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Le camp - 2
Aurélie

Ma mère m'a accompagnée au bureau de la directrice. Celle-ci n'accepte les pensionnaires de son établissement qu'après entrevue. Elle est froide, cassante ce qui a plu à ma mère !
«Je vous préviens que nous ne tolérons ici aucun manquements madame, si vous nous confier votre fille vous devez savoir qu'elle devra se conformer strictement à nos règles et qu'aucun écart ne sera accepté. Vous souhaitez que nous remettions Aurélie dans le droit chemin, nous le ferons, nous vous le garantissons. Le laxisme n'est pas le genre de la maison... Qu'en pensez-vous ?»
Ma mère a dit que les échos qu'elle avait eus par des amis et par son frère étaient si positifs et que le comportement de sa fille était si chaotique qu'elle approuvait entièrement des méthodes exigeantes et sans compromis. C'était clair !
J'étais abandonnée à des dresseurs froids et obtus ! Bonjour l'été de mes seize ans !

Ma mère est partie après une sorte de bise du bout des lèvres qui m'a semblée n'être accordée que pour donner le change à la directrice qui a alors esquissé une sorte de sourire. La directrice m'a regardée, des pieds à la tête et a sonné. Une jeune femme est arrivée. Talons, jupe droite et courte, chemisier blanc, chignon, lunettes. Celle-ci m'a demandé de la suivre. J'ai pris ma valise et nous sommes allées vers un escalier, un couloir, un autre escalier (je me suis fait cette réflexion : cette nana a des jambes superbes et ne les cache pas beaucoup !) et, enfin, une porte : ma chambre.
J'ai posé ma valise sur mon lit et regardé mon nouveau domaine. Parquet, murs blancs, deux lits parallèles séparés par deux tables de chevet. Petites lampes, couettes, oreillers de style romantique (tissu fleuri) fenêtre sur jardin... Le parc et ses grands arbres. La nana avait ouvert ma valise et jeté son contenu sur mon lit.
«Rien de ce que tu as là n'est permis ici ! Range, je t apporterai l'uniforme de notre institut !»
J'ai fourré mes strings, mes shorties et mes petits tops, mes pantacourts, mes jeans dans ma valise perplexe.

En plus, me suis-je dit, ils sont ringards au niveau des fringues ! L'armée !!

Je me suis assise et j'ai attendu.
Je repensais à mon coup de folie... Le feu et ma séance ahurissante de masturbation devant mon oncle. D'y repenser me faisait rougir jusqu'à la racine des cheveux et me procurait en même temps une insidieuse sensation de plaisir. Je repensais à sa ceinture... A son geste quand il l'a ôtée.
La nana est revenue accompagnée de la directrice. Celle-ci a rouvert ma valise et a de nouveau tout sorti en faisant des réflexions déplaisantes, notamment sur mes dessous. Elle avait un sac à la main et elle a fourré dedans mes strings et mes débardeurs les plus sexys.
«Pas de ça ici, poubelle mademoiselle !»
J'aurais voulu protester mais rien ne m'est venu à l'esprit. Elles m'avaient surprise en pleine rêverie et leur aplomb me laissait sans voix. La nana a posé sur mon lit un sac aux armes de l'institut et la directrice m'a fait signe de l'ouvrir. Des socquettes ! Une tenue de tennis. Deux robes courtes en coton uni, une blanche, une bleue, deux soutien-gorge en dentelle blanche plutôt jolis mais très couvrants et une dizaine de culottes en coton, blanches, roses, bleues... Des trucs de gamines ! Une petite robe noire, plus courte que l'autre et assez décolletée, ce qui m'a finalement surprise et un ensemble de lingerie en tulle, parme, élégant, pudique dans sa coupe mais vraiment transparent et... ravissant !
Elles m'ont regardée et la directrice m'a demandé d'enlever immédiatement ma tenue personnelle pour endosser la tenue règlementaire.
J'ai pensé un instant refuser et puis je les ai observées. Cela semblait tellement évident que je devais obéir et sans réticences.
J'ai fait passer par dessus ma tête mon débardeur sous lequel j'étais seins nus. J'ai senti qu'elles n'appouvaient pas. J'ai déboutonné mon jean et je m'en suis extirpée. J'ai même, après un instant d'hésitation, fait descendre jusqu'à mes chevilles mon string en lycra rose-bonbon. Elles avaient l'air dégoûtées.
La nana a obéi au signe de la directrice : elle a tout ramassé et est sortie de ma chambre.
«Habillez-vous comme une vraie jeune fille... Et j'aimerai que vous soyez plus soignée. Votre pubis embroussaillé, ce n'est pas très élégant. Compris ? Etes-vous vierge ? Ne mentez pas surtout !
- Mais... oui Madame» ai-je hésité.
«Ne mentez pas surtout ! Vous l'êtes ? Mettez toujours ceci sur votre corsage... Au revoir et bonne nuit.»
J'ai pris la broche en strass en forme de V.

