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Le camp - 3
Aurélie

«Vous êtes en retard mademoiselle !»
C'est la directrice, figée, froide.
Je me confonds en excuses, mais cela la laisse indifférente (je ne me reconnais pas !)
«Une faute, une peine ! Vous devriez admettre cela, non ? A propos de faute, je n'ai pas bien compris votre lettre. Vous m'expliquerez tout cela dans mon bureau. En attendant : un retard, une punition. C'est notre règlement. Là, maintenant, devant toutes vos nouvelles camarades !»
Il y avait une sorte d'estrade où déjeunaient les monitrices. Une dizaine de jeunes femmes, toutes élancées, belles et élégantes. Vêtues de blanc, jupe et chemisier, bras nus. Genre club, garden party, tennis. De la salle, en contrebas, on voyait leurs genoux sagement unis sous la grande table. A côté de cette table, un espace libre avec, en son milieu une chaise. La chaise.
«Montez !»
J'avais l'impression de monter à l'échafaud sous des dizaines de regards. Celui de la directrice, ceux des monitrices et ceux des filles. Une soixantaine de filles. Je remarquai qu'elles étaient toutes jolies elles-aussi. Des écervelées, des insolentes, des «pré-délinquantes», mais en tout cas des jolies filles !
Elles mangeaient lentement, silencieusement en me regardant attentivement. Quelques chuchotements entre elles. A mon sujet ?
Une monitrice, la plus proche de la chaise, s'est levée et est venue s'asseoir sur la Chaise. La chaise était légèrement en biais, ainsi, ni la table des monitrices, ni les filles du camp ne manqueraient ma correction ! Mais quelle invraisemblable situation ! Les autres étaient là sans doute depuis une semaine et semblaient trouver tout cela très normal ? Moi-même, arrivée seulement la veille, j'acceptais sans trop sourcilier cette situation ubuesque. Intérieurement révoltée, révulsée, je me laissais faire. J'étais effrayée de ce qui pourrait advenir si j'osais me rebeller. Plus peur de refuser que d'accepter ! Je m'avançais vers la monitrice, les yeux sur ses genoux serrés et ses cuisses nues.
«Anaëlle, venez, j'ai besoin de vous !»
Une fille sortit de table et me rejoignit sur l'estrade. Elle semblait un peu plus âgée que moi. Petite, brune, la peau mate et un sourire très agréable qui me réconforta.
«Je dois remonter ta robe. Ne dis rien surtout !»
Elle vint derrière moi et prit le bas de ma robe entre ses doigts, et,ses deux mains remontèrent lentement au-dela de ma taille.
Je faisais face à la salle et toutes les filles regardaient mes jambes dévoilées peu à peu. J'eus une étrange sensation de honte et de plaisir mêlés. De plaisir surtout. Je me sentais belle ! Anaëlle a poussé mes épaules et m'a ainsi dirigée vers la monitrice. Je me suis courbée jusqu'à poser mon ventre nu sur ses cuisses nues.
«Je m'appelle Fanny, je suis ta chef de groupe. Il faut que tu sois très obéissante, sinon je devrais être très sévère... D'accord ?»
Je murmurais quelque chose qui devait être un assentiment. Anaëlle avait entrepris de faire descendre ma petite culotte. Elle était délicate, précautionneuse, appliquée et cet épluchage me procura un surprenant et vif plaisir. J'avais les yeux fermés et les fesses nues. La culotte enroulée sur elle-même juste sous les fesses dissimulaient, heureusement, ce que j'admettais mal de devoir exhiber en public. Je me rassurais ainsi. Ils ne peuvent pas voir entre mes cuisses (ni entre mes fesses) que je serrais fort. Ils ne voient presque rien. Rien de plus que ce que sur la plage je laissais voir avec mes strings fuschia !
«Tu comptes, à voix haute, jusquà vingt, d'accord ?
- Oui
- Oui, mademoiselle Fanny, compris ?
- Oui, mademoiselle Fanny
- vas-y !»
Silence de cathédrale.
Ceci ne serait-il pas finalement un cauchemar ? Vais-je me réveiller ?
Ma voix résonna dans la grande salle, ce qui me donna le frisson, mais aussitôt, une claque s'abattit sur mon postérieur sans défense. Les muscles de mon ventre se contractèrent, ceux de mes fesses aussi et, après un temps d'arrêt sans doute trop long (un murmure parcourait la salle que je devinais critique) je m'appliquais à énoncer, en essayant d'empêcher ma voix de faiblir ou de trembler, les chiffres suivants. A chaque fois que ma voix déchirait le silence absolu, le bruit sec et la brûlure lui répondaient. Chaque claque semblait tenter d'entrer dans ma chair, chaque claque semblait une vague plus forte qui me submergeait et allait m'emporter. Ma chair vibrait, des ondes s'éloignaient de ma peau pour m'envahir peu à peu toute entière et pourtant, chaque coup rappelait ma conscience à la surface de ma peau.
Je ressentais très clairement cette impression double. Mes fesses cuisaient, toujours plus et en même temps, des ondes de chaleur, des vibrations se répandaient vers mes cuisses, mes reins, mon dos, mon ventre. Je sentais mes cuisses me désobéir. Je sentais la transpiration sourdre entre mes fesses, entre mes jambes que je tentais de garder serrées. Je sentais ma vulve blottie encore dans le coton de ma culotte, se contracter, accueillir des sensations étonnantes...Quelque part en moi, il y a avait comme une cloche d'airain qui sonnait, sonnait et mon coeur adoptait son rythme, ma respiration aussi.
Tout s'arrêta soudain.
La salle riait.
Je venais de prononcer, de crier presque : «Trente !»

