page précédente
CONNEXION    CREER UN COMPTE

 

Le site rose: AGRAMANT
accueille blogle forumle tchatles profilsles recits

 

La provoc
Blandine

On se connaît. On se connaît bien. Trop bien. Comment passer du quotidien de la journée à tes genoux ? Dis, s'il te plait, j'ai envie d'une fessée. J'aimerais pouvoir te dire cela, en toute simplicité. Je pourrais te le dire d'ailleurs. Bien sûr que tu comprendrais. Toi aussi, tu aimes tellement cela. Mais cela casserait le charme.

Je cherche. Il a bien quelques sujets poils à gratter. Tiens, si je t'attaquais sur tes poignées d'amour, hum, je sais que tu n'aimes pas. Je pourrais aussi te dire que je me suis adonnée à mon sport favori... La fauche en grand magasin. Bof, un peu éculé, tout cela. Voici mieux. Un domaine où tu es plus chatouilleux. Suis sûre que tu vas m'en donner une bonne et déjà je m'en délecte voluptueusement. Je te dis que, sur une petite annonce, j'ai repéré un contact qui me semble digne d'intérêt. Un Monsieur dont les caractéristiques sont séduisantes et qui prétend donner des fessées sévères. Subrepticement, tu me dis:

- "Ah, oui, c'est peut-être intéressant, mais tu sais, souvent, les hommes se vantent..."
- "Oui, oui, mais je me laisserai bien tenter, pour essayer une fessée un peu pimentée..."
- "Pourquoi, tu trouves que moi..."
- "Non, non, c'est très bien, mais on ne sait jamais..."

Je t'ai piqué au vif. Tu te lèves, m'attrapes par le poignet et tu me propulses dans la chambre. A genoux! Je ne me fais pas prier. Le ton ne permet pas de réplique. Ma petite culotte ne résiste pas l'espace d'une seconde, et alors que j'attends ta main, au moins pour démarrer cette fessée, tu commences au martinet. J'ai les fesses qui ne savent plus où elles en sont. Ouille, tu claques fort, vite, sans répit. Ca pique, ca mord, ca brûle, je ne sais pas trop. Ca fait mal, ça je sais. Et quand je te le dis, tu répliques : "C'est fait pour. Tu voulais prendre une grosse fessée, alors tu te tais et tu acceptes !". Je me trémousse. Douleur. Plaisir. J'ai envie que tu mettes mes fesses en feu. J'ai envie d'une fessée volcanique.

Mais voilà que tu mets un bémol. Voilà que tu te laisses amadouer par mon popotin vibrant de désirs. Voilà que tu passerais bien à d'autres caresses. Mais je n'ai pas eu mon compte ! Mais je suis frustrée ! Mais...

Histoire de te remotiver, je lance à tout hasard que le monsieur de l'annonce a peut-être une résistance plus importante, lui. Histoire de t'énerver, je lance que ce n'est peut-être pas un marin d'eau douce, un fesseur de blondes...

Là, s'en est trop! Tu te fâches pour de bon. Tes claques ont enfin la conviction dont j'avais envie. Mes cris ne te font pas changer d'avis. Tu abandonnes le martinet et tu abats ta main calleuse de toute ta force. Ca fait beaucoup plus mal et je regrette maintenant de t'avoir dit cela, mais en même temps, je sais bien que c'est ce que je cherchais.

- Alors, on me traite toujours de "fesseur de blondes" ?

Je ne réponds pas. Tu continues de plus belle. Je ne sais plus où j'en suis. Je te demande pardon. Je ne voulais pas t'offenser. Juste...

Mais il est trop tard. Tu reprends le martinet et les lanières fines et cinglantes mordent la peau. Ca brûle sur le coup mais ensuite, il n'en reste qu'une chaleur intime, éloquente. A chaque coup je voudrais que tu t'arrêtes mais j'attends avec délectation le coup suivant. Tu m'as dit que tu me donnerais le martinet un quart d'heure, sans interruption, à toute volée.

Quand le quart d'heure est enfin fini, tu poses un baiser sur mes fesses endolories. Tu examines mon popotin avec l'oeil de l'expert qui évaluerait un tableau de maître. Un tableau de maître représentant une chute de reins. Et tu me dis qu'ici et là, j'ai déjà les balafres de mon insolence marquée pour quelques jours sur ma peau de brune, ma peau de brune corrigée par un fesseur de brunes... Bon, d'accord, c'est promis, je ne te traiterai plus de fesseur de blondes... Quoique...

© 2002

0 commentaire
avatar