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Le camp - 1
Aurélie

J'ai fait une très grosse bêtise.
Ma mère veut me punir. En tout cas m'éloigner.
Je suis arrivée hier soir dans ce bled paumé. Je suis dans une petite chambre à deux lits, seule. Je n'ai vu que la directrice et la responsable des monitrices.
La directrice est une quadra, genre «executive woman» et la sous-chef est une fille de 22-25 ans. Dures, froides.
Bonjour les vacances !

Ma connerie ? le feu.
Avec ma cousine, on a joué avec des allumettes, comme des petites merdeuses. Elle voulait fumer, je voulais enflammer un petit bout de bois et après, ne garder qu'une braise et faire comme des ronds avec le bout de bois... J'adore le feu ! J'adore regarder les braises rougeoyer. Et puis un peu de paille qui prend feu, le feu qui se répand... Si vite ! Toute la grange à brûlé ! C'était beau ! Effrayant ! Fascinant !
On était chez mon oncle. Il a jailli hors de la maison. Il a hurlé, il a finalement réussi à éteindre le feu avec le tuyau d'arrosage, quand il n'y avait plus grand chose a brûlé. Il ne restait plus rien debout. Il était plus qu'en colère. Il est pourtant super gentil, mais là, il était hors de lui.
Il nous a entraînées dans la maison. Nous n'étions que tous les trois, lui et nous.
Il devait se sentir aussi un peu responsable de nous avoir mal surveillées. Ma tante ne rentrait que tard le soir. Il a surtout engueulé sa fille. Il l'a giflée même, et puis il l'a tirée vers lui, l'a presque balancée sur le canapé. Il a ôté sa ceinture et il lui a crié de ne pas bouger.
Il a donné de grands coups de ceinture sur les fesses de Coralie. Sa jupe courte découvrait ses cuisses très haut. Elle criait, elle avait sûrement très mal. Moi je regardais, pétrifiée par la peur.
«Papa, pardon, pardon... Papa, j'ai pas fait exprès ! Papa, je le ferai plus ! Papa, pardon ! j'étais pas toute seule, s'il te plaît, arrête... ». J'étais impressionnée, paniquée, effarée. Je ne disais rien. Je regardais.
Je suis enfin intervenue pour le calmer. J'ai osé parler, et ma voix chevrotante m'a surprise. Coralie ne faisait plus que gémir et pleurnicher. J'ai dit que moi aussi j'étais coupable et que j'étais même plus responsable que Coco...
Il s'est tourné vers moi
«Alors viens toi aussi !»
Coralie s'est relevée en se massant le derrière à travers son jean. Elle pleurnichait encore et se mouchait. Moi je me suis faite courageuse et me suis approchée, dignement, de lui. J'étais l'aînée, la plus coupable. Il a ordonné à Coralie de s'enfermer dans sa chambre. J'étais seule face à lui, je le regardais droit dans les yeux, effrayée mais droite..
«Tu joues les rebelles ? Baisse les yeux, petite insolente !»
Crâne, je me suis approchée, les mains dans les poches arrière de mon Jean. Je le défiais. C'est un homme que j'ai toujours adoré, et là, il me signifiait sa déception, sa colère et son mépris.Je lui répondais par l'insolence.
«Tu te sens intouchable ! Tu te crois inaccessible, invulnérable enfermée dans ton jean ?Alors baisse-le ! Tu vas tâter de ma ceinture, toi aussi, mais, puis que tu joues les arrogantes, je vais t'apprendre à rabaisser ton caquet... Allez, baisse les yeux et... baisse ton jean !»
Je l'ai regardé droit dans les yeux, les joues en feu, les yeux comme embués, mes dents s'enfonçaient dans ma lèvre inférieure... Cet ordre me stupéfiait, me désarçonnait. J'ai défait la boucle de ma ceinture DG et j'ai ouvert mon jean. Je me suis tournée pour ne pas qu'il voit mon ventre, le devant de ma petite culotte... Il n'aurait bien sûr droit qu'à mes fesses ! C'est déjà beaucoup, non ? Trop !
J'étais en train d'accepter de me déculotter devant lui ! Je le faisais !
Est-ce une forme de soumission ? Un aveu de ma culpabilité et une acceptation de la punition qui effacerait peut-être ma faute ou bien une forme de défi ? Il s'attendait sans doute à un refus, une colère, une fuite ? Mais sa voix ! Comment résister à cette voix !
Je me suis tortillée un peu pour faire glisser ce maudit jean et j'ai regretté d'avoir enfilé après ma douche matinale un string de coton rose pâle qui ne cacherait donc rien de ce que mon oncle avait l'intention de bafouer et de punir ! Il y a eu ce silence.
«Allonge toi !»
Je me suis étendue, le jean à mi-cuisse, le derrière ainsi projeté vers le regard de mon oncle. Cambrée à l'extrême. Il ne se passait rien. Il ne faisait rien. Il me regardait.
Cela a duré très longtemps.