Fanny laissa sa paume chaude sur les fesses incendiées et murmura
«Bravo ! Tu sais recevoir, relève-toi et salue !»
Je me relevais, surprise d'être aussi rayonnante. Ma robe retomba. Je saluais comme une actrice à la fin du dernier acte et mes camarades applaudirent. Elles se levèrent. Je crus qu'il s'agissait encore de saluer ma prestation ! Mais un homme venait de s'avancer vers l'estrade. Un homme qui avait sans doute tout vu et qui venait à présent sur l'estrade. Je tremblais comme une feuille soudain dessaoulée.
«Jolie recrue !» dit-il à la directrice.
«Une nouvelle ?»
La directrice l'embrasse furtivement sur les lèvres.
«Toute nouvelle, fraîchement arrivée, hier soir !
- ça promet !»
L'homme avait la cinquantaine. Grand, solide. Il me fit penser à mon oncle. Il avait une chemise bleue et, une ceinture en cuir fauve !
«Descendez manger et faites vite. Vous passerez dans mon bureau au retour de la randonnée équestre... Nous avons à parler de votre courrier !»
La directrice et son mari quittèrent la salle en bavardant.

J'eus à peine le temps d'avaler, debout, un jus d'orange et un petit croissant. Nous étions toutes devant le garage à vélo. On nous remis une bicyclette et, avec nos monitrices, nous sommes parties. Mes fesses étaient douloureuses, aussi je me relevais sans cesse. La selle me sembla spéciale : très incurvée, une sorte d'arête au milieu...Comme une paume creusée et cette arête de cuir épousait le sillon entre les fesses et au creux de la vulve.
Le parc était très beau et très grand et toutes nous eurent une impression de liberté quand nous en franchirent le portail. Je remarquai que peu de filles portaient le même V que moi sur la poitrine. Certaines avaient un F, d'autres un D et Fanny avaient un D, un F et un S : mystérieuse hiérarchie que je ne sus déchiffrer.
Le bruit de nos roues sur le bitume, nos bavardages, les rappels à l'ordre répétés de nos monitrice, le soleil, la brise sur nos jambes et dans nos cheveux. Le bonheur, évident, simple.
Quand nous croisions une voiture, des piétons, nous nous sentions regardées. Ce n'était pas une sensation déplaisante. Une soixantaines de filles, une dizaine de jeunes femmes, toutes de blanc et court vêtues, cela ne passait pas inaperçu et semblait ne pas laisser indifférent. De plus, il faut bien ajouter que nos jambes étaient fort dévoilées tant nos robes étaient courtes et tant le vent jouait à les retrousser. Qu'importe, le nombre nous protégeait, nous donnait une sensation de sécurité et d'anonymat, une audace, une envie de provoquer. Les hommes s'arrêtaient, certains sifflaient et nous avions envie de sourire et de rire.
Visiblement, le camp était connu et ses excursions attendues. Nous sommes arrivées au centre équestre et nos monitrices nous ont ordonné de mettre pied à terre. Elles donnèrent leurs consignes. Nous partirions à cheval par groupe de dix, les autres attendraient leur tour, elles marcheraient dans les sous-bois. Les groupes furent constitués. Le mien, celui de Fanny, partirait le premier à cheval.
«Allez aux écuries, entrez dans les stalles, faites connaissance avec votre monture, je vais vous apporter votre tenue d'équitation. Soyez prêtes à mon arrivée que je n'attende pas, sinon...»
Anaëlle (qui porte un F sur la poitrine) me guida, m'indiqua la jument que je devrais monter et me dit :
«Ote ta robe et attends, Fanny ne va pas tarder !»
Oter ma robe, attendre ma tenue, mais si quelqu'un...?

