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Hôtel du sud
Blandine

C'est un bel hôtel que les propriétaires ont meublés d'amour plus que d'apparat. Alors on s'y sent bien. J'ai glouglouté dans un très long bain et mis une robe très courte. La couleur ambrée d'un apéritif a doré ma vision du monde et je me sens tout simplement heureuse. Je voudrais te donner du plaisir jusqu'à ce que tu n'en peuves, je voudrais être tienne comme dans un rêve, j'ai peur de te décevoir, faire, dire une chose qui casserait la magie.

Tu me suis dans le long couloir de moquette onctueuse, tu passes doucement ma main entre mes cuisses, vérifiant ainsi que j'ai oublié la petite culotte qui bride tes délices. Tu souris ; tu me dis que ce n'est pas bien, que je suis toujours une chipie et que tu vas me punir. Tu vas me punir longuement, sévèrement et je vais devoir accepter dans la dignité. Une peur gourmande m'étreint le ventre. Que vas-tu me faire ? Car je te connais, toi qui ne lésines pas avec le théâtre du sexe, sachant que tout y est important et la tête plus que le corps.

Tu as repéré un petit pouf ancien, Charles X diraient les connaisseurs. Tu me demande de m'y agenouiller et me voici attachée, les bras le long du corps et les fesses obligées de se relever un peu car le siège est bas. Tu soufflettes ce cul a porté de main, et mine de rien, de petites tapes en petites tapes, je sens venir une longue et chaude fessée. C'est tellement bon que j'ai bien du mal à ne pas gémir mon plaisir même si je crie un peu sous la morsure des claques. Mais tu as dit qu tu allais me fesser et tu veux que j'aie peur, que je m'en souvienne, que je dépasse encore le bonheur où je suis. Tu prends le martinet. Tu es juste à bonne hauteur. Tu te mets derrière moi de telle sorte que le bout des lanières ne viendront jamais heurter les flancs. Mais tu frappes vigoureusement une fesse puis l'autre, et cela fait vite une douleur irradiante. Le plaisir s'échappe, cela fait trop mal, je vais pour t'arrêter et puis, brusquement, je bascule ailleurs, dans un au-delà plus fort, plus dense, plus ensorcelant. Maintenant, je suis à toi, épuisée et éperdue de désir. Alors tu dénoues les jougs du bonheur et tu me prends dans ton sexe et je chavire transpercée de toi.

© 2002

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