J'étais nue, seule.
Ma mère savait-elle vraiment à qui elle m'avait confiée ? Pensait-elle seulement qu'ici ce serait strict ?
Je me suis fourrée sous ma couette et j'ai essayé de dormir. Je n'ai pas habitude de dormir nue, mais c'était ma façon de résister encore. Dans l'obscurité, à plat ventre sous la couette, je croyais sentir la présence de mon oncle et je revoyais, en boucle, le geste qu'il avait fait pour enlever sa ceinture. Je me suis soudain levée, j'ai pris de papier sur le bureau, une enveloppe dans ma valise, nue, j'ai écrit à mon oncle :

«Tonton,
si tu acceptes encore que je t appelle ainsi. Si tu ne me détestes pas trop.
ou
Mon oncle,
si vous préférez cette déférence et la jugez plus judicieuse.

Je vous écris pour vous demander pardon, pour quémander votre pardon. Je ne veux pas que vous me détestiez, que vous me méprisiez et que vous me rejetiez. Je voudrais tant votre pardon. Je vous présente toutes mes excuses et suis tellement désolée de ce qui est arrivé. J'ai honte d'avoir mis le feu à votre grange, honte de n'avoir pas su m'excuser et de vous avoir ainsi quitté sans payer ma dette.
J'ai été imprudente, idiote, orgueilleuse et insolente,et puis aussi, j'en suis consciente, impudique et indécente. Je ne sais ce qui m'a pris. J'ai affreusement honte. Croyez-moi, je ne maîtrisais rien, je ne comprends rien de ce qui est advenu. Inconsciente, irréfléchie. Je sais que je ne mérite que votre mépris et je voudrais regagner votre confiance. Je sais que pour cela des excuses ne suffisent pas. Vous avez puni Coralie et moi, je n'ai rien payé ! J'attends donc impatiemment le jour de nos retrouvailles, si vous avez la gentillesse de me donner cette chance, et ce jour sera celui de la punition méritée et à présent souhaitée, et, je l'espère, du pardon.
Je veux pouvoir me débarrasser du poids de ma faute. Je voudrais que vous me fassiez payer mon erreur. Soyez sévère pour effacer vraiment tout à fait ma faute et nous redeviendrons, j'en serais si heureuse, bons amis. C'est ce que je souhaite le plus ardemment.
Tellement !
Je perçois à présent mon incroyable impudeur comme une sorte de défi que je n'avais pas le droit de vous opposer. Je ne comprends pas vraiment ce qui est arrivé, ce qui s'est passé dans ma tête et doute même parfois que cela se soit vraiment passé. Dites-moi qu'il ne s'est rien passé.
Mon dieu ! J'ai tellement honte. Mais il s'est passé quelque chose... Je le sais, alors vous devez me remettre dans le droit chemin, briser cette envie de vous défier, de vous provoquer, de vous résister. Je sais que c'est à vous qu'incombe cette mission-là, et je me soumets par avance à vos décisions.
Toute à vous.
(Comme j'aime prononcer et écrire ces quelques mots.
Voulez-vous bien encore de moi ? Suis-je encore votre petite Lélie ?)
C'est drôle : j'aime beaucoup vous vouvoyer.
Humblement vôtre.
Toute à vous.
Aurélie
PS : je serais si heureuse que vous me fassiez parvenir quelque chose de vous, j'ai pensé à votre ceinture de cuir. Vous voulez bien ?
Je voudrais tant quelque chose de vous... Je vous en prie, je vous en supplie. Je fermerai mon jean avec et ainsi vous serez toujours près de moi. S'il vous plait.
Baisers respectueux»

Je dormais profondément. La porte s'est ouverte presque brutalement. Celle que j'appelle la nana a ouvert en grand les rideaux, la fenêtre et mon lit. La couette à mes chevilles. L'air frais et ses regards sur ma nudité. Je dors à plat ventre, un genou replié. Elle avait une fine cravache, elle m'en a cinglé les fesses pour activer mon réveil.
«Debout ! Petit déjeuner et randonnée équestre mademoiselle. Soyez au réfectoire dans cinq minutes. Chrono ! Je vois que vous avez écrit. Madame la directrice lira votre courrier avant de le poster !»
Elle est sortie avec la lettre à la main.
Mon dieu. Ma lettre va être lue ! Ils n'ont pas le droit ! Je suis à peine réveillée, mes fesses me brûlent un peu et je suis confuse, déboussolée. J'enfile une petite culotte bleu-ciel. La petite robe bleue, des socquettes de la même couleur. La robe est vraiment courte, mais d'une belle coupe et me va bien. Zut ! J'ai oublié de mettre un soutif ! Je défais le haut de la robe et mets le soutien-gorge en dentelle blanche... Zut de rezut : ma douche ! Je me déshabille, je vais vite me doucher, je m'essuie et remets mon uniforme. Je cours presque vers le ref.

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