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Vénus au battoir
Jean-Jacques

J'ai longtemps fréquenté un club de poids et haltères, alors que je vivais dans la région parisienne. Nous nous retrouvions à une dizaine, le soir, dans un centre multisports. Notre salle n'était fréquentée que par des garçons, nos entraînements semblaient un peu trop virils à ces dames qui pratiquaient le step dans une salle voisine. Avant de rentrer, nous allions prendre une douche pour nous délasser, et, en outre, nous en avions grand besoin, trempés de sueur et les mains blanches de magnésie.
C'est cette fameuse douche qui fut cause pour moi d'une mésaventure inoubliable, un soir d'hiver.
Nous avions pris la fâcheuse habitude de nous hisser sur la cloison qui séparait les vestiaires hommes des vestiaires femmes, au niveau des douches, et de guetter ces dames dans leurs ablutions. Nous n'avions jamais le temps de nous rincer l'oeil, lâchant quelque lourde blague à la sportive surprise avant de lâcher prise et de retomber dans notre propre local. C'était plus pour les contrarier que pour les regarder, et nos gamineries allaient parfaitement à leur but.
Ce soir-là, j'avais donc sauté pour attraper le dessus de la cloison, et je m'étais hissé de façon à ce que ma tête émerge, prêt à lancer une grosse vanne bien grasse. Habituellement, la dame, qui venait de rentrer et réglait la robinetterie, se retournait, furieuse, et je redescendais après avoir aperçu brièvement des fesses de toutes formes, menues ou potelées, parfois blanches sur un corps bronzé, des fesses en culotte de cheval, de petites fesses musclées de sportive, bref, quoi que je le niasse, cela était un spectacle plaisant. Les plaintes des victimes n'aboutissaient qu'à des réprimandes du gardien, et nous promettions de cesser nos jeux, sous peine de changement d'horaire. Ca nous calmait deux séances, et l'on recommençait.
Donc j'étais accroché à la paroi, et me préparais à une agréable et brève vision. Mais c'était l'entraîneuse qui occupait la place, Nicole Lachaume, et je retins ma blague sur mes lèvres, me contentant de mater. Elle se tourna vers moi, les yeux fermés, et laissa couler l'eau chaude sur son corps. Elle était coiffée d'une charlotte ridicule pour ne pas mouiller ses cheveux, mais son corps n'inspirait pas à la galéjade.
Nicole a été quelques années auparavant championne d'haltérophilie, à plusieurs reprises, catégorie poids lourds, elle pesait entre 95 et 100 kg. Je connaissais ses performances, qu'aucun garçon de mon équipe ne pouvait égaler. Si elle ne suffisaient pas à en faire mieux que la 10ème mondiale, elle pouvait tous nous battre à plate couture. (On ne devrait jamais employer de telles expressions). Donc Nicole se laissait aller, recueillie, et je regardais ses épaules de lutteur, ses seins imposants, sa taille peu marquée, ses cuisses énormes : la gaillarde a un temps détenu un record du monde aux squats (accroupis), après un mouvement exécuté avec 250 kg sur les épaules. J'avais l'air d'un trisset avec les malheureux 160 que je pouvais réaliser sur cet exercice...
Puis elle se retourna, et m'offrit la vision de son dos, large comme celui d'un homme. La peau de son corps semblait toutefois plus douce, mais quels lombaires ! Des filets mignons gros comme mon poignet encadraient sa colonne vertébrale au niveau des reins, ses grosses fesses, à la courbe nette, devaient, quand elle les contractait, avoir la dureté du marbre. J'étais émerveillé, et ne soufflais toujours mot. Mes bras crispés commençaient à me faire souffrir, mais je m'accrochais. Plus encore que sa nudité, l'expression de béatitude que j'avais surprise sur son visage quand elle avait les yeux fermés me semblait une intimité que j'avais violée. Devant elle, au-dessus des robinets, était posé un miroir couvert de buée. Sur une soudaine inspiration, elle l'essuya, et ses yeux se plantèrent brusquement dans le reflet des miens. Ou l'inverse, selon où l'on se plaçait. Je lâchai tout, mais je crois quand même qu'elle m'avait reconnu. Qu'elle pourrait me reconnaître.

