page précédente
CONNEXION    CREER UN COMPTE

 

Le site rose: AGRAMANT
accueille blogle forumle tchatles profilsles recits

 

Match nul
Agramant

Ouf, c'est fait ! Et ça c'est très bien passé, en plus. L'honneur est sauf de part et d'autres et en prime, on s'est bien amusé tous les trois. Juste les fesses un peu rôties, mais bast, on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs, n'est-il-pas ?

Nous avons donc pris rendez-vous un beau week-end d'octobre pour le "match du siècle". Il est convenu que je passe prendre Manon devant chez elle. Je trouve le moyen de me perdre et d'arriver en retard (mais non, je n'étais pas nerveux, qu'allez-vous imaginer là ?). Elle m'attendait fraîche, pimpante dans sa petite jupe, souriante et décontractée (la vache !).

Nous voici partis, direction Sotteville-les-Rouen. Sotteville ! Que voilà un nom de circonstances... Face à la décontraction de Manon je tente de faire bonne figure, mais en réalité je n'en mène pas large. Deux jours auparavant j'ai offert à Manon une "séance d'entraînement" (vous noterez au passage mon fair-play : parce que pour moi l'entraînement, zéro!) et elle m'a impressionné par sa capacité à encaisser sans broncher des rafales de claques que je me sais incapable de supporter... J'accepte -déjà!- l'idée d'être battu mais je me refuse à être ridicule en capitulant trop vite. Je sens que mon sens de l'honneur va me coûter très très chaud aux fesses...

Nous arrivons au lieu du rendez-vous (un petit restaurant) avec une demi-heure d'avance. Cette avance était voulue pour nous permettre de prendre un petit en-cas "avant". Le dernier repas des condamnés, en somme. J'ai l'estomac tellement noué que je ne peux prendre qu'une crêpe et un bol de cidre. Mais je note avec satisfaction que Manon n'a pas beaucoup plus d'appétit. Et que sa faconde diminue au fur et à mesure que l'heure fatidique se rapproche !

Mon portable sonne. C'est lui ! Je lui demande ou il se trouve. "Juste derrière vous !" me répond-t-il. Il se joint à nous pour prendre un café. Physionomie ouverte, oeil vif, conversation aisée, ouf, au moins il est sympa et on ne sombrera pas dans le glauque.

Nous prenons sa voiture pour nous rendre sur les lieux du crime, une maison dans la campagne à quelques kilomètres de là. Nous arrivons devant une jolie maison isolée. Manon a perdu de sa superbe ! Je m'offre le luxe de crâner un peu. Nous voilà dans le salon. Devant nous un beau canapé. C'est là que "ça" va se passer. Notre fesseur-arbitre arrive avec quelques instruments qu'il pose sur une table. Brrr ! Puis il nous propose un tirage au sort pour savoir qui sera le premier à inaugurer chaque "série". Pile c'est moi, face c'est Manon. C'est pile. Ca commence bien !

Sous l'oeil amusé de Manon (qui ne perd rien pour attendre) je... me met en tenue adéquate et vais docilement m'allonger sur les genoux de notre hôte. La première claque tombe. Ouf, c'est supportable, il y va progressivement. Bon je ne serai pas ridicule tout de suite. Il arrête en annonçant que c'était 80 claques d'échauffement. C'est au tour de Manon qui retire sa jupe et apparaît, superbe, en petit string blanc. Après une seconde d'hésitation elle retire aussi ce dernier rempart même s'il ne protégeait pas grand chose. A la loyale ! Puis elle va à son tour s'allonger sur les genoux de notre hôte. Les claques tombent sur ses jolies fesses. Le spectacle est d'un érotisme troublant. Trouble que ma tenue me donne beaucoup de mal à cacher...

Puis les tours se succèdent en augmentant (raisonnablement) le nombre et la force des coups. L'ambiance est étonnante, bon enfant, gaie. Ni moi ni Manon n'avons plus peur, Manon se paye même une crise de fou-rire juste avant une de "mes" séries. Quand vient son tour, je comprend pourquoi : notre fesseur-arbitre détend comiquement ses doigts avant de commencer, tel Paganini se préparant à entamer la "Sonate au clair de lune" !

L'essentiel des fessées seront manuelles, entrecoupées de quelques variations instrumentales : martinet, strap, tawse. Les "séries instrumentales" sont beaucoup plus brèves (10 coups) mais aussi nettement plus cinglantes (tout en restant parfaitement raisonnables). Il y a eu une pause au milieu pendant laquelle notre hôte nous offrit une tasse de café. Ce devait former un tableau un brin surréaliste : trois personnes bavardant dans un salon en buvant un café à ce léger détail près que deux d'entre elles étaies nues des pieds à la taille !

Puis notre hôte sonna la fin du match en nous annonçant que nous avions dépassé la limite du nombre de coups qu'il s'était fixé (1000). Mine de rien, nous avons quand même reçu 1030 coups chacun sur les fesses, main et instruments confondus !

Match nul. Je suis heureux de cette conclusion inespérée ! Comme Manon, j'ai les fesses qui cuisent beaucoup (quand même !) mais sans que ce soit insupportable. Un grand merci à Fesrouge pour cette après-midi riche en émotions et en bonne humeur. Une fessée mémorable. Un très grand moment.

0 commentaire
avatar