J'étais à plat ventre, le visage enfoui dans mes cheveux et dans le coussin, le tee-shirt un peu relevé sur le creux de mes reins, le jean à mi-cuisse et les fesses tendues, exposées.
Il regardait.
Je montrais.
Me désirait-il ? Etais-je excitée ?
Il ne se passait rien.
J'ai commencé à bouger involontairement. Comme pour rechercher une position plus confortable, comme pour m'enfoncer dans le cuir ...
J'étais très émue et je me sentais dans un autre monde. Comme si rêvais cet instant. Je pressais mon ventre contre le cuir noir du canapé, puis je me cambrais. Je sentais mon sexe brûler, je poussais mon pubis contre le cuir odorant, puis je me cambrais à nouveau.
Il ne faisait rien.
Le frottement. Le coton de mon string, le cuir du canapé, l'étroite bande de tissu entre mes fesses... Mon clitoris entre mes lèvres serrées... Je me sentais mouiller.
Il ne se passait toujours rien sinon ce regard imaginé, cette situation déstabilisante, le désir qui montait en moi et ravageait tout sur son passage.
Je n'ai pu retenir un gémissement. Je n'ai pu retenir ma main de se glisser entre mon ventre et le cuir, il y avait au creux de ma paume l'étroit triangle de coton dont je percevais évidemment l'humidité affolante.
Je ne pouvais m'empêcher d'onduler de façon de moins en moins retenue, de frotter mon sexe au creux de ma paume creusée. J'ai glissé ma main dans mon dessous pour mieux sentir les sensations que me procuraient cette espèce de danse. Je soupirais. J'attendais toujours une averse de coups de ceinture qui ne venait pas. J'étais dans le regard de mon oncle, dans sa respiration retenue, dans son désir pour moi. Cette évidence me transportait, m'excitait. Il ne faisait rien, il regardait, il était au-delà de sa colère, dans le désir de moi !
J'ai fait glisser mon string pour mieux me caresser, toujours aveuglée par le coussin, toujours à plat ventre et mon doigt le plus docile et le plus habile creusait doucement les lèvres de mon sexe trempé. Je voyais ce doigt, je voyais mon sexe entrouvert, je voyais mon derrière tendu, ouvert... Mon oncle voyait tout et ne me frappait pas.
Il a quitté la pièce.

Le soir même ma mère décidait de m'envoyer dans un camp de jeunes pour quelques semaines.
Que savait-elle ? Qu'avait dit mon oncle ? Quelle honte !
J'imagine qu'il n'a pas osé tout dire, ni de ce qu'il a fait à sa fille (ma mère n'aurait peut-être pas approuvé la ceinture) ni ce qu'il voulait me faire à moi (qu'est ce ma mère aurait dit de l'ordre qu'il m a donné de baisser mon jean ?).
A-t-il osé dire que je m'étais masturbée devant lui (sans qu'il ne réagisse) ?
Qu'il m'a matée longuement, avant et pendant que je me caressais devant lui ?
Qu'il était excité à mort (car j'en suis sure, il était fou de désir !) ?
J'imagine qu'il a dit que j'avais manqué de faire brûler toute sa maison, que j'avais été insolente, que j'étais une rebelle, qu'il fallait me punir pour me ramener vers un comportement normal. Normal ! J'espérais qu'il n'avait rien dit d'autre... qu'il ne me méprisait pas, que je ne lui inspirait pas de dégoût... j'avais honte et peur qu'il me rejette à jamais.

Le fait est que ce soir là, j'ai beaucoup gambergé dans mon petit lit.
J'ai balancé à l'autre bout de ma chambre la peluche de dauphin qui traînait encore près de mon oreiller et j'ai enfoui mon visage sous mes draps.
Comment avais-je pu faire un truc pareil ?Je ne me suis jamais montrée indécente, je crois, ou alors sans le faire vraiment exprès. Pas vraiment exprès. Je ne me suis jamais caressée que discrètement, parfois, dans mon lit, avant de sombrer tout à fait dans le sommeil ou avant d'être tout à fait réveillée... Que s'est-il passé, là, devant mon oncle ? L'ai-je désiré ces derniers mois sans trop m'en rendre compte ? Le feu m'a-t-il déboussolée ? De voir ma cousine à plat ventre, soumise, de force, à recevoir sur les fesses la punition infligée par mon oncle ? La ceinture de mon oncle ? Qu'est-ce qui m'a troublée ? Ma cousine à plat ventre ? Ses fesses (plutôt jolies) tendues sous sa courte jupe retroussée très haut ? La colère de mon oncle ? Sa force ? Sa voix ? Sa ceinture (quand il l'a ôtée, je me suis sentie anéantie de quelque chose que je saurais identifier) ?
AI-je un instant désiré qu'il retrousse la jupe de Coralie, qu'il expose brutalement ses fesses, qu'il frappe et marque ses fesses nues ? Ai-je plutôt désiré qu'il me déculotte moi et veuille regarder et marquer mon derrière, à moi seule ? Ai-je été heureuse au fond qu'il exige que je baisse mon jean ? Je crois que oui !
Ai-je souhaité, attendu qu'il me frappe de cette satanée ceinture de cuir fauve ? Je ne sais pas, mais de penser à ce moment quand il a défait sa ceinture, j'en suis encore émue...
J'en mouille !
J'en ai honte mais je mouille !

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