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Concours de fessées
Jean-Marc Dumont

Roxane et moi-même sommes allés au concours de fessées organisé samedi (NDRL: 23/06/01) à la boutique Démonia. Nous devions seulement regarder...Il en fut autrement. Voici donc le compte-rendu de ma compagne et le mien.

J'espère qu'Agramant ne m'en voudra pas: c'est un peu long (mais le sujet s'y prête!). Et cela me ferait plaisir qu'il l'utilise pour sa page personnelle, si jamais il trouve cela intéressant pour susciter d'autres vocations!


Le récit de Roxane

Aller à ce concours me tentait, me troublait. J'en parlais donc à Jean-Marc. Lui semblait plus réservé. Je crois qu'il accepta d'abord pour me faire plaisir. Et puis, lui comme moi, nous sommes curieux. Curieux et malheureux quand nous ne sommes pas de la fête.

Nous nous donnons rendez-vous chez moi. J'ai pris soin de m'habiller pour que l'on ne me reconnaisse pas. Quand il me découvre, vêtue de façon plutôt sexy, il éclate de rire. Moi, j'ai cru bien faire, j'ai essayé d' être dans le ton que j'imagine pour cette manifestation. Il n'arrête pas de me dire qu'il n'aime pas, mais pas du tout. Je me sens triste et j'ai envie de rester à la maison. Mais la curiosité l'emporte.

Nous sommes très gentiment accueillis par Marc qui semble ravi que nous soyons venus. La salle est pleine. Quatre vingt, cent personnes, quelques femmes mais plutôt des hommes, sont debout, autour d'une estrade. Je suis frappée par la liberté ambiante. Certaines personnes sont habillées, d'autres nues. Certains arborent des tenues SM, d'autres sont en costume de ville. Tout ceci est bon enfant, et, du moins pour moi, un peu surréaliste.

Je comprends vite pourquoi Marc, l'organisateur, est tellement heureux de nous voir. C'est qu'il est convaincu que nous voulons participer au concours. Or, Jean-Marc et moi, nous ne sommes venus que pour regarder. Et, sans nous le dire, nous savons qu'une fois que notre opinion sera faite, au prochain concours, nous participerons peut-être.

Marc nous sert du champagne, met à disposition une cabine pour nous changer, nous indique que nous passerons en troisième position. Je crois que je vais défaillir. J'ai froid, chaud, plus de respiration et comme toujours quand la peur est trop forte et que je sais m'être fourvoyée, j'ai envie de m'enfuir et de pleurer. Je regrette d'être venue, d'avoir entraîner Jean-Marc dans cette galère. Je sais qu'il m'en veut et je n'ai qu'une idée : partir. Mais, sur l'estrade, un couple très connu des adeptes, fait une démonstration de fessées. Ce n'est pas Jean-Marc qui partirait à ce moment là, d'autant que la fille, Salomé, est plutôt très mignonne !

Passe ensuite, sous la grande verrière de la boutique Démonia, le premier couple amateur. Là encore, il est difficile de ne pas regarder, et nous nous laissons captiver par le spectacle.

Pendant ce temps là, j'ai accepté mon sort. Puisque j'ai voulu venir, tant pis pour moi. Mais je supplie Jean-Marc de frapper vite, fort, sans caresse. Fessée pour fessée...Au fond de moi, je me dis qu'il semble furieux d'être là, alors, cela le défoulera peut-être...Au fond de moi, je me dis que nous ne sommes, ni l'un ni l'autre, de nature à nous défiler. Et je me sens envahie par un subtil et délicieux mélange de peur et de honte. Et puis, je m'en remets à lui.

L'animateur nous appelle en deuxième position, alors que nous ne devions passer que les troisièmes. Autant foncer. Jean-Marc m'entraîne farouchement sur l'estrade, je ne sais plus du tout où je suis. Mais je sais qu'il m'invective publiquement d'avoir voulu venir, puis me couche sur ses genoux et commence à frapper.

