chose, puisque j'ai des connaissances médicales, tout de même. Des scientifiques russes de l'institut de médecine de Novossibirsk ont rendu publique une communication selon laquelle, je cite, "une bonne fessée déculottée est un remède souverain contre la dépression, l'alcoolisme et la toxicomanie. Une bonne fessée, disent-ils, ça libère des endorphines, et provoque une sensation de bien-être et un renforcement des défenses immunitaires. Contre la douleur, la fessée joue le même rôle que la morphine et la codéine." Qu'en pensez-vous ? Voilà, Jean-Jacques, vous pouvez vous reculotter. C'est douze euros. Pour la prochaine fessée, vous irez me cueillir des orties ?

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