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Samedi !
Camille

Le compte à rebours est vraiment commencé...

Ca chauffe, ça chauffe, comment arriver à penser à autre chose ?

Dans l'ordre de mes peurs, la plus grande est psychologique : j'ai peur que l'expérience sonde le fond de ma vitalité intégrale. J'ai peur qu'un Dieu vengeur me terrasse d'oser faire ça. Et si je mourrai avant mardi, foudroyée par le doigt de Dieu ? On m'a toujours dit qu'il fallait être bonne et sentimentale, etc. Et là je jouis parce qu'un homme qui ne pense qu'à mon cul, pour qui je ne suis qu'un cul, se prépare à me chauffer sérieusement les fesses. Et je l'accepte, du fond de l'âme.

Je repense à votre Sophie... Parler de tout et de rien, avant, serrer les cuisses, pendant, et laisser l'homme ne pas savoir si on a joui ou non, alors que ça fait partie de sa jouissance à lui, ça me fait un peu penser à la mauvaise foi selon Sartre, dans L'Etre et le Néant. C'est une femme qu'un homme drague, mais elle fait semblant de se faire croire à elle-même que l'admiration de cet homme est désintéressée. Il lui prend la main et elle fait semblant de croire que c'est pas sa main. Elle l'abandonne, cette main, comme une partie d'elle-même qu'elle renie presque, pour préserver son mensonge intérieur. Peut-être Sophie se l'est joué comme ça : c'est pas mes fesses, c'est pas moi... [...] Je suis sous pression, autant qu'une cocotte-minute. J'ai des vibrations dans les fesses. Je dialogue intérieurement avec mon Surmoi :

Le Surmoi :
Tu n'as pas honte ?
Moi :
Si, je crève de honte, mais je le veux, je le veux ! J'en rêve depuis des années !
Le Surmoi :
Rends-toi compte ! Un homme qui n'en veux qu'à ton cul ! Un homme pour qui tu n'es qu'un cul !
Moi :
J'espère seulement qu'il le trouvera beau, mon cul.
Le Surmoi :
Tu n'as pas honte ? Et la féminité ! les sentiments ! l'amour ! l'union sacrée de l'homme et de la femme selon saint Augustin ! Ton éducation catholique ! [...] Et tu vas te faire fesser le cul par un inconnu ! Et il va jouir de voir tes fesses se tortiller ! Quelle honte !
Moi :
J'ai honte, j'ai honte, mon Dieu, punissez-moi !

Mais c'est pas Dieu qui va me punir, c'est un homme, un simple homme qui veut jouir du spectacle de mes fesses rougies, entendre mes cris étranglés, voir mon sexe dans l'entrebâillement de mes jambes, me maîtriser mes poignets en me les bloquant dans le dos, bref bander comme un cerf en s'acharnant sur sa victime éperdue. Humiliation suprême, il va me photographier le cul et le placarder à la vue de tous. Ce châtiment qui me prend au cul, ce n'est pas les foudres de Dieu, c'est un homme et une femme qui n'éprouvent aucun amour l'un pour l'autre, qui sont tous juste complices d'un truc pas possible. Et ça fait un sacré chamboulement dans la tête... J'ai peur (est-ce peur, là ?) d'en sortir différente, changée par cette épreuve suprême que les intellectuels refusent si souvent : le réel. Sartre écrit dans L'Imaginaire que le réel excède toujours les scénarios de l'irréel, parce que le réel est imprévisible, vivant, toujours renouvelé, inédit - la vie même. C'est cela aussi, l'épreuve que je vais subir (j'en serre les cuisses, là, en vous écrivant combien j'y pense, je les serre à trembler). Ma fessée, c'est aussi une épreuve de loyauté vis-à-vis de moi-même et du réel. Ces fesses, je ne vais pas vous les abandonner comme si c'était pas les miennes. Par ailleurs, je ne veux plus en rester aux scénarios dont une plume est toujours maîtresse et qui sont "sans danger". Je ne vais pas, j'espère, être de mauvaise foi, faire semblant que vous vous intéressiez à moi alors que vous ne pensez qu'à mes fesses. Je vais essayer, sur ce point, de ne pas être un "salaud sartrien" ! Vous pensez à mes fesses, je ne suis que deux fesses victimes et consentantes, qui tremblent dans leur culotte, et, n'en déplaise à Dieu et au Surmoi, il n'y a aucun sentiment là-dedans (c'est du sexe brut). Moi je pense à vous en tant que jouisseur de mes fesses déculottées et offertes, en tant que main redoutable, en tant que force pour me maîtriser, en tant que voix qui me dictera d'obéir, et j'espère bien vous donner un grand plaisir. Si je n'y arrivais pas, à vous donner ce plaisir, je recommencerai l'expérience, si vous voulez bien, jusqu'à ce que j'y parvienne. Vouloir donner du plaisir à un inconnu qui prétend vouloir le prendre, pour moi c'est terriblement, comment dire, subversif. J'ai peur d'avoir une crise cardiaque, de mourir, avant, subitement, d'excitation, sans même pouvoir vous le dire car vous ne savez pas encore qui je suis, où j'habite - encore une figure de la supposée vengeance divine. Mais ça n'a jamais fait mourir personne, comme on dit aux filles vierges qui vont se lancer. Seigneur, je vais me faire dépuceler les fesses !

Si je ne viens pas au rendez-vous, c'est que je suis morte, foudroyée par Dieu pour oser vouloir "le" faire. [...]

Mais si Dieu heureusement m'oublie, lui qui ne se mêle pas des culs, je viendrai là où vous direz. Et je m'en promets ! Et à vous !

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