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Le camp - 4
Aurélie

La directrice nous attendait sur le perron du château.
«La nouvelle ! Je t'attends dans mon bureau, suis-moi !»
J'ai posé mon vélo qu'Anaëlle est allée ranger. La directrice marchait vite. Je regardais ses mollets, ses chevilles fines. Une couture montait du talon vers le haut de la jambe. Des bas peut-être... Je regardais ses hanches rouler, sa démarche de mannequin. Elle a ouvert la porte capitonnée de son bureau. Elle est allée s'asseoir dans son grand fauteuil. Son mari était là, dans le fauteuil proche de la fenêtre. Il m'a regardée des pieds à la tête.
La directrice s'est adressée à moi :
«Ta maman t'a confiée à nous en raison de ton comportement récent qu'elle a jugé inquiétant. Tu as provoqué un incendie, tu as été insolente et provocatrice. Impudique même, si j'en crois ton courrier ! C'est dégoûtant ! Nous devons t'apprendre la hiérarchie, l'obéissance, la soumission même, à la loi, aux normes, aux adultes qui sont responsables de toi. Tu n'es qu'une gamine, une sale petite gamine et tu vas devoir changer ! Tu es ici pour être corrigée.
J'ai lu la lettre que tu as écrit à ton oncle et que j'ai postée. Insolente, impudique... Tu l'as dit toi-même. Tu veux payer, être punie... Tu es là pour ça, nous sommes là pour ça. Cette mission, avant d'être celle de ton oncle, c'est la nôtre ! C'est ce que veut ta mère et c'est ce que nous ferons ! Quant à la ceinture, en attendant celle que ton oncle t'enverra peut-être, tu vas tâter de celle de mon mari... Moi, je n'aime pas faire ça... Chéri... Tu peux t'approcher s'il te plait ?»

J'étais devant le grand bureau acajou, les mains derrière le dos, le souffle court, les joues toutes rouges.
L'homme tournait autour de moi et sa femme m'observait et ses yeux étaient coupants, perçants, brûlants. J'étais sur un gril. L'homme tournait et tournait encore et j'avais de plus en plus chaud. Je repensais à ce qui s'était passé chez mon oncle, ce que j'avais fait devant mon oncle. Honte. Je sentais la sueur perler à la racine de mes cheveux, au creux de mes reins... Je sentais mon ventre noué, mon sexe ému. Il devait le deviner !
Sa voix soudain :
«Donne- moi ta culotte !»
Un voix rauque, dure, impérieuse, irrésistible. Le regard de sa femme comme un impossible refuge. Son silence aussi brutal que l'ordre de son mari. Je ne pouvais quand même pas obéir à ça ! Mais il y avait les yeux de la directrice et, mes yeux dans les siens, j'ai glissé mes mains sous ma courte robe et j'ai accroché et descendu ma petite culotte. Les yeux de l'homme sont restées sur mes chevilles entravées. Il m'a regardée m'en dégager.
«Ramasse !»
je me suis accroupie pour ramasser mon dessous.
«Donne !»
je me suis approchée de lui et je lui ai tendu ma culotte qu'il a porté à ses narines. Il a souri et a lancé à son épouse le petit chiffon qui renfermait mon parfum intime.
«Qu'est-ce qui te fait mouiller petite ! Dis !»
Je me taisais, le souffle coupé, gènée à l'extrême, mais j'ai assez vite compris que mon silence me serait sévèrement reproché. J'ai bafouillé :
«Non, rien, mais, le cheval... Oh, mon dieu ! Je suis si...
- Tu te moques de moi ? Je commence à te cerner, allumeuse ! Nous allons te refroidir !»

La directrice s'est levée, a pris mon poignet, m'a rapprochée du fauteuil proche de la fenêtre, elle a posé mes mains sur l'accoudoir. Ensuite, elle a retroussé ma robe jusqu'à mes épaules. J'ai attendu, la gorge serrée, les dents serrées... Et soudain le cuir s'est abattu sur mes fesses encore endolories de la fessée matinale et de l'heure de trot.
Les coups ont plu, précis, irréguliers, parfois rapprochés, parfois espacés... Cinglant parfois le haut de mes fesses, parfois le haut de mes cuisses. Je sentais bien qu'il ne frappait pas fort. Je pleurais pourtant à chaudes larmes.
Je ne pouvais cependant contester que les brûlures, mêlées aux pensées qui m'habitaient, transformaient peu à peu la douleur en plaisir intense. Je pleurais, je gémissais mais soudain, c'est arrivé, c'est venu et je n'ai pu rien retenir ; j'ai joui, longuement. Mes genoux ployaient, ma peau frissonnait :
«Oooooh ! Oh mon dieu ! oooh je ne veux... Ooooh que c'est ... Oohh... C'est tellement...»

Le mari s'était interrompu pour mieux observer ce qui se passait en moi. Il regardait mon visage, mes seins qui se soulevaient, mon ventre qui se creusait, ma bouche qui gémissait sans arrêt. Sa femme aussi s'était levée pour mieux me regarder. J'ai senti une main affectueuse sur mes cheveux.
«Eh bien ! Celle-ci, c'est vraiment du premier choix ! Du feu !»
La voix de l'homme.
«Par contre, tu devrais lui faire ôter cette horrible touffe, je déteste ça ! Tu ne trouves pas que c'est laid ?
- Si... D'accord, chéri, je m'en occupe...
- Quand ?
- Dès aujourd'hui. Compris Mademoiselle ?»