J'ai toujours eu un peu peur des chevaux. Ma jument était belle, grise et fière. Mes petites chaussures plates dans le foin. Les parfums lourds. Je touchais le col de la jument, son front et je me débarrassai de ma robe. J'attendais, une main posée sur la croupe de Furie, en soutien-gorge et en culotte que Fanny veuille bien venir m'apporter bottes, bombe et le reste ! A plusieurs reprises des garçons, des hommes vinrent me demander si tout allait bien, si j'avais besoin de quelque chose. J'étais très mal à l'aise. Ils feignaient de trouver naturel que des jeunes filles en sous-vêtements attendent, piaffant d'impatience aux côtés de leur monture, qu'on leur apporte des vêtements décents. Ils devaient être habitués à cette situation et aimaient visiblement en abuser. Les monitrices, toujours vêtues comme des joueuses de tennis veillaient au grain et plaisantaient avec eux.
«Tiens, c'est à ta taille et dépêche-toi !»
Fanny me tendit la tenue complète de cavalière et je la revêtis en hâte sous le regard indiscret d'un jeune homme et de son père. Ils parlaient entre eux, à voix basse. Ils avaient parcouru les allées de l'écurie et observé toutes mes camarades. J'étais la nouvelle. En essayant de me dissimuler un peu derrière ma jument, je leur permis de voir mon dos et mon derrière. Ils devinèrent sûrement que j'avais été fessée, car le rouge débordait de ma culotte. Ils commentèrent leur découverte. J'en fus mortifiée.
Une fois bottée et culottée je me sentais plus à l'aise. Je mis la selle, le mors et sortis de la stalle. J'étais la dernière, ce que Fanny , qui était très belle dans sa tenue de cavalière,ne manqua pas de me faire remarquer et m'avertit qu'elle saurait s'en souvenir. Nous mîmes le pied à l'étrier et nous partîmes au pas vers le bois.
J'avais sans cesse envie de me soulever et quand Fanny nous ordonna de trotter ce fut extrêmement douloureux. La braise se ravivait et je brûlais. Le cuir de la selle, le cuir de la bride, le cuir de mes bottes, ce parfum de cuir, de sueur, de végétation humide...Tout cela me tournait la tête. Je sentais mon sexe palpiter. Je repensais à mon oncle, à mes fesses nues exposées tout à l'heure à tous ces regards, à celui du directeur, à celui de ces hommes inconnus qui traînaient dans l'écurie. Je devinais ma petite culotte mouillée et repensais soudain que, après la fessée du petit déjeuner, j'avais perçu que mon dessous n'était pas seulement humide de sueur. Le rythme du cheval, le souvenir encore vivace des tapes reçues, les idées qui me traversaient... j'étais envahie par un désir confus, une envie de jouir qui me semblait irrépressible.
«Alors la nouvelle, on rêve...on rêve dans la galette chaude, mais la pierre n'est pas sur le feu, comme disait ma grand-mère....tu me plais tu sais ? Tu es une fille de feu et j'aime ça...on va bien s'entendre je crois...
- j'espère mademoiselle Fanny, je voudrais bien !»

Pourquoi ai-je ainsi joué ma lèche-bottes ?
Ce mot : lèche-bottes ! Cette fois je me vois à genoux en train de passer ma langue sur la botte de Fanny qui ne porterait que cela. Fanny en bottes et moi à ses pieds ! N'importe quoi ! Lèche-bottes ! Au lycée on dit plus souvent encore lèche-cul et je vois soudain le «cul» de Fanny, nu, offert à ma langue ! Les fesses nues de Fanny, offertes à ma vue, à mes baisers obligés. Désirés ? Ma bouche envahie d'eau, je me sens rougir et Anaëlle le remarque et sourit :
«Toi, tu penses à des cochonneries ! Ca me fait ça aussi, le cheval, surtout après la fessée !
- Tu as été punie toi aussi ?
- Moi ? Bien sûr, comme toutes les autres, pour une raison ou pour une autre ! On est là pour ça, non ? Pas toi ?»
Fanny s'est portée à notre hauteur et nous a intimé l'ordre de nous taire.

De retour au centre équestre, nous avons dû nous occuper de nos chevaux. Nous nous sommes rendues ensuite aux douches du centre. Un vestiaire commun dans lequel nous nous sommes toutes mises nues. Je n'ai pu m'empêcher d'observer les dix autres filles. Petits seins ou poitrines généreuses, tétons roses ou bruns, jambes effilées , musclées,fesses dodues, rebondies, toutes ravissantes... Brunes ou blondes, douces ou délurées. Le regard des autres sur mes seins, sur mon ventre.
Ces regards ! Horrifiés !
Je me suis sentie soudain anormale ! Aucune n'avait conservé le moindre poil sur le pubis ! Toutes ! Le pubis entièrement, délicieusement nu.
Du coup la petite touffette de mon minou à moi semblait incongrue, voyante, disgracieuse. Fanny m'en fit d'ailleurs la remarque :
«Essaie de te débarrasser de çà au plus vite, c'est pas très bien vu ici !»
Après la douche, nous nous sommes séchées, habillées (je déteste remettre une culotte déjà portée après la douche, mais je n'avais aucun change) et après que Fanny m'ait asséné quelques coups de cravache (sans me faire mal du tout !) sans même me retrousser, nous avons marché dans les bois et les prés avant de reprendre nos vélos. (j'avais trouvé normal d'être à nouveau punie pour avoir été en retard, c'est dingue !)

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