Je me réfugie dans cette fessée, m'efforçant de croire qu'il n'y a pas cent paires d'yeux posés sur mes fesses. Jean-Marc est énervé et intimidé, il frappe fort, et comme nous avons chaud l'un et l'autre, c'est comme une fessée mouillée et cela fait plus mal. Puis il m'ôte mon string en lançant à l'assistance : " Une fessée, cela se donne fesses nues". Je savais qu'il agirait ainsi. Je ne peux pas lui en vouloir d'aller jusqu'au bout, d'ailleurs, je préfère ainsi. Pas plus que lui, je n'aime les choses faites à moitié. Aurait-il eu un martinet que j'en aurais été d'accord. Mais il frappe si fort que je ne suis pas sûre de l'avoir supporté. Je lance quelques timides " aïe ", bien convaincue toutefois qu'ils ne servent à rien. Jean-Marc n'en fera qu'à sa tête (comme d'habitude !). La preuve ? Au moment où je crois ma fessée finie, il me change de côté, me dit très sèchement : " Maintenant, c'est avec l'autre main " et je continue à recevoir claques sur claques, toutes plus fortes les unes que les autres. Ca fait mal. Mais c'est bon.

J'entends le silence. Je commence à avoir vraiment les fesses en feu. Jean-Marc arrête. Maintenant, je suis perdue. Paumée. Là, je ne sais plus ce qui s'est passé. Seulement que je ne voulais plus rien savoir, que je voulais qu'il me prenne dans ses bras, c'est tout. J'avais comme le contrecoup de la peur, et une chape d'humiliation sur les épaules. Heureusement que le loup sur le visage permet de se barricader des regards.

Après, il fallut remonter sur l'estrade car nous avions gagné le deuxième prix. Cela allait mieux. J'étais même heureuse d'avoir osé, de l'avoir fait. J'étais surtout heureuse de voir Jean-Marc content, lui aussi, d'être allé au bout. Je sais qu'il relativise beaucoup mieux que moi. Mais l'expérience est déconcertante. Pour ma première fessée en public, ce n'était pas en petit comité !


Le récit de Jean-Marc

Vous connaissez les femmes...quand elles ont une idée en tête ! Et puis, autant ne pas jouer les hypocrites : moi aussi, j'étais curieux de savoir à quoi cela ressemblait. Mais, pas question de participer. Pas cette fois-ci, du moins.

Roxane s'est transformée. Habillée tout en noir, avec des bas résille, un string noir (je déteste !), un petit haut en dentelle, une perruque blonde et un loup. Cela me rend hilare et furieux. J'ai de moins en moins envie d'aller à ce concours. Nous pourrions passer une bonne après-midi ensemble. Mais maintenant qu'elle est habillée, non, accoutrée ainsi...

Dans cette boutique, on rentre par un sas puis l'on se trouve dans une grande pièce éclairée par une verrière. Au centre, une estrade et tout autour, des gens. Plus d'hommes que de femmes. Quelques hommes nus, leur sexe enserré dans un anneau. Quelques tenues latex ou cuir. Mais pas glauque comme je le craignais. Non, plutôt placé sous le signe de la liberté et du respect des différences de chacun.

Je sens le piège. L'organisateur, Marc, est certain que nous allons participer. Là, ça me rend vraiment furieux. J'hésite entre partir illico ou bien coller une vraie fessée à Roxane. Elle, je la devine tétanisée. On veut jouer les affranchies...c'est peut-être ce qui me décide. Et puis, l'expérience aussi. Car je n'ai jamais fessé devant autant de monde !

Autant le dire : ce n'est pas facile. Tous ces regards sont intimidants. La peur de Roxane est patente, c'est peut-être ce qui me donne le plus de courage. Mais je n'ai pas envie de voir tous ces yeux dévorer ses fesses.

Je lui donne une fessée sans préambule. D'ailleurs, elle n'a pas mis une de ses jolies petites culottes que j'aime bien caresser. Tant pis pour elle! Ca va chauffer! Je me débarrasse de ce string qui m'énerve. Une fessée c'est cul nu. Elle l'a bien cherchée, elle va s'en rappeler. Ca claque dure, ça rougit vite, c'est très bien ainsi. Elle peut toujours piaffer et gigoter, elle a gagné une super fessée. Et nous avons gagné le deuxième prix ! Et je me promets que, si nous participons une autre fois, ce sera pour être les vainqueurs ! Non, mais !

Le bilan : merci aux organisateurs, ils savent mettre une ambiance détendue; bravo pour la démonstration de fessée (un peu rapide quand même !); quant à Roxane, j'hésite : avoir osé se produire ainsi en public...je crois que je vais me venger, mais là, personne n'en saura rien, sauf l'intéressée qui risque de s'en souvenir !

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