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Chapitre 2 - Monique
Aramis

Virginie sortit bouleversée. Son esprit, tout son corps étaient en émoi. Cette jouissance qu'elle avait connue mais non assouvie la livrait totalement à la merci de Anne. Elle marchait dans la rue sans rien voir, possédée par son désir. Ce qui n'avait été qu'un fantasme était devenu une passion qui la dévorait. Elle se revivait nue offrant ses fesses au fouet, impatiente de sentir la brûlure des lanières et la redoutant. Elle ignorait si c'était les caresses d'Anne qu'elle voulait ou sa correction mais elle savait que toute la volupté qu'elle attendait des caresses venait de ce que la main qui la caresserait, dont elle aurait voulu être fouillée dans le plus profond de son intimité, était celle qui l'avait fouettée.

Sans doute Anne était tout aussi bouleversée, mais elle voulait rester mettre du jeu, la fessée ou le fouet ne devait pas devenir qu'un banal préliminaire à des transports amoureux.

Le rendez-vous suivant, ce fut la jeune-fille brune aux yeux verts qui peu après le coup de sonnette de Virginie lui ouvrit la porte et la conduisit auprès d'Anne.

La jeune-femme l'accueillit avec tant de naturel dans sa froide amabilité que Virginie dont l'émotion s'était ravivée, aussi intense qu'au sortir de la dernière rencontre, dés qu'elle avait pris le chemin qui la menait au rendez-vous en fut toute interdite. Il n'y avait plus trace de l'émoi qu'elles avaient partagé. Anne était redevenue une étrangère et l'envie qui avait conduit Virginie s'accompagnait maintenant de crainte et de honte. Calme et froide Anne la dévisageait comme une écolière attendant sa punition et c'était bien là ce qu'elle voulait. Elle appela Monique, l'employée brune aux yeux verts, pour faire servir le thé et comme celle-ci s'en allait :

"Apportez-moi le martinet, je vous prie. Virginie, je vais vous faire fouetter par Monique " Virginie voulut protester, elle avait été terriblement humiliée à l'évocation du martinet devant la secrétaire, elle était envahie de honte à l'idée de se mettre nue devant elle, en recevoir le châtiment lui était intolérable mais comme sa honte s'accompagnait d'une étrange jouissance elle ne protesta que mollement " Anne, s'il vous plait, c'est trop humiliant " " Oui, dit, Anne, c'est très humiliant mais ça ne fait rien " et comme la jeune-fille revenait avec le martinet " Déshabillez-vous Virginie, mettez-vous toute nue "

Pâle, Virginie ôta ses vêtements sous le regard attentif des deux femmes. Anne la fit courber contre le dossier du canapé et lui saisit les poignets. Deux miroirs accrochés au mur, en vis-à-vis révélaient à toutes les trois la scène sous tous les angles. Avant que les lanières ne la cinglent, Virginie pleurait de rage de sentir ses fesses nues ainsi offertes. Elle leva les yeux vers Anne qui, le regard brillant et la bouche crispée scrutait son visage. Elle gémit sous les coups. Elle était furieuse mais elle sentait monter en elle une telle jouissance qui allait déferler sur tout son être dés que la douleur des coups s'arrêterait qu'elle était prête à s'humilier encore d'avantage si Anne l'exigeait.

Jusqu'à ce jour Virginie vivait cette aventure comme un rêve sans se poser de question ni sur Anne ni sur elle-même. Ses relations avec Anne, dans leur étrangeté, lui paraissaient uniques et non partagées, mais que Anne la fît fouettée par Monique l'amena à penser qu'il existait, autour de Anne, tout un univers où d'autres devaient vivre les mêmes moments qu'elle. Anne fessait-elle Monique, faisait-elle fouetter la jeune secrétaire blonde à l'air si doux, d'autres étudiantes se déshabillait-elles, dans le salon, sous le regard d'Anne. Virginie en était toute excitée et souvent, maintenant, à la Faculté elle cherchait à discerner dans l'attitude d'une étudiante ou dans celle d'Anne vis-à-vis d'une de ses condisciples si la jeune-fille pouvait se diriger vers ces rendez-vous dont on tirait son plaisir à se livrer nue aux coups.

Virginie se mit à craindre Monique. Quand elle sonnait à l'appartement, elle sentait son cœur battre plus rapidement alors qu'elle essayait de deviner au bruit des pas derrière la porte qui allait lui ouvrir. C'était tantôt Anne elle-même, tantôt la jeune secrétaire blonde, tantôt Monique aux yeux verts dont la seule présence l'humiliait non seulement parc ce qu'elle l'avait vue nue et l'avait fouettée mais aussi par ce que son regard sa façon de dévisager la jeune-fille la mettait mal à l'aise, la dominait..

D'ailleurs Monique prenait possession de Virginie dès son arrivée non comme une secrétaire ou une hôtesse qui vous guide simplement dans un lieu qui ne vous est pas familier mais comme une assistante qui commence à vous préparer à ce qu'on va vous faire subire. Plusieurs visites de Virginie se firent sans qu'elle fût là et Virginie en était à chaque fois soulagée. La première fois qu'elle revint et qu'elle l'eut conduite dans le grand salon où Virginie attendait plus ou moins longtemps, parfois en faisant semblant de lire une revue, que la porte du fond s'ouvrit et que Anne la fit entrer, elle lui fit enlever sa jupe et comme Virginie portait ce jour là des bas à résille, elle lui demanda de les garder alors qu'elle la faisait mettre nue. Révoltée, Virginie obéit. C'est dans cette tenue qu'Anne la trouva quand la porte du bureau s'ouvrit.

