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Éducation anglaise
Jean-Jacques

Cette histoire m'est arrivée en 1967. Je ne l'ai jamais racontée à personne.

J'avais 18 ans, et je venais de passer mon bac. En récompense, je fus autorisé (la majorité était alors à 21 ans) à passer un mois de vacances seul, dans un camping des Landes, équipé d'une petite tente dite « canadienne ». J'avais un peu d'argent, mis de côté tout au long de l'année, et cela me suffisait à manger, et à m'offrir de temps en temps une nuit à la discothèque de la station balnéaire de M...
Le camping municipal était immense. J'avais planté ma tente à son extrémité, dans la forêt de pins qui commençait. Mes plus proches voisins étaient à une centaine de mètres, les sanitaires à un demi-kilomètre, et j'allais chercher de l'eau dans une vache à eau que je suspendais ensuite à un arbre. Je sortais le plus souvent avec un copain nommé Jean-Pierre, installé près de l'entrée avec ses parents.
Une semaine après mon arrivée, quatre Anglaises vinrent s'installer à proximité. Done, leur ainée, âgée d'une trentaine d'années, était institutrice. Elle n'était pas belle, vêtue comme un boy scout, cheveux courts aux mèches rebelles, et des dents qui, comme on disait, « couraient après le biftek ». Les trois plus jeunes, Janet, Maggy et Carol, plus jolies que leur chaperon, attirèrent notre attention de jeunes dragueurs. Il ne fut pas très difficile d'obtenir de Carol et Janet des faveurs limitées aux baisers et aux promenades main dans la main, mais en 67 il était rare d'aller plus loin dans une relation de vacances d'été...
Tant et si bien que, un soir, Jean-Pierre et moi débarquâmes vers les filles, passablement émêchés, excédés de sentir nos mains repoussées à chaque tentative d'exploration un peu plus osée qu'une prise d'épaule. Braillant comme des ivrognes, nous nous conduisîmes en goujats, persuadés qu'elles ne comprenaient rien à nos récriminations décousues. Pour finir, devant les filles muettes, nous nous acharnâmes à massacrer un arbrisseau, jusqu'à ce que Done sorte de ses gonds et nous chasse aux cris de « dirty french pigs. »

Le lendemain matin, je n'étais pas fier. J'aimais bien Janet, une brune aux yeux verts, tendre et sentimentale, et j'avais mal au coeur quand je voyais les filles détourner la tête à mes tentatives de salut. Je finis par me décider à aller leur faire des excuses, un soir, alors qu'elles étaient à table. Done m'écouta d'un air glacial. Pas une des filles ne bronchait. J'avançai, dans mon anglais précaire, pour être plus convainquant :
- I know that I have done a bad action. I accept what you want to be your friend like before.

Done réfléchit quelques instants, puis me répondit :
- So, you admit that you deserve a lesson ?
- Yes, Done.
- Yes, Miss Done.
- Yes, Miss Done.
- A punishment ?
- Yes, Miss Done.
- You see this poor little tree, you have destroyed yesterday ?
- Yes, Miss Done.
- Take it, and give me.

