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L'arrivée
Aurélie

Aurélie et Jean-Yves correspondaient depuis de nombreux mois. Emois, jeux troubles par mail puis au téléphone, lettres manuscrites pleines de confidences et de désir... Elle lui avait écrit qu'elle voulait passer quelques jours chez lui à Paris, avec son amie Anca. Il avait bien sûr accepté. Il avait fallu convaincre Laurence qu'elle téléphone aux mères des filles. Cela n'avait pas été trop difficile ! Laurence avait affirmé être l'épouse de Jean-Yves, confirmé l'invitation faite aux deux jeunes filles par l'intermédiaire de leur université, de passer une semaine dans leur appartement parisien en échange de quelques petits services domestiques : un peu de ménage, un peu de cuisine. La semaine aurait donc lieu.

Aurélie s'émerveillait que son rêve put ainsi devenir réalité et Jean-Yves en était surpris et comblé. Il avait préparé la chambre de sa fille (partie étudier à l'étranger) pour ses deux invitées.

Il avait promis à Aurélie une rude fessée pour sa rouerie. Aurélie avait ri au bout du fil et avait raccroché après un petit baiser. Elle avait ensuite appelé Anca pour préparer leur long voyage.

Elles avaient beaucoup ri dans le train. Elles avaient trouvé, aisément, le boulevard, l'immeuble, l'appartement de Jean-Yves. Aurélie avait sonné, le coeur battant. Jean-Yves avait ouvert, ému lui aussi. Après tous ces mails, des appels, des lettres, ils se voyaient enfin ! Anca fut surprise de l'absence de l'épouse de Jean-Yves. Celui-ci la rassura en prétextant quelque course en ville... Il leur montra leur chambre, celle de sa fille partie étudier à Londres, il bavarda un moment avec elles tandis qu'elles vidaient leur sac de voyage dans la commode et dans l'armoire. Aurélie, la brune, parlait beaucoup, enjouée, repliant et rangeant soigneusement ses tops, ses jupes et, avec lenteur, ses sous-vêtements. Anca la blonde paraissait un peu gênée d'être ainsi observée alors qu'elle empilait ses quelques petites culottes blanches ou roses, mais Aurélie parlait, parlait, empêchant Jean-Yves de se retirer.

Pour une simple semaine Aurélie avait apporté toute sa panoplie, récemment et discrètement enrichie, de dessous sages et moins sages. Quelques culottes en coton, des strings en tulle, des shorties en plumetis, de tout petits slips en dentelle et même un porte-jarretelles et une petite guêpière en satin noir... du blanc, du rouge, des couleurs douces, des imprimés semés de petites cerises ou de petits chats noirs... Anca en fut très surprise : Elle ne savait pas qu'Aurélie possédât autant de dessous, elle ne comprenait pas qu'Aurélie ait décidé d'apporter une vingtaine de culottes et qu'elle les exhibe avec autant de complaisance devant cet homme qu'elle ne connaissait pas !

Jean-Yves les laissa enfin seules. Aurélie se déshabilla vivement sans même s'assurer que la porte soit fermée à clef. N'ayant gardé que ses dessous (un balconnet en dentelle blanche et le string coordonné !) elle se dirigea vers la petite salle de bains attenante. Elle incita joyeusement son amie à la rejoindre. Ce que celle-ci fit après avoir regardé la porte close mais qui pourrait très bien soudain s'ouvrir. Toutes deux, nues sous la douche, riaient et Aurélie ne cessait de projeter de la mousse sur les épaules, les seins ou le ventre d'Anca.

Anca riait. Elle était heureuse d'être là, heureuse d 'être à Paris, heureuse d'être avec son amie, certaine que ce séjour serait une fête. Elle riait mais elle ne parvenait pas à éteindre certaines interrogations. Aurélie semblait connaître cet homme, en tout cas, elle ne se comportait pas normalement face à celui qui était censé être un inconnu. Elle était plus exubérante qu'à son habitude, séductrice... allumeuse même. Cela ne lui ressemblait pas. Peut-être était-ce le fait d'être à Paris, d'être loin des familles...

Aurélie imaginait que Jean-Yves osait entrer dans la chambre, ouvrir la porte de la salle de bains, osait les rejoindre sous la douche... il caressait leurs fesses nues, faisait mousser le gel sur leurs pubis, les rinçait...

Après la douche, les filles se séchèrent, enfilèrent les peignoirs blancs que Jean-Yves avait posés sur une chaise et s'étendirent sur le grand lit. Malgré les récriminations d'Anca, Aurélie fouilla les tables de nuit, le coffre... et elle trouva, au-dessus de l'armoire, un DVD. Malgré les remarques dissuasives d'Anca, Aurélie mit en marche le PC et y installa le DVD. C'était un film X. Des filles s'embrassaient, se déshabillaient, se léchaient... Un homme les surprenait et exigeait qu'elles le sucent, chacune leur tour. Aurélie fut très troublée par ces images pour elle inédites et par la visible gêne d'Anca. Celle-ci était cependant excitée par ce qu'elle voyait à l'écran. Choquée et excitée. Aurélie regardait son amie avec un petit sourire en coin. Elle avait envie d'ouvrir son peignoir, d'entrouvrir ses jambes, de se caresser tout près de sa camarade. Elle avait envie de toucher les cheveux d'Anca, d'embrasser sa bouche, de caresser ses seins... de la toucher entre les cuisses. Jamais elles n'avaient évoqué ce genre de choses. Elles parlaient souvent des garçons, des hommes, de leurs rêves d'amour, de caresses, d'extases, mais jamais il n'avait été question d'une possible tendresse entre elles, d'un quelconque désir... Pourtant elles s'embrassaient doucement, elles s'enlaçaient aussi au moindre prétexte et elles avaient passé pas mal de nuit ensemble, chacune consciente d'un certain trouble qu'elles avaient soigneusement tu.

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