" Tiens, Monique, vous a fait déshabiller, c'est une bonne idée, ces bas vous vont très bien " dit simplement Anne l'inspectant sans manifester plus d'étonnement. Qu'elle fut obligée de marcher, nue, à travers les salon puis le bureau, sous le regard de Anne, ce qui ne lui était jamais arrivé ajoutât à la confusion de la jeune-fille. Elle ne savait que faire de ses bras, de ses mains, elle avait l'instinct d'en cacher son sexe mais cette pudeur semblait bien dépassée et ridicule. Elle était surtout gênée par le balancement de ses fesses. Depuis qu'elle était fessée, Virginie vivait la nudité de ses reins comme un élément vulnérable, en attente et à la disposition des coups. La partie toute offerte d'elle-même. Entrer dans le bureau la réconfortât, les murs du salon lui étaient étrangers, hostiles, là c'était le lieu habituel où elle se dénudait, le cadre familier de sa correction, le sanctuaire de son intimité avec Anne. Ce jour-là Anne avait sans doute décider de décliner toute la jouissance de la soumission. " je te fouette moi-même, ou je te fais fouetter par Monique " lui dit-elle avec un sourire un peu engageant, un peu ironique, passant au tutoiement dont elle jouait ainsi selon les situations.

" Pas par Monique, Anne, s'il vous plait, fouettez-moi vous-même, faites moi tout ce que vous voulez, mais pas Monique, je vous en prie ".

Le regard d'Anne se fit plus intense " Mais si, Monique va te fouetter, elle le fait très bien, mais tu le sais, tu l'as déjà été. " Anne appela la jeune secrétaire dont le regard vert étaient encore plus incisif que d'habitude.

Elle fit placer Anne les mains contre le mur, lui fit cambrer les reins comme elle l'avait déjà fait une fois. La honte de Virginie était aussi intense que l'émoi, l'excitation qu'elle en retirait. Couchée sur les genoux de Anne ou courbée sur le rebord du divan elle était, certes, tout autant offerte mais elle était passive alors que là c'était elle qui devait volontairement tendre ses reins aux regards et aux coups, s'appliquer pour mieux se livrer. Sa soumission était telle que la volonté de Anne se manifestait à travers elle, suscitait son effort à se rendre plus disponible à la correction qu'elle allait subire. Quand Anne la corrigeait, elle-même, sans témoin elle vivait son humiliation comme la conséquence du don qu'elle faisait et, après tout, n'était-ce pas ce plaisir, ou plutôt cette volupté qu'elle venait chercher. Mais elle se révoltait à l'idée d'être abandonnée à Monique. Le fantasme, la perversité qu'elle cachait au fond d'elle même, elle acceptait que Anne le connut, comme on peut admettre qu'un confesseur connaisse les méandres de sa conscience ou un médecin les secrets de son corps mais à la condition expresse qu'il ne le révèle à personne même pas à ce qui en lui n'est pas le professionnel, elle ne pouvait accepter qu'elle les dévoila, comme elle dévoilait son corps à une autre. Peut-être l'aurait-elle mieux admis si au lieu de Monique, ce fut à la jeune secrétaire blonde à l'air si doux que Anne la livrât mais la silhouette féline de Monique, son regard froid et perçant, qui devenait cruel quand le désir le modifiait l'avait gênée dès leur première rencontre et la mortifiait profondément depuis qu'elle l'avait fouettée. Elle aurait tout donner pour ne pas subir cette humiliation mais rien n'aurait pu la conduire à s'y soustraire car l'émotion sexuelle qui l'accompagnait en était d'autant plus grande et l'avait rendue dépendante. Anne avait besoin de la soumettre sous un autre regard pour jouir à la fois l'abandon et la révolte de la jeune fille.

Le désir d'Anne était aussi intense que le trouble de Virginie. Elle savourait le spectacle de la jeune-fille nue tendant ses reins dans l'attente du fouet, la brusque dérobade des fesses alors que la ligne du dos s'incurvait sous la brûlure des lanières puis la reprise docile de la position dans l'attente du coup suivant. Monique avait commencé, elle savait distiller le plaisir, elle savait jouer du corps de sa victime . Tantôt les coups se suivaient, rapides, suscitant une suite de mouvements d'esquives, tantôt elle laissait à Virginie le temps de se replacer, attendant patiemment qu'elle domine son appréhension et tendent les fesses au mieux.

Virginie aurait voulue paraître indifférente, bientôt elle sanglota, de pudeur outragée, de rage d'une douleur qu'elle ne voulait pas révéler à la satisfaction de Monique. Elle due enfin demander grâces. Anne prit le martinet des mains de Monique pour lui administrer les deux derniers coups, ils étaient faibles comparativement à ceux de la secrétaire mais firent hurler Virginie qui avait atteint le paroxysme de son émoi et qui, trouvant toute nouvelle situation plus humiliante que celle qu'elle avait déjà supportée, s'indignait que Monique étant devenu simple spectatrice, Anne lui offrit l'exhibition de sa nudité flagellée et vienne ainsi compléter le supplice.

Monique partie sans un mot, Anne la fit allonger sur le canapé et la regarda avec tant de douceur que Virginie pleurant doucement, sans résistance, s'abandonna à son orgasme quand les longs doigts fins de Anne lui titillèrent la pointe des seins.

Virginie pour la première jouissait sous le regard attentif de Anne.

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