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Luxe, fessée et volupté
Blandine

Il aime les grands hôtels. Ceux où la moquette est épaisse, les rideaux lourds, les lits immenses. Il s'y sent anonyme et puissant, il s'y sent un homme des temps anciens, quand la femme était geisha.

Elle sait tout cela et se fait belle de robes érotiques portées sous des manteaux stricts. Elle parfume ses cheveux de parfums capiteux et enfile de longs bas de soie.

La lumière des bougies est dorée et les décors ont de la douceur. Il flotte quelque chose de tendre et elle a envie qu'il la caresse longuement comme une chatte alanguie de désirs.

Il s'assied près d'elle sur le canapé de velours et elle devine au travers de son smoking qu'il a envie d'elle. A quels jeux vont-ils jouer ?

C'est alors qu'il sort de dessous un coussin des chaînes qu'elle n'avait pas vues. Et que maintenant elle ne verra plus rien car il lui met un loup sur les yeux. Voilà qu'elle respire plus mal, oppressée par la peur de ne plus pouvoir voir. Et maintenant il lui met un bâillon pour l'empêcher de parler. Voilà qu'elle voudrait se libérer de toutes ces chaînes, se révolter, fuir. Mais il la prend doucement dans ses bras et la conduit quelque part.

Ce doit être un bureau sur lequel il a posé un oreiller et il la courbe délicatement. Il attache un à un chacun de ses membres en lui faisant écarter largement les jambes et l'inconfort de cette position la dérange et la soumet. Elle est à lui parce qu'il la veut ainsi. Elle doit accepter.

Quelques secondes après, la première claque tombe. Ample, chaude, sensuelle. Puis une autre et encore une autre. Il la fesse avec ce soin extrême qu'il apporte à tout ce qu'il fait, cette précision de gourmet. Elle est si bien attachée qu'elle ne peut pas du tout bouger et qu'elle se sent à la merci de chaque claque. Elle déguste, dans tous les sens du terme et elle rentre dans cette fessée avec délice et volupté.

Le temps n'a plus de cours, le silence l'enveloppe malgré le bruit régulier des claques, elle flotte dans un étrange bonheur et il lui fait de plus en plus mal et cela lui procure de plus en plus de plaisir.

Puis il la fouette avec un martinet. Cela ne fait pas tout de suite mal, c'est même plutôt apaisant comme un massage mais progressivement la chaleur monte, la douleur s'intensifie, le corps se saoule d'un plaisir inhabituel et en veut encore.

Depuis combien de temps la frappe-t-il ? Elle ne sait plus mais elle sent rassasiée de fessée. Maintenant, elle voudrait lui dire "pouce" mais elle ne peut parler. Maintenant, elle voudrait se retourner, mais elle ne peut bouger. Et il continue, ni trop fort, ni trop doux, comme programmé. Programmé sur intensité moyenne, durée illimitée.

Mais à un moment, elle sent une autre caresse apaiser ses fesses en feu, elle devine la main qui vient se désaltérer à son sexe inondé et il la prend comme aux premiers temps où l'homme encore animal.

Hôtel de C.
Nuit du 21 septembre.

© 2002

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