(Je tâche de reproduire cette conversation comme je peux, je l'ai dit : mon anglais est précaire.)
Je ramassai donc l'arbuste martyrisé, que je remis à l'institutrice. Elle en coupa soigneusement les petites branches, les tailla à la même longueur, et en fit ce que je reconnus, pour en avoir vu sur des images d'Epinal, une verge. Les filles avaient déjà compris et, les yeux baissés, arboraient de petits sourires hypocrites. Done reprit :
- You truly want to be our friend more, young man ?
- Yes, Miss Done.
- Do you know that happens to naughty boys, in Brittania?
- Euh... no, Miss Done.
- They are flogged, répondit Done, d'un ton péremptoire, qui était déjà comme une douche de honte à mes oreilles. Je pouvais évidemment m'enfuir, mais l'institutrice poursuivit, implacable :
- If you want to be forgiven, You have first to be flogged, in front of these girls, with the branches of the poor little tree.
J'avais compris aussi, maintenant. Ce n'était nullement du masochisme de ma part, mais un désir d'être pardonné et de retrouver l'amitié des quatre filles : je répondis, d'une petite voix :
- I accept, Miss Done.
- So, répondit-elle, découvrant ses dents proéminentes. Turn you, and bent over the car, I beg you.
J'obéis, et me penchai par dessus le capot de leur Austin. Je m'attendais à ce que Done retrousse mon T-shirt pour me flageller le dos, mais j'étais loin du compte. Impitoyable, l'institutrice, qui semblait à son affaire, m'intima :
- You deserve pain, and shame. La douleur, et la honte. Look and listen, girls, a french vocabulary lesson. This naughty boy deserve to be flogged. Ce vilain garçon va recevoir les verges. Pants down, please. Déculotté, je vous prie.
Comme je restais figé par la surprise, j'entendis Done poursuivre.
- Well, I shall do it myself. Je vais vous déculotter moi-même.
Et je sentis ses mains déboutonner mon jean, le baisser jusqu'aux genoux, puis descendre sans ménagement mon maillot de bain, mettant mes fesses à l'air d'une façon que je n'avais plus vécue depuis au moins six ans auparavant, lors de ma dernière fessée ! J'étais envahi par une émotion très violente, car la fessée a toujours eu pour moi une puissance extraordinaire. À la fois crainte et désirée, crainte réelle, panique, même, lorsque le maître m'en menaçait, et désir de la recevoir le soir avant de m'endormir dans mon lit. Je revivais tout cela, et mon coeur battait à se rompre. Je savais que la peau de mon dos et de mes cuisses était très bronzée, et que par constraste mes fesses devaient paraître éclatantes de blancheur, de bonnes fesses rondes, je n'avais rien de la silhouette d'un matador ! Je sentais, pour ainsi dire, les regards des trois jeunes filles et de leur aînée posés sur mon postérieur nu, et mon visage était certainement rouge d'une confusion extrême. J'étais comme paralysé, à la fois par la honte que l'on voie mes fesses, et une excitation impossible à exprimer par des mots.
- Are the french teachers still spanking the naughty pupils ? Est-ce que les maîtres français fessent encore les vilains élèves ?
- Yes, Miss Done.
- You remember the last spanking, young boy ? Vous vous rappelez de votre dernière fessée, jeune homme ? I ask you !
- Yes, Miss done.
- Vocabulary lesson, girls. Les fesses, the buttocks. Le derrière, the bottom. La fessée, the spanking. Une bonne fessée déculottée, a good bare bottom spanking. In french, they use the same word, « fesse », to say buttocks ans spanking. Je fesse un garçon, I spank a boy.

Elle semblait se délecter à articuler les mots qui me faisaient rougir si fort quand je les entendais, quelques années auparavant, faisant siffler les « s » de fessée, détachant bien les syllabes. Puis je sentis sa main s'abattre avec force et vigueur sur mon postérieur ignominieusement exposé aux regards gourmands des trois filles. Elle frappait sèchement, méthodiquement, d'un geste assez ample, sur un tempo plutôt lent, qui me changeait des averses de claques que j'avais reçues étant enfant, violentes et brèves comme des pluies d'orage. Elle fessait comme elle aurait calligraphié une phrase au tableau, sans hâte, avec soin, et une maîtrise consommée du geste. Après une vingtaine de gifles, Done cessa, et reprit sa leçon :
- Now, the birch. Maintenant, les verges. Comptez à haute voix, je vous prie. Count loud voice, I beg you.
C'était le premier contact de ma vie avec les verges, autrement qu'en image. La sensation de cuisson fut brutale, après le sifflement des baguettes, et je n'entendis pas le bruit si familier de l'impact de la main sur ma peau.

- Un...
- In english !
- One ! Two ! ... nine !
- Ses fesses sont-elles assez rouges ? Are these buttocks red enough, young ladies ?
- Oh yes, Miss Done !
- So, three strikes more, and you will be forgiven. Comptez, allons !
- Ten ! aïe ! eleven ! twelve !
- Voilà. Vous avez été fessé comme un bon petit jeune homme anglais. You have been spanked like a good young english boy. Now, thanks me, and kiss my hand, and the birch too.
Après l'avoir remerciée, je posai mes lèvres sur la main de Done, puis sur les verges qu'elle me tendit. Elle avait des mains que je n'oublierai jamais, un peu hâlées, potelées, et c'est avec une reconnaissance sincère que je les baisai, conscient de ce qu'elles m'avaient infligé. Je fus ensuite autorisé à me reculotter.
Mon flirt avec Janet reprit le soir même, une fois la nuit tombée. Mais, cette fois, je ne hasardai plus de main baladeuse. À ma grande surprise, ce furent les mains de Janet qui défirent l'agrafe de mon jean, pour s'insinuer sous mon slip, et caresser mes fesses encore brûlantes. Je me laissai faire, haletant. Je ne raconterai pas ici comment cette soirée se termina. Mais je me surpris moi-même à penser avec une affection sincère et subite à ma correctrice, et aux deux autres filles, presque comme si j'avais été l'amant des quatre, en tout cas quelqu'un de leur famille. Et, le lendemain, lorsque Done me proposa, de son ton de cheftaine scout, de leur servir de cuisinier et de plongeur au campement, en échange du couvert, mais à la condition d'être corrigé quand bon lui semblerait, ce fut sans regret que je renonçai aux sorties alcoolisées avec mon copain Jean-Pierre.

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