Je pris ma douche, puis me rhabillai et sortis en compagnie des copains. Au détour d'un couloir, Nicole m'attendait et me fit un petit signe "vous pouvez venir un instant ?". Les copains rigolèrent, et me laissèrent, me félicitant sur ma conquête. Je restai donc seul avec elle, dans le gymnase désert. Elle avait enfilé une robe noire, décolletée, ses cheveux noirs étaient coupés en une frange sur son front. Au total, elle était un peu plus petite que moi, un peu forte, certainement, et plus féminine que ce que j'imaginais.
Alors que je m'attendais à une réprimande, une de plus, elle me saisit brusquement par une oreille et me dit de la suivre. Elle serrait fort, ça me faisait mal et me rappelait des souvenirs d'école primaire. J'aurais peut-être pu lui mettre un direct pour qu'elle me lâche, mais je ne suis pas violent au point de frapper ainsi quelqu'un d'autre, et surtout une femme. Et, soyons franc, je n'étais pas sûr d'être le plus fort. Au contraire.
Elle ouvrit une porte et me fit pénétrer dans le vestiaire des filles, où huit jeunes femmes, assises sur les bancs, semblaient m'attendre. Ces dames étaient douchées, et en tenue de ville, mais le vestiaire sentait comme tous les vestiaires, à cause des vêtements de sport jetés ça et là : la sueur, et même les pieds.
Nicole commença :
- J'en ai attrapé un, cette fois-ci.
Je me sentais comme devant un tribunal. L'oreille me faisait mal, et il n'était vraiment plus question de chercher à m'enfuir. J'y aurais laissé mon oreille, et les amazones qui se préparaient à me juger m'auraient facilement maîtrisé. Je n'avais qu'à m'écraser, ce que je fis. Les sportives firent une sorte de tour de table :
- C'est vraiment des sales gosses !
- Alors, qu'est-ce qu'on leur fait, aux sales gosses ?
- Moi, je crois qu'une bonne fessée, ça lui remettrait les idées en place.
- Tiens, oui, la fessée !
- Ah, oui, mais alors, fit une voix sucrée, il faut baisser les culottes.
- Ah bien sûr, une bonne fessée, ça se donne déculotté.
- C'est bien à notre tour, à se rincer l'oeil.
- Pis c'est vrai, au ciné, c'est toujours les femmes qui reçoivent, regardez John Wayne. Alors ce serait bien que ce soit notre tour.
- En plus, quand j'étais à l'école, la maîtresse disait toujours aux garçons qu'elle allait les déculotter, et elle ne le faisait jamais. J'étais déçue !
- Vas-y, Nicole, avec tes battoirs, il va s'en rappeler !
- Alors là, t'es vache. Les belles mains de Nicole, c'est pas des battoirs. C'est bon pour les petits derrières de gamins, les fessées à la main. Là il faudrait un instrument, je sais pas, moi, une ballerine, une ceinture.
- Moi, j'ai trouvé. Dans la salle de réunion, au bar, la petite planche qui sert à couper le saucisson en rondelles.
- Vicieuse, va. Le saucisson en rondelles !
- Mais non, je pensais pas à ça. Disons que ça sert à couper le gruyère en petits morceaux. Je vais la chercher.

J'étais anéanti, confus, incapable de réagir. La jeune femme qui avait eu la brillante idée de la planchette sortit et revint nantie de celle-ci, qui faisait un battoir fort convenable. Nicole demanda aimablement :
- Qui veut le déculotter ?
- Moi, dit une petite rousse, je sais qu'il m'a matée une fois. Oh, le beau petit cul ! Mais qu'est-ce que je vois, ça a l'air de te plaire, petit coquin ! Attends, on va t'en donner !

Je fus en un tournemain couché en travers des cuisses de Nicole, qui commença à fesser d'un battoir énergique. Spontanément, les filles se mirent à taper dans les mains, pour marquer le tempo. Puis l'une d'elles se rappela une comptine :
- un deux trois, mon père fessez-moi
Quatre cinq six levez ma chemise
Sept huit neuf tapez comme un boeuf
Dix onze douze mes fesses sont toutes rouges !

Puis Nicole s'avisa qu'elle avait un appareil photo dans son sac, et demanda qu'on immortalise mon infortune. Enfin la fessée s'acheva, au milieu des rires de ces dames satisfaites de leur vengeance. Mais, pour finir, l'une d'entre elles eut encore une idée :
- Et s'il nous payait une pizza, maintenant, sinon on raconte tout et on montre la photo ?

C'est ainsi que je terminai dans une pizzeria, après avoir convoyé Nicole dans ma propre voiture pour qu'elle me guide - je pense qu'elle voulait aussi me surveiller et s'assurer que je ne me déroberais pas.
Elle me proposa aimablement un coussin pour m'y asseoir pendant le repas. Je sentais sa chaude présence à côté de moi, divisé entre la rancune et un désir incongru de me blottir contre elle, et même de faire l'amour.
A la sortie du restaurant, mes bourrelles me gratifièrent de quelques conseils de type :
- Allez, et dors sur le ventre !
- Et reviens quand tu veux !
- Comme ils sont gentils, quand ils ont été fessés !

Le lendemain, je consultai ma messagerie, et trouvai la photo en pièce jointe, avec pour légende :
- Comment le beau Thierry a été honteusement déculotté et fessé devant toutes les dames du step.

J'attendis quelques jours, que la peau de mon postérieur ait retrouvé sa couleur habituelle, blanche. Mes rêveries débondaient en cataracte des désirs refoulés jusqu'alors, et qui s'imposaient à moi à ma plus grande surprise. Je me voyais, tantôt demandant humblement pardon à Nicole, et l'implorant de me corriger sévèrement, tantôt baisant sa main, après qu'elle m'aie copieusement fessé en public. Je me voyais lui baisant les pieds, ou pire encore, en train de lécher un à un ses orteils. J'étais à genoux derrière elle, demandant pardon, et, pour pénitence, léchant longuement ses grosses fesses offertes comme un autel. Bien sûr, je lui faisais minette, je blottissais ma tête dans ses seins, et parfois je la prenais longuement en levrette, preuve que j'étais pardonné. Je devenais fou, me semblait-il.
Alors j'envoyai ce qui suit à l'expéditrice du message, Nicole, évidemment :
- Je l'ai bien méritée, cette fessée. Peut-être en faudra-t-il encore d'autres pour que je sois vraiment bien sage. Si vous vous chargez de cette corvée, je vous inviterai au restaurant, aussi souvent que vous voulez.

Et depuis tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

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