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Chapitre 7 - La cravache
Aramis

"Pardonne-moi, Virginie, je voudrais que tu me permettes de te faire un peu mal aujourd'hui", lui dit Anne

Tout ce jour-là était bien différent. Virginie avait vu Monique lui ouvrir la porte avec la même peur et la même honte qu'elle éprouvait toujours à être dévisagée par la secrétaire : avant même qu'elle ne la fasse déshabiller, elle se sentait nue sous son regard vert et froid, courbée à attendre les coups. Dévêtue, sa pudeur en souffrait toujours comme si ce fut la première fois. Mais contrairement à l'habitude où selon ses humeurs, à moins que ce fut selon les instructions de Anne, elle la faisait, aussitôt entrée dans le salon, se dévêtir jusqu'à la taille ou totalement, et la laissait ainsi attendre, elle la conduisit dans la chambre d'Anne où Virginie pénétrait pour la première fois. Un peignoir d'éponge blanc attendait sur le lit qu'elle pria Virginie de passer une fois qu'elle serait déshabillée et se retira la laissant seule.

Virginie ne se déshabillait jamais sans gène et appréhension mais cela lui était devenu assez facile quand elle le faisait dans le bureau de Anne, en revanche, elle n'avait jamais pu s'habituer à marcher nue à travers les pièces quand Anne ou Monique la faisait déshabiller dans une autre pièce avant de l'y conduire. Qu'on lui offrit de le faire cette fois en peignoir aurait du la soulager mais il n'en fut rien. Certes elle marchait plus librement, ne sentant le poids d'aucun regard sur le mouvement de ses fesses mais cette préparation intensifiait le rôle qu'elle allait jouer. La protection de sa nudité qu'immanquablement ont allait lui faire exposer, en apportant quelque chose de rituel donnait de l'importance à sa mise à nu, elle marchait vers le sacrifice. Anne debout devant son bureau tenait entre ses mains une longue cravache fine de cuir noir.

- Virginie, dit-elle, je vais te faire un peu mal aujourd'hui le permets-tu ? et sans attendre l'acceptation de la jeune fille dont elle ne doutait pas, tu vas recevoir quatre coups de cravache, ça brûle mais tu devrais pouvoir supporter. Je vais te les donner moi-même, j'aurais peur que Monique sois trop cruelle mais je vais l'appeler, cela est si beau un corps qui se dérobe sous le coup, c'est beau comme un éclair.

"Maintenant, ôte ton peignoir "ajouta-t-elle quand Monique fut là, et Virginie se mit nue sous le regard ironique de la secrétaire. On lui demandât ensuite de saisir à deux mains une potence qui avait été accrochée à la suspension centrale et que Virginie n'atteignit qu'en se mettant sur la pointe des pieds. Il lui semblât que tout son corps ainsi tendu, étiré, n'avait jamais été ainsi offert aux regards. Elle cria sous la brûlure quand la fine tige frappa ses fesses, et resta dans la position où l'avait placé l'esquive de son corps mais elle ne lâcha pas la potence. Le regard embué de larmes elle regardait Anne avec reproche. Son amie voulait-elle ainsi la faire souffrir, tout en elle se rebellait, elle n'allait pas accepter que cela se reproduisit, mais quand la voix d'Anne douce mais autoritaire le lui demanda elle reprit sa position. Avec la même révolte puis la même soumission elle reçu les trois autres coups que Anne lui appliqua soigneusement les uns sous les autres. Quatre lignes rouges et cuisantes lui zébraient les fesses quand on lui signifia que c'était fini et qu'elle s'écroula en larmes sur la moquette.

Quelque jour plus tard, alors que le souvenir de la cravache se faisait moins présent au fur et à mesure que la cuisson des cicatrices s'estompait et que Virginie n'en ressentait plus la douleur que lorsque, sous la douche le gant de toilette savonnait ses fesses, elle reçut un appel d'Anne lui demandant de la rejoindre.

"j'ai pris rendez-vous pour toi chez une gynécologue lui dit Anne, quand elle la rejoignit dans sa voiture au bas de son immeuble, il faut te faire surveiller."

Le médecin était âgée d'une d'une quarantaine d'année les cheveux courts l'allure sportive et décidée. Elle interrogea brièvement Virginie et lui indiqua la salle d'examen en lui précisant qu'elle "enlevât tout".

L'horreur que Virginie ressentait pour ce type d'examen lui avait fait oublier les marques de la cravache qu'elle se rappela avec panique quand elle abaissa sa culotte, aussi contrairement à son habitude s'empressa-t-elle de se préparer et était-elle deja allongée sur la table quand le médecin la rejoignit. Elle subit les habituels outrages et se précipitait rejoindre la cabine de déshabillage profitant de ce que la jeune médecin le dos tourné se lavait les mains quand celle-ci l'arrêta : montez sur la balance avant de vous rhabiller.

Droite et nue sur la petite surface du plateau, Virginie comprit que Anne ne l'avait marquée que pour ce moment où elle révélerait sa soumission où elle ne pourrait plus cacher sous un air fermé et indifférent la vulnérabilité de son corps. Figée elle attendait. Le ton du médecin marqua la surprise quand elle se retourna en l'interrogeant sur le poids marqué sur la balance et quand Virginie se retrouva assise devant son bureau pour la rédaction de l'ordonnance, elle avait changé d'attitude, pâle, le ton brusque, elle évitait le regard de Virginie, elle semblait impatiente de la reconduire mais s'arrêta avant d'ouvrir la porte et saisissant le poignet de Virginie:

"c'est Anne qui vous a fouettée ?" demanda-t-elle avidement.

Son regard était brouillée et ses joues légèrement empourprées.

"Montre dit-elle ". Ramenant la jeune fille dans la salle d'examen elle la courbât sur la table, ses mains impatientes firent glisser en un seul mouvement le pantalon et le slip et se saisirent des fesses de Virginie, tantôt suivant d'un doigts les zébrures tantôt les pétrissant à pleines mains. Elle la dépouilla de son pull-over et de son soutien-gorge et l'entraînant dans le bureau l'embrassa fougueusement à pleine bouche, fouillant l'intimité de Virginie pendant qu'elle se repaissait de la vue des marques de la cravache que lui reflétait le miroir devant lequel elle l'avait conduite.

Virginie n'avait esquissé qu'un geste de refus, dominée par la révélation de sa soumission, elle était maintenant subjuguée par un plaisir trop intense pour qu'elle ne fût pas prête à tout lui abandonner et si la jeune femme ne lui avait conduit la main, elle aurait été d'elle-même à la recherche de ces autres lèvres qui comme les siennes devaient se gonfler de jouissance.

Anne, quand Virginie la rejoignit dans la voiture, avait le regard brillant qu'elle lui avait vu quand elle l'avait faite fesser à la brasserie par le serveur.

"Raconte" lui dit-elle.

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