Je restais penchée en avant, le derrière exposé, rutilant, le corps secoué parfois encore de spasmes. Je reprenais ma respiration, le visage caché par mes cheveux.
«Ta robe va être chiffonnée, enlève-la !»
Je me suis redressée, j'ai fait passé ma robe par dessus ma tête. J'étais en soutien-gorge, les mains unies devant mon pubis.
«Enlève ton soutien-gorge, donne-le moi, je vais te chercher une tenue propre, tu as tellement transpiré !»
La directrice est sortie du bureau. J'étais seule, nue, avec son mari. J'essayais, de mon bras gauche de cacher mes seins et, de ma main droite, de masquer mon sexe.
«Quand tu es devant moi, tu mets tes mains derrière ton dos, compris... Tu ne connais donc rien aux bonnes manières ?»
Les yeux baissés, j'ai mis mes mains derrière mon dos. Le dos de mes mains touchaient mes fesses brûlantes, ce qui provoquait en moi des ondes d'excitation. Le bout de mes seins avait foncé, il était tout dur, froncé et preque douloureux. Le mari de la directrice a un peu pincé le bout de mes seins (ils ont pointé plus encore) puis il a pris ente ses doigts une petite mèche de mon pubis et tiré dessus :
«Je ne veux plus voir ça, c'est d'une laideur insupportable et cela fait vraiment négligé ! Vous devez être lisse, mademoiselle ! Lisse comme un petit galet que les vagues ont inlassablement poli... Compris ?»
Comme je ne répondais pas assez vite et clairement à son goût, il a tiré la petite mèche. Mon bassin s'est avancé vers lui. La sensation était désagréable, mais le geste et la situation m'excitaient.
« Regarde moi quand je te parle et dis-moi que tu vas me nettoyer tout ça !
- Oui monsieur
- Dis-moi que tu vas me nettoyer tout ça !
- Oui monsieur, je vais... nettoyer... tout...
- Je vais nettoyer tout ça !
- Oui monsieur je vais... nettoyer tout ça
- Pour qui ?
- Pour vous monsieur
- Répète !
- Oui monsieur, je vais... nettoyer tout ça... pour vous !
- Bien... Tu me mettras dans une enveloppe tout ce que tu auras enlevé... C'est à dire ?
- Je dois enlever... Tout...
- Tout ! S'il reste un cil, je l'arrache moi-même, compris ?
- Oui monsieur !
- Et donc, quand ce sera fait tu viendras me faire vérifier, tu as bien compris ?
- Oui...
- Oui quoi ?
- Oui, Monsieur... j'ai bien compris... et... je viendrais... vous faire... vérifier»

Pendant ce dialogue, il n'avait pas lâché la petite mèche, il n'avait cessé de l'entortiller, de tirer dessus à chacune de mes hésitations.
La directrice est entrée. Il s'est alors écarté de moi. Sans un mot, la femme m'a donné d'abord un soutien-gorge à balconnet dont la dentelle ne couvrait qu'à peine mes aréoles. j'étais presque nue, plus que nue sous leurs regards incisifs. Je me sentais jolie, cambrée ainsi, les bras en arrière, le buste projeté en avant. La femme m'a tendu une culotte minuscule, transparente et très échancrée. Je l'enfilai lentement redoutant la morsure des élastiques sur ma peau rougie. Ma pourtant courte toison apparaissait à travers le voile, dépassait un peu au-dessus du bord dentelé, et la directrice, penchée sur moi, déplaçant légèrement le tissu au niveau des aines, atteignit quelques poils qu'elle tira brutalement avec un air dégoûté :
«Suis moi, on va s'occuper de cela dès à présent.»
Elle garda sur son bras la robe blanche qu'elle m'avait apportée et sortit du bureau.
Je sentais les yeux de son mari sur mes fesses si mal dissimulées. Là encore je me suis sentie belle et excitante.
«Eh bien, ce sera donc fait plus vite que prévu !»
Ce lieu devait être saturé d'ondes érotiques. Je m'étais sentie constamment troublée depuis mon arrivée.
Je marchais, en sous-vêtements, derrière une femme élégante, suivie par un homme, regardée aussi par toutes les filles ou les jeunes femmes monitrices que nous croisions dans les couloirs. J'avais l'impression que la directrice choisissait un itinéraire absurde, à seule fin de me montrer à un maximum de gens. Peut-être était-ce seulement ce que je souhaitais. Je marchais, lentement, comme si des photographes allaient immortaliser mes déambulations. Je réfléchissais, je me trouvais étonnamment perverse.
Tout ceux qui me regardaient passer ne pouvaient pas ne pas voir que mon pubis n'était pas épilé et que mes fesses avaient été cinglées tant mon dessous était petit et tant le voile était transparent. Je crois que j'aurais été moins indécente si j'avais été nue. Nous avons parcouru des couloirs, des escaliers et je me regardais être regardée ! Je me disais :
«Tu aimes tous ces regards, tu as toujours aimé être regardée, tu te sens désirée, tu devines que cet homme qui te suit bande, que parmi ces filles et ces femmes qui t'observent, certaines ont envie de toi, et tu aimes ça, tu aimes ça à la folie !».

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