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Arrête ton cinéma
Blandine

Ce soir encore, elle me dit : "j'vais au ciné". J'ose demander : "Quel ciné ?". Je décrypte difficilement un "comme d'hab" qui ne m'informe pas plus que d'hab. Et je vois sa petite silhouette frêle partir à vive allure dans la nuit et je sais que je vais avoir peur jusqu'à ce que j'entende la clef, dans la porte d'entrée, vers les minuits. Et parfois, elle rentre plus tard encore.

Elle a seize ans, ne me parle qu'à l'aide de quelques borborygmes. J'ai bien essayé d'interdire ces sorties, mais je craque. Je suis seule à l'élever.

J'en parle à un ami avec lequel je joue à des jeux coquins et, un soir de colère, je décide : "Toi, tu peux lui faire peur. Ca lui servira de leçon. J'en ai marre !"

Il refuse, hésite, se laisse convaincre. Cette fillette sans foi ni loi l'inquiète. Alors, il se décide. Il la suit trois soirs, s'aperçoit qu'elle rejoint un copain, enfourche sa moto, et sans même porter de casque, file à toute allure dans les rues sombres. Il décide alors de lui donner une sacrée fessée. Elle la mérite.

Un soir, il attend qu'elle soit à quelques encablures de chez elle et, d'un geste brusque, il la propulse dans sa voiture. Elle se débat comme une lionne en furie, il l'attache, lui met une cagoule et l'emmène chez lui. Dans la voiture, il la prévient : "Ca fait plusieurs soirs que je te suis. Moi, les filles de ton âge qui sortent, mettent pas de casque, si j'étais leurs parents, je leur collerais de vraies fessées. Seulement, les parents n'osent plus, ils ont démissionné. Alors, comme moi j'aime bien donner des fessées, je les remplace. Tu vas t'en prendre une... Et je te promets, tu vas t'en souvenir."

Arrivé chez lui, il sort de la voiture la jeune fille qui se débat comme un diable malgré les sangles ligotant ses bras et ses jambes. Il la porte et s'empresse de l'attacher sur la table de la salle à manger. Courbée en deux, les fesses bien à portée. Il a prévu son coup, il a sorti un battoir en bois et un martinet. Il sait qu'il doit donner une fessée punitive.

Il ne peut enlever le jean de la jeune fille car elle se colle à la table et les liens qu'il lui a mis enlèvent toute latitude. Alors il décide de le découper, tant pis pour elle. Il découvre un petit string de coton grenat, pas beau. Dans le cas d'un jeu, il l'aurait bien sûr enlever, mais là, il lui laissera. C'est vraiment une punition, rien d'autre.

Il commence à la main, avec détermination. Les fesses se colorent vite, elles frémissent de rage sous la fessée, il s'applique à la corriger comme elle le mérite. Si cela pouvait éviter qu'elle ne se tue un jour sur une route ou qu'elle rencontre un homme qui la viole... Quand il commence à avoir mal à la main, il prend le battoir de bois et assène des coups rapides, secs. Il sait que cela fait mal, il est très conscient que la jeune fille doit déguster. Mais il se dit que c'est bien fait pour elle. Depuis le temps qu'elle se fiche de sa mère, c'est la fessée la plus méritée qu'il aura jamais donnée. Quand les fesses sont devenues brûlantes et rougeâtres, il prend le martinet. Et là, il décide de lui en donner trente coups, assez espacés les uns des autres, et très forts.

Quand la correction est terminée, il lui parle : "Je t'ai à l'oeil. Je sors souvent le soir dans le quartier. Si je te reprends, je te donne le double. Maintenant, tu peux en parler à tes parents, à la police... C'est comme tu veux..."

Il la ramène dans sa voiture, elle ne se débat plus mais il a quand même pris soin de la sangler une nouvelle fois. Il lui dit encore : "Dis-toi que dans quelques jours, tu n'auras plus de traces de cette fessée et que, dans ta tête, tu sais très bien que tu la méritais. Donc, ce n'est pas grave. Mais tu pourrais aussi tomber sur un homme qui te viole ou qui te tue. Tu vois, ce soir, tu t'en es tiré à bon compte".

C'est mon ami qui m'a raconté tout cela. Moi, elle ne m'a jamais rien dit. Elle a jeté le jean et, sans en avoir l'air, elle s'est remise à bosser. Quant au ciné, on n'en a plus entendu parler. Je n'ai évidemment rien dit non plus. Il y a quelques années de cela. Mais hier, la jolie maman qu'elle est devenue a donné trois tapes sur les fesses de ma petite fille. J'ai osé demander : "Tu lui donnes des fessées, toi ?" Ma fille a souri et m'a dit "Ah oui, une bonne fessée, il n'y a que ça de vrai pour te remettre les idées en place !".

© 2003

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