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Santa Magdalena - 5
Aurélie

“ Vous êtes Gwendoline ?
- Oui mon Père.
- Miss Penny a exigé que je vous confesse de toute urgence... Pourquoi ?
- Je l'ignore mon Père...
- Vous vous moquez ? Vous avez péché et gravement ! Je suis certain que si votre responsable a autant insisté c'est que votre faute est grave... Racontez-moi !
- Je ne sais pas... Miss Penny m'a reproché... Elle s'est aperçue... Oh, mon Dieu je n'y arrive pas !
- Essaie encore, je t'écoute !
- Elle s'est aperçue.... Ma... Ma culotte était mouillée... J'ai honte mon Père...
- Tu as des problèmes d'incontinence ? Tu avais eu peur ?
- Non... ce n'était pas... Je n'avais pas fait... pipi... J'étais... mouillée... Oh, mon Dieu...
- Laissez Dieu ma fille... Mouillée par quoi ?
- Mon Père... Vous devinez... Je ne peux pas.... expliquer
- Expliquez ! Mouillée de ?
- J'avais été... excitée... mouillée de désir...
- Qu'est ce qui vous avait... excitée ?
- Miss Pennywood... Je veux dire... je la trouve si... Elle m'avait grondée... Elle m'a pincée aussi... Elle m'a menacée d'être punie... L'idée d'être... fessée m'a excitée... Je ne comprends pas pourquoi.... Aidez-moi mon Père...
- De me raconter cela, de repenser à cet épisode... Cela vous trouble-t-il encore ?
- Euh... Je ne sais pas...
- Vérifiez petite vicieuse ! Vérifiez !
- Mais...
- Cessez vos esquives et vos hypocrisies ! Vérifiez !”

La voix du Père, ses menaces, ses gros yeux surmontés de ses sourcils broussailleux l'effrayaient. Elle disjoignit ses mains qu'elle avait tendues en prière. Elle posa ses paumes sur ses cuisses juste au-dessus de ses genoux et fourra sous sa jupe une main hésitante qui remonta lentement jusqu'à la fourche de ses jambes unies. Elle sentit au bout de ses doigts l'humidité qu'elle savait y trouver et qu'elle redoutait d'avouer.

“ Alors ?
- Oui...
- Oui quoi ?
- Je suis mouillée mon Père...
- A cause de quoi cette fois ?
- De vous... Je veux dire, de ce que je vous avoue....
- C'est la meilleure ! Je serais responsable de vos vices ? Vous me le paierez ! En attendant, retirez ce témoignage de votre impudeur peccamineuse !
- Oui mon Père.”

La petite, retant à genoux, retira, avec difficulté, sa petite culotte trempée.

“ Je vais devoir sévir ! Je vais devoir extirper le péché de votre chair coupable ! Levez-vous ! Tournez moi le dos que je ne sois pas exposé à vos parties honteuses !”

Gwen se leva, regarda vers la fenêtre, tentant de trouver dans les frondaisons le calme qui manquait à son âme.

“Retroussez-vous, pécheresse !”

Avec lenteur, crainte et délice, Gwen retroussa sa jupe jusqu'à la taille. Le Père regarda avec cupidité ce gentil derrière rond et tendre qu'il allait punir d'être si joli.

“ Posez vos mains au-dessus de vos genoux, penchez-vous...”

Il regarda la jeune fille obéir. Il regarda les fesses se tendre vers lui, s'ouvrir... Il regarda l'amande effilée de l'attendrissante vulve, l'étoile à peine plissée... Il approcha et se mit à gifler les fesses de la jeune étudiante avec rage pour se défaire du désir qui le submergeait.
Intérieurement, Gwen souriait. Elle aimait cette brûlure intense. Elle aimait cette rage d'homme, ces regards avides, ces mains impérieuses et brutales, cette douleur même qui l'envahissait, qui irradiait dans tout son corps et dans tout son être. Elle avait remarqué comme le Père bandait en l'écoutant, elle devinait qu'il bandait plus fort encore en la fouillant des yeux et en la fessant si fort. Cette paume qui la frappait, c'était un peu son sexe qui venait vers elle et cherchait à la pénétrer. Elle avait honte de cette pensée obscène et sa honte était exquise !

“ Allo... Je voudrais parler à l'évêque... C'est de la part du Père Ernestini... Il n'est pas là ? C'est personnel... Je souhaite une... mutation... Il est à Rome pour longtemps... Bien, je le rappellerai à son retour... Oui... Entrez ! Excusez-moi, je raccroche, on frappe à ma porte...”

Miss Pennywood entra dans le bureau du Père tenant deux gands sacs de sport...

“ Mon Père, je vous ai apporté ce que nous avons collecté... Pour l'autodafé... Ce sont tous ces sous-vêtements indécents que les familles inconscientes ont acheté à nos élèves... A moins qu'elles n'aient pas même pensé à contrôler les tenues intimes de leurs filles... Je les pose près de votre bureau et vous laisse travailler...”

Le Père Ernestini fouilla et palpa voluptueusement toutes ces fines et fragiles petites choses: soutiens-gorge, culottes... Coton, soie, satin... Poignées de douceurs multicolores, confiseries de dentelles, infimes masques de tulle... Bouffées de parfums de lessive, d'assouplissants... Matières impondérables qui gardaient comme le souvenir des trésors contenus... Bretelles, coques doucereuses...

“ Quitter ce venimeux paradis ?”

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